‹ La terreur dans le royaume de NaplesChapitre 12 sur 21 · DE 6 VOIX SUR · texte numérisé non relu

DE 6 VOIX SUR

Tel est l’homme. Monsieur, que vous comparez aux plus purs et aux plus éclairés des hommes d’État de l’Angleterre. Pensez-vous que l’opinion publique puisse, en matière si grave, se contenter

de votre sentiment, que rien ne justifie, pour absoudre Poerio et croire à son innocénce' ?

Êtes-vous plus explicite sur les autres condamnés?

SALVATOa FAüCITANO.

« Je dirai peu de chose , ajoutez-vous , de Fau- « citano, qui fut traduit avec Poerio dans la même a fournée de quarante-deux inculpés. Son affaire « est particulière, en ce que nous trouvons ici un

■ Voici ce que je trouve dtuu une lettre publiée par la Timêt , et datée de Naples, 14 août 1851 :

« Je ne puis me titrer, quant àmoi, qu'un homme comme M. Poe- « rio ait jamais entretenu les absurdes et les infimes projets qui lui « ont été attribués , bien qu’il ait pu , lui et bien d’autres hommes pa- « triotes , rêver l’unification de l’Italie et voulu diriger les événements, « de manière h la placer sous un même sceptre, celui de Charles- • Albert. C’est aussi dans ce sens que les théoriciens constitutionnels » de Parme , de Modène et de la Toscane voulaient ehanj^r leurs goo- « vemements. »

Si celte justification n’est pas complète , elle a le mérite d’être plaisante. C’est là une étrange façon de réhabiliter Poerio I U est absurde , dites-vous , de croire que Poerio ait jamais entretenu les infimes projets pour lesquels il a été condamné. Et la raison que vous en donnez, c’est que son crime s’est borné à réver l’unifieation de l’Italie et à diriger les événements de manière à la placer sous un mime sceptre, celui de Charles- Albert.

Quel que fût le but dans lequel Cirlo Poerio conspirait avec les membresde l’Cnità,le correspondant du Times convient donc qu’il travaillait à renverser le gouvernement établi, et dont il était le ministre, pour le remplacer par un antre.

Or , c’est précisément là le crime pour lequel il a été condamné ; donc je suis aulorisé à conclure , sur le témoignage du correspondant du Times, que Poerio a été condamné justement. En Angleterre et dans tous les pays du monde, le rêve de Poerio s’appelle crime de haute trahistm.

« fondement à l’accusation. On l’a accusé de vou- « loir tuer, par le moyen d’une explosion terrible, « plusieurs ministres et autres personnages. Cette « accusation se fondait sur ce qu’on avait trouvé « dans une de ses poches , le jour d’une fête pu- « blique, une bouteille qui éclata sans même n mettre en danger la vie de celui qui la portait « ni lui occasionner la moindre blessure. »

Je complète votre récit ;

Le 16 septembre 1849, le Saint-Père, cédant aux pressantes instances de Sa Majesté , devait visiter Naples. La réception solennelle avait lieu sur la place Royale. Les congrégations religieuses , les écoles des enfants, les différents corps du clergé et tous les bons citoyens se préparaient à célébrer de leur mieux un si beau jour. La veille, les nommés Salvator Faucitano , Porenzo Velluccini et Luigi Florio s’étaient réunis chez un nommé Francesco Catalano pour s’entendre sur les moyens de profiter de la fête du lendemain afin d’accomplir leurs sinistres projets. Faucitano proposa de lancer une bombe au milieu de la foule ; il se chargea lui-même de la confectionner et d’y mettre le feu. Velluccini promit de coller aux coins des rues des affiches qui appelaient le peuple aux armes. On lisait sur ces placards :

« La Ijrannie chancelle et touche à sa fin. Le char de l’anarchie gouvernementale est près de l’abîme ; le triom-

phe des méchants ne saurait durer plus longtemps. Ils totnberont notés dans le sang. La puissance du libéralisme n'est pas abattue, comme on le croit, et ceux qui espèrent étouffer l’opinion, les idées, le progrès, se trompent étrangement. ^

O Peuple ! la voix de la réaction t’invite à aller recevoir la bénédiction du Vicaire de Jésus-Cbrist ; mais le Pontife n'est qu’un instrument du Bourbon, qui s’en sert à son gré pour absoudre ses criues , légaliser ses trahisons et ses parjures »

Déjà le Souverain-Pontife était arrivé avec sa suite. Le balcon du palais royal était orné de tapisseries dorées et d'un dais magnifique. Une foule innombrable se pressait sur la place. Les fenêtres des maisons environnantes étaient encombrées de spectateurs. Pendant ce temps, Faucitano se glissait adroitement jusqu’au palais du Roi et se plaçait sous le balcon, où devait paraître le Saint-Père. Dix heures et demie venaient de sonner ; le Pontife allait se montrer, lorsqu’on entend tout à coup une forte détonation , pareille à celle d’une pièce d’artillerie.

Un désordre indicible s’éleva dans la foule entassée. Un sergent de chasseurs s’avança vers le lieu d’où l’explosion était partie et aperçut, au milieu de la fumée, un homme sans chapeau, aux habits à moitié brûlés, que tout le monde désignait comme l’auteur de l’abominable explosion : c’était Faucitano !

Interrogé, l’accusé nomma ses complices. 11 ayoua que l’intention des conjurés était de profiter du désordre causé par l’explosion de la bombe pour s’emparer du château Saint-Eramo ; il ajouta que Michel Pironti avait la liste des conjurés; que l’un d’eux avait dit la veille : On nous annonce une bénédiction ; nous aurons la République!

Il résulte des dépositions des autres accusés que la bombe avait été primitivement destinée à être jetée dans la voiture du directeur de la police générale du royaume. C’est le nommé Giordano qui conseillait cet assassinat, et pour y décider ses amis il disait : Est-ce quon n’a pas assassiné Rossi à Rome et Latour à Vienne?

Faucitano fut condamné à mort. La clémence royale a commué, sa peine. Faucitano a donc avoué le crime dont vous prétendez le disculper I

LUIGI SETTEMBRINl.

Je vous laisse la parole :

c Je passe sur d’autres causes tristes et remar- ( quables , telles que. celle de Settembrini, qui, € quoique placé dans une sphère plus étroite que € Poerio, est d’un caractère tout aussi pub et tout « AUSSI BEAU. Il fut condamné en février à la peine c de mort ; mais la sentence ne fut pas exécutée. . .» La pureté d’âme de Settembrini se révèle sur-

tout dans la proclamation suivante, remise par lui à Jervolino, à qui il avait demandé antérieurement de combien d’hommes armés H pourrait disposer. Cette pièce fait trop bien connaître Settembrini pour ne pas la publier ; elle me dispense de raconter plus longuement son histoire. Je traduis ;

« Peuple napolitain!

a Qu’attendons-nous encore? quel autre outrage devonsnous soullrir de notre infâme gouvernement {scelleraio)1 Il n’y a plus de Constitution , plus de Chambre , plus de garde nationale. On a change le pavillon ; la police est plus infâme et plus féroce que par le passé ; les personnes les plus honnêtes et les plus tranquilles sont insultées et incarcérées ; les lois sont foulées aux pieds , les bons magistrats sont destitués et remplacés par des bourreaux. Ferdinand , croyant se jouer de Dieu comme il se joue des hommes , va se confesser , communier , et il donne ensuite des ordres pour bombarder, détruire et ravager !

O Non content de nous opprimer, il a conduit ses soldats dans l’État romain ; mais Dieu l’a puni ; ses soldats sont morts ou ont été faits prisonniers ; il a pris honteusement la fuite. Rome a vaincu ; Bologne a exterminé les Autrichiens ) les Hongrois ont détruit l’empire d'Autriche et sont sur le point de venir en Italie. Nous seuls, parmi tous les Italiens , nous méritons les noms de lâches et de poltrons ; nous seuls ne sommes point Italiens !

( Le temps de courir aux armes, ô habitants des Abruzzes, est enfin arrivé ; unissez-vous au brave Garibaldi, qui vous appelle ! Aux armes , habitants de la Fouille , de la Principauté , de la Basilicate ! Aux armes , peuple napolitain ! peuple de Mazaniello I Prenez des fusils , des roi-

GNARDS, des pierres, des bâtons ! Celui qui a du cœur trouve toujours des armes. Que chaque habitant tue ses oppresseurs; BRULEZ les maisons des ennemis du peuple; respectez les bons citoyens et leurs propriétés. Ne faites jx)int de quartier aux méchants ; ils n’en useraient point autrement à votre égard. Respectez, accueillez les soldats qui sont trompés et qui sont nos frères. — Nos ennemis , ce sont Ferdinand et les grands scélérats qui l'entourent. Aux armes ! l’heure est arrivée ! Dans peu de jours nous serons libres ; mais que chacun se prépare comme si c’était pour demain. Qu’à chaque cri , à chaque coup , chacun s’éveille et agisse, ce sera le signal. A chaque cri, que cent mille voix répondent ! Tout est ordonné et concerté ; on veille , on est disposé , ou est prêt à tout ! Nous serons tous en ar- ' mes , parce que nous sommes tous fatigués , et Dieu luiméme ne peut plus supporter une si grande iniquité ! La liberté et Ferdinand II sont incompatibles. Nous voulons la liberté , et nous devons l’acquérir même par le sang DE NOS enfants, s’üs étaient des traîtres. Des qu’ils seront reconnus, les scélérats doivent être tués de suite et sans pitié ! »

Settembrini est un des accusés contre lesquels se dressaient tes charges les plus graves. Il a été condamné à mort ; mais, comme Faucitano, il doit la vie au barbare et scélérat Ferdinand ! ^

Parmi les condamnés dont vous avez à cœur la réhabilitation, je trouve encore ;

PHILIPPO AGREST1 ,

dont vous mentionnez le nom parmi les plus purs, mais sans me fournir aucun renseignement sur

ses antécédents, ses opinions ou son caractère. Voyons s’il me sera possible de suppléer à votre silence.

Agresti , après avoir parcouru comme exilé une grande partie de l’Europe, fit connaissance à Malte avec plusieurs meneurs révolutionnaires, et il rentra plus tard dans son pays, ayant en poche un catéchisme manuscrit à l’usage des francs-maçons. Il s’occupa activement à corrompre les soldats, et se disposait à passer dans les États de l’Église quand il fut arrêté, le 17 mars 1849. Interrogé par les magistrats, il nia ses relations avec les révolutionnaires , et soutint n’avoir fait aucune tentative de corruption auprès des soldats; mais les experts reconnurent un grand nombre de billets saisis comme étant écrits de sa main.

Agresti fit des démarches réitérées auprès du sergent De Léo pour l’engager à se jeter avec sa compagnie dans les États-Romains, où il lui promettait le meilleur accueil de la part de Salicetti et de Slerbini. Il lui remit un billet pour ce dernier, billet que De Léo a présenté à la justice et qui est conçu en ces termes :

« Le porteur de ces lignes est la personne dont je t’ai parlé. A. »

D’autres militaires furent attirés dans la maison d’ Agresti, devenue un des foyers de la révolution ; on les y excitait à désobéir à leurs chefs.

11 résulte des aveux des inculpés qu’Agresti était le président du Comité central napolitain, destiné à diriger le mouvement des Comités provinciaux. Il distribuait des diplômes dont voici le texte :

a Grande tociété de l'Unité italienne.

a Le Président du cercle n*... confère le titre d’unitaire au citoyen italien... ; qu’il soit reconnu et respecté, car il a bien mérité de la patrie et de la liberté. » {Suivent la date, les signatures, etc.)

Agresti, condamné à mort, comme les plus coupables de ses co-accusés, doit aussi la vie à la férocité du Bourbon.

Si je ne craignais d'étre taxé d’indiscrétion , je vous demanderais, honorable Monsieur, quel est de ces hommes si purs, si loyaux, si éclairés, si conservateurs, si constitutionnels, le plus digne, à votre avis, d’être placé à la tête du gouvernement d’Angleterre ?

' MICHELE PIRONTI,

le compagnon de chaîne de Poerio, condamné comme lui à vingt-quatre ans de fer, a l’honneur de se trouver en compagnie des hommes les plus purs dont nous entretient votre lettre. Bien que l’arrêt dont il a été frappé ne lui ait pas fait perdre, à vos yeux, le caractère de s gentleman,» les pièces

de son procès ne laissent aucun doute sur sa participation au complot de la secte criminelle.

Vous semblez ignorer que Michel Pironti a été condamné pour avoir entretenu des correspondances avec les révolutionnaires exaltés de la Principauté Citérieure. Il était juge de la grande Cour criminelle de la terre de Labour quand, compromis dans les événements du 15 mai, sa destitution dut être prononcée. Il avait reçu mission de se rendre à Salerne pour y proclamer la République. Après son arrestation , les recherches faites à son domicile amenèrent la découverte d’un grand nombre des imprimés séditieux qu’on répandait alors pour soulever le peuple. Entre autres pièces, on saisit chez lui un manuscrit qui attestait ses desseins coupables. Ce document, dans lequel Pironti s’occupait des différentes formes de gouvernement, se terminait par ces mots :

« La monarchie représente tous les faits de « force ou d’acquiescement qui se passent aujour- € d’hui et par suite desquels les droits de tous se € trouvent réunis dans les mains d’un seul ; la Ré- € publique représente les droits immanents dans « tous, exercés et réglés par tous. »

Pironti désirait l’établissement de la république italienne et travaillait activement à la réalisation de ses vœux. Sa conduite était d’autant plus coupable qu’il était investi de fonctions plus élevées.

Que penseriez-vous, Monsieur, d’un juge d’Angleterre qui se servirait de sa position pour arriver à renverser le Gouvernement, à détrôner la reine Victoria et à établir une république sur les ruines de votre Constitution ? C’est précisément là ce qu’a faitPironti, sans avoir perdu cependant aucun de ses titres à votre estime et à votre considération !

Oui, en elTet, ils sont dignes de vos sympathies et de celles de l’Angleterre, ces génies révolutionnaires de ritalie ! Comment ne pas estimer, protéger et défendre des hommes qui servent si bien la politique de votre gouvernement î L’indifférence serait de l’ingratitude. Le parti conservateur s’était borné, jusqu’à ce jour, en ce qui touche la politique de lord Palmerston, à imiter Pilate se lavant les mains. Aujourd’hui il vient, par votre organe, revendiquer sa part de responsabilité dans son audace. Lord Palmerston suit hardiment les traditions nationales. Le parti conservateur ne pouvait le laisser plus longtemps isolé.

Les détails que m’ont fourni les antécédents des gentlemen conspirateurs que vous honorez de votre estime ne laissent plus aucun doute sur leur caractère. Tous sont des vétérans de la révolution. On pourrait appliquer à chacun d’eux ce que le journal l’Enfer (n° du 7 avril 1848) disait de

ANTOINE LEIPNECKER :

« Élevé dans notre premier collège militaire , il montra, dès ses jeunes années, un amour ardent pour la liberté. Il haïssait le despotisme comme le dernier degré de l'infamie. Il prit part à l’expédition contre la Savoie. Son ardeur fut blâmée comme téméraire et lui occasionna des contrariétés et des déboires.

« Forcé d’émigrer, il se rendit en France, où il fut persécuté d’une manière obstinée par le tyran Louis-Philippe. Il se retira ensuite en Belgique , où il tenta l'établissement d’une république. La mauvaise issue de cette entreprise le força à aller en Angleterre.

« Dans son exil , il jouit de l’estime des exilés les plus illustres. La révolution n’a pas tenté d’entreprise périlleuse et difficile à laquelle notre Antoine n’ait participé. Les derniers événements qui se sont passés dans la vallée de Salerne disent ce qu’il a fait , et combien on aurait tort de le regarder comme un aventurier et un téméraire. »

Telle est, en quelques mots, l’hisloire de tous les unitaires napolitains.

Si vous hésitez. Monsieur, à vous faire l’apologiste d’Antoine Leipnecker, vous laissez ce soin à un anonyme. Je soupçonne fort l’auteur de la note que vous donnez sur cet inculpé, mort durant le procès, note détachée de votre lettre par des guillemets, de vous avoir fourni aussi d’autres pages. Votre présomption, déjà si grande, ne va pas jusqu’à accuser les juges de la mort de Leipnecker ; mais vous cédez la plume à un ami plus

audacieux que vous. Croyez- moi, Monsieur, cette page n’en soulève pas moins le dégoût, bien que le récit n’émane pas de votre plume ( the statement is not mine). Vous avez soin d’ajouter qu’« il vous « vient d’un gentleman, témoin oculaire et qui « comprend parfaitement l’italien (p.26)’.» D’où le lecteur intelligent pourra naturellement conclure que vous avez eu raison de dire que les juges de la Grande-Cour de Naples sont des monstres, puisqu’ils n’ont pas empêché la mort de frapper Leipnecker. Les juges anglais ont-ils , par hasard, le don des miracles? La mort s’arrête-t-elle devant leurs désirs ?

Si vous aviez connu l’apologie que VEnfer a fait de l’inculpé, vous auriez, j’en suis convaincu, passé son nom sous silence. Le gentleman qui vous communique des notes si obligeantes aurait dû vous instruire que Leipnecker est le provocateur

^ La Preste f qui a rivalisé de zèle avec le National dans l'exactitude de ses traductions^ cite la note sur la mort de Leipnecker, en feignant de ne pas s’apercevoir qu'elle n’est pas de M. Gladstone. L'auteur de la lettre à lord Aberdeen avait cependant eu le soin d'avertir que ce morceau n'est pas de lui. La Presse supprime tout simplement les réserves de M. Gladstone et traduit d’un style triomphant :

« J’entrai dans la salle (rt/aû'ers prétend que M. Gladstone n’a a rien vu), et après que les autres accusés eurent pris leur place , je « vis entrer un brancard, d'où l’on arracha Antonio Leipnecker dans « l’état le plus complet de prostration physique et morale. »

VUnivers fait plus que prétendre ; il maintient ce qu’il a dit, et il en appelle contre l’elTronterie de la Presse à M. Gladstone luUmème , qui déclare que ce morceau n*est pas de lui. Donc ce n’est pas lui qui a vu.

de l’insurreclion de Salerne, où il se signala par sa cruauté. C’est lui-môme, Monsieur, qui commanda le feu contre le malheureux Rozario Rizzo de Cilento, que Carducci ‘ avait condamné à être fusillé , sans aucune forme de procès , pour avoir caché quelques fusils.

Ainsi s’exerce la justice révolutionnaire qui reproche de si nombreuses et de si monstrueuses iniquités à la justice régulière des Ëtats napolitains !

Avant de m’occuper de vos allégations sur l’administration générale de la justice, je m’arrête, en passant, aux actes de

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