‹ La terreur en Bourbonnais: les victimesChapitre 14 sur 17 · CLAUDE GIRARD DE SAINT-GERAND · texte numérisé non relu

CLAUDE GIRARD DE SAINT-GERAND

DE CHALON SUR SAONE, OFFICIER d'infanterie, A SAINT-GERAND LE PUY.

Le directoire du district de Cusset a publié la liste officielle des individus qu'il a fait arrêter. Dans la troisième classe il a rangé les prisonniers qui furent envoyés dans les maisons d'arrêt de Paris. Nous y trouverons, page 48 : « Claudine Degaudière, femme Girard, ex-noble, mère de trois enfants émigrés ; aristocrate outrée, liée avec les cidevant nobles et les fanatiques ; arrêtée par ordre du comité de surveillance de Cusset, en vertu de la loi du 17 septembre, vieux style, et ensuite envoyée dans la maison de réclusion à Moulins ; accusée d'avoir tenu des conciliabules fréquents avec les aristocrates, prêtres insermentés et fismatiques ; de s'être réjouie des revers éprouvés par les armées de la république ; d'avoir soustrait des effets nationaux ; d'avoir fait tous ses efforts pour empêcher d'enlever des signes de féodalité proscrits par la loi ; d'avoir constamment manifesté sa haine contre la révolution et d'avoir eu des correspondances avec ses enfants ^migres ; envoyée par le comité de surveillance de Cusset dans la maison de réclusion à Moulins et enfin par arrêté du représentant du peuple Forestier, du 22 thermidor^ dans une

maison d'arrêt à Paris. Les témoins qui ont déposé dans cette affaire sont : Colon Falné de Saint-Glérant, Anne Massay y Jean Emmery y Minard , maire de Puy-Redan ; Boiron, reœveur de l'enregistrement de Puy-Redan ; Moulins, officier municipal; Galien, juge de paix; Delaire, Liandon et Chabert. »

Claudine de Thimonet des Gaudières^ fille de Jean-Claude- Marie de Thimonet des Gaudières, écuyer, seigneur de Saint-Gerand le Puy, et de Claudine Brusson, veuve de Claude Girard, écuyer, seigneur de Saint-Gerand, fut, en effet, le 29 thermidor (16 août 1794), tirée de la prison des Sainte-Claire pour être envoyée à Paris par le comité révolutionnaire de Moulins sur Tordre, 9 août, du représentant du peuple Forestier, de Cusset. Ses compagnes dans ce triste voyage étaient « différents détenus, c'est l'expression du comité, notamment la veuve Chauvigny et la femme Bouquet-Chazeuil », la première aux Sainte-Claire, la dernière aux Carmélites. Pourtant ni elle , ni les autres ne passèrent en jugement. Elles recouvrèrent leur liberté ; le 9 thermidor était passé. Sur la liste des père et mère d'émigrés dressée le 31 décembre 1797, je trouve : « 32, Desgaudière, veuve de Claude Girard, domicihée à Saint- Gerand le Puy. » <*)

Après avoir fait périr le mari, Givois s'acharnait contre la femme. Il chercha des preuves. Le comité révolutionnaire de Cusset mit à la maison d'arrêt, Anne Massé, femme

(1) Le 17 avril 1787, à Paris, Charles-Louis Thimonet des Gaudières, sous-lieutenant aux gardes françaises, fils de Charles-Désiré, seigneur d'Amblont, etd'Anne-Àgnès Lombard, épouse Anne-Perrette Guillaume de Ghavaudon, fille de Pierre, comte de Sainte-Maure, seigneur de Gharley, et de Catherine-Renée Chaillou de JonviUe, dont naquit, le 17 janvier 1788, Alexis-Louis- Hené-Gharles.

Benry, pour la forcer à parler contre la veuve Girard. Le 10 thermidor, au matin, Givois àUat à Puy-Redan pour provoquer des dénonciations contre elle. A la séance, il demanda à la citoyenne Massé, si le citoyen Girard n'avait pas dit à sa femme en partant qu'elle était cause de tous ses malheurs. < Je n'ai pu le savoir, attendu que j'étais au lit depuis huit jours. » — Connaissais-tu la citoyenne Girard pour aristocrate ou pour patriote? — e: Je ne sais ce que tu entends par aristocrate. > A ce mot, « il entra dans une grande fureur, raconte elle-même la femme Berry ; il chercha à soulever l'assemblée contre moi, et invita les citoyens à me chasser à coups de pied au cul, en me qualifiant de tous les noms et de toutes les épithètes. Le citoyen Minard, maire, ayant observé que j'étois enceinte et que ma position méritoit des égards, Givois ajouta que ce que je portois ne valoit pas mieux que moi. i» <^>

C'était peu . Plantade interrogea le peuple sur l'aristocratie de la femme Girard. L'assemblée resta muette. Alors Givois fit d'elle un portrait hideux, et tonna contre les citoyens présents. Juge, administrateur du district, dit qu'il fallait se prononcer. L'assemblée sous la pression de Givois déclara donc qu'elle était aristocrate.

(1) Elle ajouta : « Je dois dire que je devois d'autant moins m'attendre à être interpellée dans cette séance , que le comité révolutionnaire de Gusset m'avoit fait arrêter et traduire en la maison d'€urrét pour me forcer à parler contre la veuve Girard. Je dois dire qu'au moment de mon arrestation, Burelle, agent du comité, mit une sentinelle à ma porte , avec ordre de ne me laisser parler à personne... Parlant à mon frère par la fenêtre de ma prison, Mativet, membre du comité de Gusset, vint à passer et lui dit : « Que » fais-tu là ? Tu n'as pas le droit de lui parier. » Et s'adressant à moi : « Retire-toi ; tu n'as plus ni parents, ni amis. 9

Quand la réaction arriva, c'était à qui n'avait pas trempé dans le crime. Juge, ami de Givois, déclare qu'il ne connaît pas cet homme y ce dont les principes sont absolument contraires aux siens, i^ Si Burelle a rapporté ces paroles de Givois : c Ne manque pas d'envoyer ces notes à Juge, qui rédigera le procès-verbal j» , et s'il les a remises par moi à Trémouillat, conducteur des routes, si même il a promis à Givois, il ne l'a pas fait. < Quelques jours après la chute de Robespierre » — notons la date -- les papiers lui furent envoyés à Cusset ; alors il dit en présence de Foumier, son collègue : < Cette séance est infSlme » ; et il fit brûler les notes. Mais si Robespierre n'était pas mort sitôt, que serait-il arrivé ?

Les dénonciateurs protestent : « Les citoyens Jean- Emmery-Alexis Moulin, Galien, juge de paix, et Delaire, médecin, ont fait connaître à l'assemblée qu'instruits qu'ils étoient portés dans le compte moral du comité révolutionnaire de Cusset, comme ayant dénoncé la femme Girard, ils le désavouoient formellement, disant que jamais ils n'avoient dénoncé la même citoyenne. »

Jacques Perret, maçon, dépose qu'il fut mandé par la citoyenne Girard pour abattre les girouettes de sa maison, disant qu'elle vouloit se conformer aux lois. Chabert l'avoit accusée d'avoir injurié ceux qui étoient venus pour effacer les armoiries de la porte de sa maison. La citoyenne Roucaud répond < qu'elle avoit seulement dit à plusieurs jeunes gens qui venoient sans ordre et militairement dégrader sa porte : n Par quelle autorité venez-vous ici ? (n Retirez- vous : je saurai bien me conformer aux lois. » Ce témoignage est confirmé par deux de ceux qui s'étaient présentés chez elles, c les citoyens Boutot et Gibus, défenseurs de la patrie, i» et- par François Conipouin.

C'est au tour des obligés et des reconnaissants ; ils accourent en foule : Anne Chasset^ Sébastien Bazile, Charles DevauXy Guinatier, Colon jeune, Jean Ruchon dit Boiteux et beaucoup d'autres ; ils [rappellent tous les bienfaits qu'ils avoient éprouvés de la part de la maison Girard. L'un disoit : c Sans la citoyeane Girard, je n'aurais qu'un bras. ]» Un autre disoit : < Je n'aurais qu'une jambe, i^ Enfin secours en argent, et pansements journaliers de la part de la citoyenne Girard, pour soulager les pauvres et les malades, telles sont les déclarations qui ont été faites, i^

La foule déplore a l'oppression avilissante sous laquelle elle avoit gémi. Tous les citoyens, dit le procès- verbal, ont déclaré unanimement qu'il existoit parmi eux depuis un an un système de terreur qui leur avoit ôté toute liberté ; que la consternation étoit telle dans nos cantons, que l'innocence opprimée étoit sans appui ; qu'il n'étoit permis de parler que pour faire périr un citoyen ; que la nature étoit outragée ; que le fils ne pouvoit pas prendre la défense de son père, l'ami celle de son ami, et le magistrat du peuple celle du citoyen ; que lorsque l'on venoit provoquer une dénonciation contre un citoyen, on commençoit dans une séance populaire par le classer parmi les aristocrates ; on disoit qu'il n'y avoit que des contre-révolutionnaires qui pouvoient parler en sa faveur ; on menaçoit de feire arrêter quiconque ne se lèveroit pas pour l'accuser ; et on mettoit ainsi la question aux voix : « Que ceux <c qui sont d'avis que tel doit être guillotiné, ou que tel est a aristocrate, veuillent se lever. »

<i Les citoyens ont déclaré qu'ils étoient tellement effrayés par les exécutions déjà Mtes, et par les menaces qu'on leur faisoit, qu'ils se seroient levés pour faire guillotiner l'homme le plus innocent, attendu qu'ils se seroient expo-

ses à périr sans pouvoir sauver celui dont l'arrêt de mort étoit déjà porté. Ils ont déclaré qu'on dressoit procèsverbal de la séance dans laquelle on avoit reconnu quel tel étoit aristocrate parce que les tyrans le vouloient ainsi, et qu'on l'envoyoit au tribunal révolutionnaire comme pièce de conviction, tandis qu'on n'avoit jamais regardé comme contre-révolutionnaire celui qu'on avoit été forcé de reconnaître vaguement comme aristocrate, par opposition seulement au mot patriote, sans qu'il y eût aucun fiait contre lui.

« Les citoyens ont déclaré que tel étoit le système de terreur qu'on avoit suivi; ils ont déclaré, de plus, que Givois, agent national, avoit fait toute la manœuvre qu'on vient de retracer ; que ses agents ûdèles étoient Mativet, Dérangeon, Artaud, administrateur, Poncet, administrateur et Cornil, juge au tribunal ; que ces mômes hommes avoient sans cesse le mot de guillotine à la bouche ; qu'ils menacoient tout le monde ; qu'ils ne reconnaissoient presque point de patriotes ; et que dès lors que Givois avoit regardé un homme de travers et s'étoit prononcé contre lui, ou le regardoit comme un homme mort ; et on étoit obligé de le fuir, fût-il l'homme le plus honnête. Cela pouvoit-il être autrement, quand on connaissoit l'autorité de Forestier, son oncle, et les relations de Givois avec Fouquier-Tinville; enfin, quand on n'avoit vu revenir encore aucuns de ceux qui étoient envoyés au tribunal révolutionnaire par le district de Cusset? »

Tout cela est « extrait du registre de la société populaire du canton de Puy-Redan , du district de Cusset. » C'est à la c séance du 30 brumaire, l'an III de la république, » sous la e: présidence du citoyen Gallien, juge de paix, ouverte par le cri de € vive la république » et « un couplet de l'hymme des Marseillais chanté, » que se sont produites

ces déclarations, ces récnimnations, ces accusations, c L'ordre du jour amenant la discussion sur l'oppression malheureuse dans laquelle ont vécu les citoyens du canton du Puy-Redan et sur les moyens de s'en afEranchir, on l'a foit précéder par la lecture du discours du représentant du peuple Boisset, de celui d'ArgiUet, et de l'adresse de la société populaire de Moulins & la convention nationale. Ces différentes pièces ont produit l'efièt qu'on devoit en attendre. L'assemblée, composée d'un très grand nombre de citoyens, s'est élevée à la hauteur dont des hommes libres n'auroient jamais dû descendre. Les cœurs se sont ouverts à l'espérance de voir un ordre de choses plus consolant ; et un mouvement général dlndignation s'est manifesté contre ceux qui avoient enchaîné les pensées et les opinions, au point qu'il n'existoit de liberté pour personne. On a fait l'aveu qu'on avoit été dominé par la terreur ; et chacun en eût rougi, si la France entière n'eût partagé ce sentiment.

€ La discussion alloit s'engager, lorsque le citoyen Dufour, artiste de Moulins, a demandé la parole : le président la lui a accordée sur la présentation de son diplôme ; il est monté à la tribune, et a annoncé à l'assemblée que FalTaire des trente deux, qui ont été jugés par la commission révolutionnaire de Lyon, étoit à Tordre du jour ; que les femmes et les enfants de ceux qui ont péri demandoient à connaître les motifs de leur condamnation ; que déjà le représentant Boisset étoit saisi de cette affaire ; et rappelant aux membres de la société que quiconque refuse de dire la vérité sur le compte d'un citoyen, lorsqu'il est question de réhabiliter sa mémoire, devient par-là même l'assassin d'une famille entière ; il a invité .l'assemblée à déclarer ce qu'elle savoit sur la conduite du citoyen Girard depuis le

commencement de la révolution jusqu'à l'époque de son arrestation. > <*)

Et après avoir entendu les uns et les autres, l'assemblée décide d'envoyer au représentant du peuple Boisset « une adresse dans laquelle elle lui feroit le tableau de tous les maux qu'elle avolt éprouvés ; qu'elle lui désigneroit les auteurs du système de destruction qui ne laissoit plus d'espoir aux citoyens de ce canton ; que le représentant seroit invité à demander à l'ancien comité compte des taxes qu'il avoit prélevées. » On chargea de rédiger l'adresse : Devaux, notaire, Galien, juge de paix, et Alexis Moulin, avec injonction d'insister sur les séances « où l'on étoit

(1) La pièce porte les noms suivants : « Thérin, Âllisant, Minard, Charles Girard, Galien jeune, Delaire, Galien, Burelle fils, Merlin, Moulin, Delaire, Moulin, Delaire-Devaulx, Bizet, Burelle père, Robert, Sayet, Delaire, Dufour, Morand, Moulin, Bourdier, Eméry, Chasset, Mandon, Guétet, Coursolle, Baudé, Maréchal, Toncin, Deltour, CoUin- Galien, Baudé fils, Devaulx, Bichet, Julier, Devaulx, Morand, Devaulx. Roche, Emery, Bertonèche, Coursolle -Martinat, Morand, Game-Quesson , Fort, Mary Merlin, Quesson-Maréchal , Ronfot, Tridon- Cornet, Cailliant, VoUand, Phelipon, Descotte, Poncet-Allissant, Devaulx, Jeanne Morand, Boyron, Amable Morand, Galien, Moulin, Claude Ray, Louis Galant, Anne Masset femme Augendre, Pierre Guinatier, Sébastien Bazire, Antoine Boucé, Annet Chevalier, Claude Chatard, Jacques Rozier, Jeanne Favier, Anne Coursolle- Emeri, Jeanne Bexioux femme Ginet, Jeanne Bardet, Joseph Bourgeois, Jean Jame, Marguerite Jollier femme Guétet, Jeanne Guétet, Gilbert Marier, Jeanne Perronet, Suzanne Guétet femme Alexandre, Marie Dinet, Pierre Maurier, Pierre Laj enchère, Gilberte Foncelle femme Murât, Anne Arnoux femme Noailly, Marie Gaubert femme Fournier, Sébastien Dinet, Etienne Dugrenier, Sébastienne Morand femme Dumas, Madelaine Coursolle, Marie Rozier femme Morand, Françoise Rozier, Simone Emeri, Jeannette Plédit, Moulin, Toncin, Colon, Meilheurat, Metaut, Roche, Chabert aîné, Martinat, Gilbert BureUe, Pétilliat. ï^

venu provoquer des dénonciations contre la veuve Girard, contre Louher et Bouille. »

La pièce (in-4i' de 16 pages), dans laquelle on dépeignait à Boisset l'horrible situation d'un pays où , depuis un an , c le plus honnête homme en se couchant n'a pu se flatter de n'être point arraché de son lit pour être jeté dans les fers »y fut imprimée à Gusset par c Gaspard Martin , imprimeur du district, sur les boulevards de la citadelle, n^ 241 », et répandue partout <*).

François Givois, sur qui l'on faisait retomber la mort de Claude Girard de Saint-Gerand, l'incarcération de sa femme et tant d'autres crimes, essaya de se justifier. Voici comment, page 40 de son apologie, c François Givois à ses concitoyens », il se lave de cette accusation : < Je ne ré-

(1) Voici un extrait de ce document dont l'en-tôte porte le bonnet phrygien avec les deux mots : liberté, égalité : « Citoyen représentant, une année entière s'est écoulée depuis l'instant où une main de fer a commencé à s'appesantir sur nous ; l'orgueilleuse scélératesse de ceux qui avoient établi une autorité tyrannique sur la réputation de leur patriotisme, sembloit ne plus avoir de terme, lorsqu'un événement aussi subit qu'imprévu amena la révolution du 9 thermidor. Alors nous vîmes luire un faible rayon et nos cœurs commencèrent à s'ouvrir aux douceurs de l'espérance.

< Le peuple te déclare donc qu'il a existé dans ces cantons un système de terreur, qu'on y a violé tous les droits, qu'on a prélevé sur lui des taxes arbitraires dont il désire connidtre l'emploi. Le peuple te déclare que tous les citoyens ont été absorbés pendant une année entière par l'influence la plus monstrueuse ; que ses relations sociales ont été détruites ; que l'innocence n'a pu trouver un appui dans la conscience des hommes justes qu'on avoit su intimider ; que le plus honnête homjne en se couchant n'a pu se flatter de n'être point arraché de son lit pour être traîné dans les fers ; qu'enfin nos contrées, depuis quelques temps, étaient devenues l'antre de Polyphème, où chacun attendoit son tour d'être dévoré. »

pondrai pas davantage au reproche ridicule < d'avoir pris des renseignements sur la moralité de la veuve Girard, et demandé à la société populaire si elle la connaissait pour patriote ou pour aristocrate. :» Les libellistes qui ont trouvé un « bon citoyen » dans c l'émigré Troussebois » travestissent aussi cette femme en « patriote opprimée, j» Cependant il est prouvé que « cette femme, ex-noble, mère de quatre émigrés, a recelé et favorisé les prêtres réfractaires, entretenu des correspondances avec ses enfants émigrés ; qu'elle s'est réjouie des revers de nos armées, et qu'elle n'a cessé d'afilcher l'aristocratie la plus insolente. »

Givois fait un cercle vicieux : il répète les termes dont lui, agent national, s'est peut-être servi pour la faire arrêter, et ne s'aperçoit pas qu'on le blâme préfeisément d'avoir traîné de prison en prison une pauvre mère coupable d'avoir écrit des lettres à ses enfants. J'aime mieux ce résumé de sa longue justification, page 3 : <( La représentation nationale a été constamment mon guide et mon point de ralliement ; j'ai professé les principes qu'elle a professés et recommandés ; quand elle en a changé, j'ai changé avec elle ; j'ai été doux, quand elle a été douce ; sévère, quand elle a été sévère ; révolutionnaire,

quand elle a été révolutionnaire En un mot je n'ai été

qu'une machine exécutante qui a suivi l'impulsion de la convention nationale, qui a partagé ses erreurs comme ses vertus. »

Les « vertus » de Givois 1 II n'y avait plus qu'à monter au Capitole. Or, la commission révolutionnaire de Lyon qui fit périr Girard de Saint-Gerand et les autres, terminait, après 1,684 condamnations à mort, ses séances le 47 germinal an II, en envoyant à la guillotine le bourreau Jean Ripet et son aide Jean Bernard, qui avaient exécuté Chalier

et Riard (Voir t, I«', p. 230). Les malheureux étaient, dit le jugement, complices de ces deux assassinats, parce que c en sa qualité d'exécuteur Ripet devait s'abstenir, comme fonctionnaire public, de prêter les mains à un tel attentat. D Qu'eût répondu Givois?

Le domestique fut arrêté ainsi que les maîtres : « Jean Emmery, domestique de Girard, guillotiné, aristocrate ; arrêté par ordre du comité de surveillance de Cusset ; accusé d'avoir soustrait des effets nationaux ; mis en liberté par le représentant du peuple Vernerey. Il y avait contre lui un procès-verbal de la municipalité de Varennes. »

Et pour que la Camille entière fût sous les verroux, on incarcéra aussi les filles. Qaude Girard de Saint-Gerand avait eu de Claudine des Gaudières plusieurs en&nts dont six vivaient encore au moment de la révolution. Les deux filles, coupables d'être d'abord ex-nobles, sœurs de trois frères — on aurait pu écrire quatre — émigrés, et enfants d'un père guillotiné, furent incarcérées à Moulins, comme € soupçonnées de partager les opinions de leurs père et mère. » C'est la liste de Cusset qui le dit, page 33 : a: Hélène Girard, et autre Girard, ex-nobles, filles, soupçonnées de partager les opinions de leurs père et mère ; sœurs de trois firères émigrés ; arrêtées par ordre du comité de surveillance de Cusset, et ensuite envoyées dans la maison de réclusion à Moulins, en vertu de la loi du 17 septembre dernier (vieux style) ; mises en liberté par le représentant du peuple Vernerey. »

Ici, on ne se donne même pas la peine de formuler une accusation ; « soupçomiées de partager les opinions de leurs père et mère. » Quelles opinions voulez-vous donc que partagent des jeunes filles élevées à la maison paternelle ? Et si par hasard elles ne les partageaient pas !

Mais le père avait péri. <t Girard (Claude); dit Saint- Geran, nous raconte Prudhomme (I, 421), ex -noble, rentier , âgé de 69 ans , né à Chalon , département de Saône-et-Loire, ancien capitaine dans le 34* régiment, domicilié à Saint-Geran, département de l'Allier, condamné à mort le H nivôse an II, par la commission révolutionnaire séante à Lyon comme contre-révolutionnaire. » Ce sont les expressions de Tacte de condamnation : a: Claude Girard, dit Saint-Gerand, rentier, ex-noble, natif de Chalons, département de Saône-et-Loire, demeurant à Saint- Gerand, département de TAllier. »

Claude Girard, écuyer, né à Chalon-sur-Saône en 1724 ou 1726, était fils de Guillaume Girard, écuyer, seigneur de La Vesvre et de Claudine Petit (*>. C'est par son mariage qu'il s'établit en Bourbonnais. Le 18 octobre 1757, en l'église de Saint-Gerand le Puy, il épousait Claudine de Thimonet des Gaudières, âgée de 18 ans, fille de feu Jean- Claude-Marie de Thimonet des Gaudières, écuyer, seigneur de Saint-Gerand le Puy, et de Claudine Brusson. Claudine Brusson mourut à 89 ans, le iO avril 1791, assez à temps pour ne pas voir guillotiner son gendre. Son enterrement fut le dernier acte pastoral du curé de Saint-Gerand, Gaivain. Le 19, l'église était occupée par l'intrus Jean Mandon, qui, trois ans plus tard, à 35 ans, épousait, 23 nivôse an II (12 janvier 1794), Engilberte Moulin, âgée de 24 ans, domiciliée à Puy-Redan, fille de Pierre Moulin, 54 ans, et de Marie Maréchal, 42 ans.

(1) Les Girard de Saint-Gerand, seigneurs de Saint-Gerand le Puy, de Ghastel, de La Vaivre, portaient, d'après VArmoriaX du Bourbonnais, I, 273 : D'azur à 3 cotices d'or» Alliances : D'AvriUon, Barrault, de Thimonet des Gaudières , de Lavirotte , Meynis du Fornel de Paulin, Quarré d'Aligny, Gravier de Vergennes.

La famille vivait paisiblement à Saint-Gerand. Les deux filles étaient restées avec leurs parents. Les fils étaient partis ; l'un s'était fait d'église ; un autre s'était marié ; deux étaient dans l'armée. La révolution les frappa tous, le père mortellement.

Girard avait été maire de Saint-Gerand le Puy pendant deux ans et demi, et par deux fois : preuve de la confiance qull inspirait à ses concitoyens. < Il fit exécuter les lois avec exactitude, déclara unanimement rassemblée générale des habitants de Puy-Redan (30 brumaire an III) ; il donna par ses actions l'exemple de la soumission qui leur est due ; à diverses époques de la révolution, il donna des fêtes et des repas civiques aux patriotes ; il fut charitable et bienflBdsant envers les pauvres, obligeant envers ses semblables. > Que fallait-il de plus I

On était à Saint-Gerand sous l'administration de Cusset ; et ce district n'était pas des plus doux. Voici ce que, le l^^^" décembre 1792, il disait dans une proclamation, 1. 1, p. 25 du registre de ses délibérations : « Amis et frères, la révolution du dix août vous a délivrés de la peste de la royauté, du brigandage des prêtres réfi^actaires et des féroces émigrés ; cette race scélérate est à jamais bannie du territoire de la république ; nos plaines sont arrosées du sang des vils suppôts du despotisme qui osaient vous menacer de l'esclavage ; de toutes parts nos armées triomphantes portent dans les contrées qui nous environnent le bienfait de la liberté ; le moment approche où tous les peuples, las des querelles des tyrans, se donneront le baiser de la paix universelle ; le moment approche où une constitution nouvelle va fonder votre bonheur sur des bases solides ; bientôt les impôts diminueront, bientôt la contribution mobilière et les patentes seront réformées ; il ne tient

qu'à vous, chers concitoyens, de hâter cet instant désiré. Soyez calmes, soyez soumis à la loi ; il est temps que son règne commence. Tous ceux qui cherchent à vous donner des inquiétudes, à vous agiter sur l'article si délicat des subsistances, sont vos ennemis ; ce sont des aristocrates cachés, qui voudraient allumer les torches de la guerre civile. S'il est des départements où la récolte ait été insuffisante, il en est d'autres en plus grand nombre qui ont fait d'abondantes moissons. La convention nationale d'ailleurs a ordonné chez l'étranger des achats considérables ; nous venons nous-mêmes de prendre des mesures à cet égard, dont nous attendons le plus heureux effet. Il est donc impossible que les grains nous manquent, si nous les laissons circuler librement ; les vignerons, les artisans, les locataires, tous ceux qui ne cueillent pas assez pour subvenir à leur nourriture iront s'approvisionner dans les pays où ils abondent. Le blé circulera de proche en proche ; il parviendra aux communes qui en manquent, et son prix baissera nécessairement. Oui, citoyens, les entraves que l'on met à la circulation sont la principale cause de la cherté ; les voitures, les marchands craignent d'exposer leur vie, n'osent apporter à leurs concitoyens le blé dont ils ont un pressant besoin. Rappelez-vous qu'en 1790, les mêmes inquiétudes, les mêmes scènes se renouvelèrent de toutes parts ; on criait à la famine ; la circulation des grains fut arrêtée ; des taxes illégales furent faites et la disette augmenta. Lorsque la voix de la raison se fit entendre, les prohibitions et les gênes cessèrent, et il se trouva assez de grains pour suffire à nos besoins. Que l'expérience nous corrige donc de nos erreurs ; protégeons la liberté du commerce de grains, puisque c'est là le seul moyen de nous en procurer ; la loi le veut, et quand la loi a parlé tout

le monde doit obéir. Vos administrateurs ont juré de la faire exécuter et de poursuivre ceux qui la violeraient ; ils seront fidèles au serment qu*ils ont prêté entre vos mains ; ils mourront à leurs postes plutôt que de laisser les coupables impunis ; ils seraient indignes de votre confiance, s'ils montraient de la faiblesse. vous tous qui aimez votre patrie, vous que la liberté a comblés de ses bienfaits, paisibles habitants des campagnes, écoutez notre voix, ouvrez enfin les yeux, voyez l'abîme qui s'ouvre sous vos pas ; si les agitations ne cessent, vous allez vous déchirer les uns les autres pour vous arracher les grains ; vous allez appeler dans vos foyers la discorde, la famine, la guerre civile. Ainsi tremblez à la seule idée de ces fléaux dévastateurs ; il n'y aurait plus moyen de nous en préserver, si la hideuse anarchie établissait dans notre sein son affreux empire. Amis, la loi ! la loi I voilà le cri des bons patriotes ; soyons soumis à la loi ; que ceux qui ont des grains laissent approvisionner leurs frères qui éprouvent les horreurs de la famine ; nous vivrons en paix et tout ira bien. »

Et pour que tout allât bien, on appliquait les lois les plus ridicules et les plus cruelles. Claude de Saint-Gerand avait quatre fils, tous portés au supplément de la liste des émigrés et ainsi désignés : « Gilbert Girard, fils aîné, demeurant à Chalon ; Etienne Girard , ci - devant chanoine à Chalon ; Girard, ci-devant officier au 23« régiment ; Girard, ci-devant officier au 23« régiment, ne jouissent d'aucun bien. » <*)

(1) Il est assez difficile de distinguer ces deux derniers qui ne sont point prénommés. L'un devait être Henri-Guillaume qu'en 1790 je trouve qualifié officier au régiment d'Aquitaine. L'autre n'est pas probablement Glaude-Jean-Honoré, né le 26 juillet 1750 à Saint- Gerand, qui eut pour parrain Glaude Girard, écuycr, demeurant à

Le père était par te loi responsable de rémigration de ses fils, et la mère et les sœurs. Le 8 janvier 1793, oc le directoire du district de Cusset, considérant que l'opinion publique désignait comme émigrés avec le fils de Xean- Louis de Pons, deux de Gaspard-Claude de Fradel, et que la municipalité de Saint-G^rand avait déclaré tels les quatre fils de Claude Girard ; de plus, que si Tainé, marié et en ménage particulier, n'était point à la charge de son père, et pour le second , chanoine à Chalon-sur-Saône , ayant habité quelque temps la maison paternelle avant son émigration, on devait suspendre toute décision jusqu'à l'arrêté attendu du département^ sur la pétition présentée par le père, le 5 novembre dernier, il restait deux enfants bien évidemment reconnus pour émigrés puisqu'il n'a pu rapporter les certificats de résidence, :» arrêtait « que Claude Girard sera tenu de verser à la caisse la somme de 2,862 livres 16 sols, à défaut de rapport de certificat de résidence de ses deux fils, l'un capitaine et l'autre sous-lieutenant au 35* régiment d'infanterie. »

Le père réclama et présenta une pétition au directoire du département de l'Allier, pour ne point être rendu responsable des actes de ses quatre fils majeurs, le 8 juin 1793 ; le directoire y répondit par un arrêté : « Le dit Gi-

Chalon-sur-Saône, représenté par André Louher, juge châtelain de Saint-Gerand ; il eut été Tainé, et celui qui est désigné comme Taîné était Guillaume-Gilbert, né le 26 octobre 1759 à Saint-Gerand, et tenu sur les fonts par son grand-père Guillaume Girard, que représentait Gilbert-Michel-Joseph Chauvigny de Blot, et par sa grand'mère maternelle Claudine Brusson, veuve de Claude-Jean-Marie de Thimonet des Gaudières. Ce Guillaume-Gilbert, chevau-léger réformé de la garde du roi, fut, à Tàge de 29 ans, le 9 septembre 1788, uni par Alexandre- Henri de Chauvigny de Blot, évêque de Lombçz, à Sybilie Girard dç La Vesvre, fille de feu Etienne Girard

vembre 1793), le comité révolutionnaire de Gannat décidait l'arrestation d* d Antoine Girard du Rozet, d'Etroussat, et de la Montagnier , sa femme , père et mère d'émigrés , infestés d'incivisme et d'aristocratie, dangereux par leur popularité apparente et par l'influence immense qu'ils exercent sur l'opinion des municipalités voisines qu'ils paraissent mouvoir à leur gré. » (*) Ce mandat fut exécuté. Le 16, une autre Montanier, sœur probablement de M"« Girard du Rozet, eut aussi des démêlés avec la justice révolutionnaire de l'époque <2). Le 13 avril 1793, la municipalité de Vichy lui enjoignait ainsi qu'à Jean Rougane des Barodines de quitter la commune et de se rendre au lieu de son domicile, La Chapelle. Elle demanda au directoire du district de Gusset la permission de continuer à résider

Jean-François du Rozet eut d'indemnité 65,479 fhincs 77.

(1) M. Gornillon, II, 48, semble avoir confondu le père et le fils. Sur les 421 électeurs qui élurent les députés de la législative, dit-il, « il y eut à peine une dizaine de nobles. C'étaient Ripoud de La Bresne, de Viry, Finance, d'Escrots d'Estrées, de Grillon, Girard du Rozet, Morand de Barbigniat, Desroline de La Motte, Deschamps de Verneix. Deschamps de Verneix, Desroline de La Motte, Girard du Rozet devaient bientôt aller à la frontière grossir la chi£Fre des émigrés. »

(2) Sur la liste du 31 décembre 1797, figurent comme père et mère d^émigré : «c 41. Louis-Charles Girard, dit Durozet, domicilié à Etroussat, canton de Chantelle », et « 42. Françoise Montanier, femme dudit Girard. * — Un Etienne Montanier, officier de l'armée de Condé, fut décoré de l'ordre de Saint-Louis le 8 octobre 1814, et Marie- Ambroise Montanier, qui le fut le 12 mars 1817, mourut à Planzat (Puy-de-Dôme) en décembre 1844, laissant deux filles mariées. Tune à M. de La Roche, l'autre à M. de Bonnefoy, le fameux directeur d'agence matrimoniale, dont la famille est originaire de Saint* Didier-en-Donjon.

à Vichy. Le district, 99 avril 1793, t vu le procès- verbal de la municipalité de La Chapelle en date du 27 février dernier , constatant un vol avec effraction commis en la maison de la pétitionnaire, et l'arrêté du département du 18 avril lui enjoignant, comme ayant deux neveux émigrés, de se retirer au chef-lieu du district ; vu aussi la lettre écrite par son fils , cannonier de la 3® division de la gendarmerie nationale à Toul , décida qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur la pétition de Marie- Anne Montanier, femme Notaris », et la renvoya au département.

<xi C'est ici le lieu, dit l'abbé Boudant à qui je laisse volontiers la parole pour la fin de ce récit, c'est ici le lieu de parler d'un autre homme de bien qui échappa à la mort d'une manière trop honorable pour qu'il n'en soit pas fait ici une mention plus spéciale encore, messire Louis-Charles Girard du Rozet, écuyer, capitaine aidemajor dans les grenadiers royaux, seigneur de Charbonnières, de Douzon, de Salles, etc. Il fut enfermé dans l'hôtel de Douzon, à Moulins, avec Françoise de Montagnier, son épouse <*). Inutile de rappeler les tortures aux-

(i) Par acte du 27 décembre 1774, reçu Delévaux, notaire à Jenzat, le comte du Buysson, forcé par sa sœur, madame d'Ârfeuille (Voir, pages 100 et 121), qui avait droit au quart de la terre de Douzon, vendit cette propriété à Louis-Charles-Antoine Girard, son régisseur, habitant à Rozet, paroisse de Persenat, et à sa femme, Françoise Montainet (sic), moyennant la somme de 273,000 livres, qui furent payées, 13,000 en passant l'acte, 19,000 en 1780, 75,000 le 4 janvier 1787, 40,000 en asssignats le l*' juiUet 1791 , 35,000 ideni le 5 janvier 1692, et 15,000 le 20 février 1792 ; restèrent 76,000 Uvres. L'acte de vente interdit au vendeur de prendre le titre de seigneur et comte de Douzon. Douzon fût vendu en 1818, par le fils de l'acquéreur, à Loisel, grand-pôre du propriétaire actuel.

c Un habitant de Saint-Pourçain sauva, lui aussi, trèsadroitement la vie à l'un de ses voisins, habitant ordinairement sa campagne des Joyeux, commune de Saint-Germain de Salles, M. Lucas Lagaune, lieutenant criminel à Gannat. On conduisait à Moulins de brigade en brigade cet intègre magistrat qui jamais n'avait transigé avec son devoir. Arrivé à Saint-Pourçain, Thonnête particulier dont il s'agit qui occupait un grade dans la garde nationale, accoste M. Lucas et lui dit à l'oreille : <ic Faites le malade et « je vous tirerai d'affaire. » Immédiatement notre détenu, de jeter les hauts cris, de se tordre sur la charrette, présentant une colique de miserere tellement atroce qu'il va trépasser si on le conduit quelques pas plus loin. « Qu'on c descende cet aristocrate, ce genre de mort serait trop e: doux pour lui, s'écria celui qui voulait le sauver. )» Ce qui fut dit fut fait. L'indisposition tout naturellement se prolongea. Robespierre durant cette intervalle fut renversé, et notre malade de commande s'en revint lestement à sa maison de Joyeux. Brunet, est le nom de ce digne Saint- Pourcinois. »

Marguerite, fille de Louis-Charles Girard du Rozet a épousé, le 16 mars 1789, Guillaume - Michel Barbât du Clozel, de Riom, qui acheta Charbonnière en la paroisse de Persenat. Il fut conseiller de préfecture à Paris avant 1830; il eut six fils , entre autres : Charles Barbât du Clozel , garde du corps du roi en 1816, marié d'abord à M"« de Rochefort d' Aly , puis à M"« de Sartiges ; et Barbât du Clozel, avocat général avant 1830, avocat au barreau de Riom.

(1) M. le vicomte du Rozet dit qu*il épousa M"« Perrin de Noailly, dont le père, Claude Perrin de Noailly^ périt sur Téchafaud, à Lyon (4 frimaire an II), et dont la mère a épousé en secondes noces son parent le comte Perrin de Précy.

NICOLAS-MARIEN AUTIER DE VILLEMONTÉE,

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