‹ La tête-noireChapitre 5 sur 13 · ICONE · texte numérisé non relu

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JLe cocher lança une injure au pédant rhéteur qu'il flairait sous la triste tunique de son voisin.

Un autre spectacle vint faire diversion au premier ; à peine les derniers prisonniers avaient-ils disparu dans Texonarthex de la I basilique qu'un grand bruit s'éleva, venant du côté opposé, de Tintérieur même de la ville.

Des buccines sonnaient triomphalement ; des acclamations se prolongeaient, grossissantes, plus nourries, et bientôt on entendit monter de tous côtés les cris répétés :

— « Salut à César î Longue vie au divin Empereur 1 Gloire et prospérité à Constantin 1 »

L'Empereur, monté sur un magnifique cheval blanc, à la crinière tressée de pourpre et d'or, sortait, suivi de sa cour et de ses officiers, du palais de Magnaura. — Après avoir traversé les jardins Chrysokéras sur la Propontide aux flots bleus, il longeait TAugusteum, saluait la colonne de Théodose, côtoyait

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le Capitule et arrivait enfin à la onzième région.

On apercevait les Manglabites, dont les masses de fer ouvraient la route à ti'avers la foule, et, après un premier détachement de la Garde Prétorienne, tout entière sortie de son Strategium de la cinquième régioa, Constantin V apparaissait ruisselant d'or et de pourpre dans sa majesté terrible.

Les vivats éclataient encore qu'il mettait pied à terre et disparaissait sous les coupoles dorées de la basilique.

Alors, plus retentissantes que les buccines, les grandes trompettes lancèrent de nouveau leurs notes d'airain sur la ville, semant la terreur dans toutes les âmes. — La justice de Copronyme allait suivre son cours.

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