‹ La ThémisChapitre 10 sur 107 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II

Une seconde catégorie d'ouvrages éludie le Code civil en lui-même, mais adopte dans ce but sinon le plan entier, tout au moins le titre des Institutes de Justinien. Nous citerons, comme exemple, les Institutes de droit civil français '') de Delvincourt, qui servirent de base à son Cours de Code Napoléon. Ce cours n'est, en effet, dans sa première partie, que la reproduction des Institutes et les Institutes se ramènent elles-mêmes à une paraphrase pure et simple du Code civil; la seconde partie du Cours; plus importante, se compose de « Notes et explications » renvoyant aux différentes pages des Institutes. Ce plan antiscientifîque au dernier chef, a beaucoup nui à la l'éputation et à l'œuvre de son auteur.

Les mélhodes du droit romain donnèrent encore naissance, au point de vue du plan et de la composition, à une troisième série d'ouvrages. Les principes du Code civil furent, en effet, exposés par certains auteurs dans leur ordre logique, sans souci des modèles antérieurs; mais l'auteur recourait pour leur développement à des citations romaines. Telle est la méthode suivie pour la rédaction de ses Principes généraux du droit civil.privé (^) par Perreau, inspecteur général des Ecoles de droit, dont il a été longuement parlé antérieurement. Son ouvrage se ramène à un entrecroisement des textes du Code civil et de textes romains.

Une quatrième série d'œuvres nous conduit à l'étude du Code civil débarrassée de toute influence romaine. Mais

catégorie : DulVmr, Code civil des Français, avec les sources où toutes ses dispositions ont t'-té puisées. l'aris, 4 vol., 1806; Gin, Analyse raisonnée du droit français par la comparaison des dispositions des lois romaines, de celles de la Coutume de Paris et du nouveau Code des Français, 6 vol., Paris, 1803; Pailliet, Manuel de droit français, Paris, 1812.

(') l--" édit., Paris, 181.3, 2 vol.

(') Paris, 1805.

combien ces ouvrages sont imparfaits ! Ils levètenl la l'orme de Dictionnaires juridiques, qui se sont d'ailleurs perpétués jusqu'à l'époque moderne. Tel est le Uictionnaire du Code civil (') de Daubanton ; et quelle prétention chez son auteur ! « A l'aide de ce Dictionnaire, dit-il, il n'est aucune question de droit civil dont on ne puisse avoir par soi-même et sur-le-champ la solution exacte, puisqu'il comprend tous les mots sous lesquels chacun peut avoir besoin de consulter le Gode, puisqu'il donne à la minute toutes les concordances de tous les articles du Gode civil l'un à l'autre ». On appréciera toute la mesure de la prétention de l'auteur, si nous disons que l'ouvrage se ramène à ioO pages in-8.

Les Godes annotés de Sirey, qui commencent à paraître, constituent une cinquième catégorie ; ils sont t(»ul à l'ait élémentaires. A côté d'eux nous placerons un ouvrag'e composé par J.-B. Sirey, en 1819, et ainsi intitulé : Les cinq Codes avec notes et traités pour servir à un cours complet de droit français, à l'usage des étudiants en droit et de toutes les classes de citoyens cultivés. Le titre ne |)ouvait.pas être plus piétenfieux, car l'ouvrage se ramène au texte des cinq codes, accompagné de notions générales sur le droit.

Nous arrivons à des ouvrages plus sérieux et aux vues plus larges avec Vlntroduction à l'étude du Code Napoléon (-], par de Lassaulx, et les Principes de jurisprudence française (^), par Boulage. De Lassaulx, qui lut successivement professeur de Gode Napoléon et doyen de la h^iculté de droit de (^oblentz, inspecteur' général dos l'À'oles de droit et recteur des Universités de Metz et de Nancy, com-

(') Paris, 1806.

{ ) Paris, 1812.

(») Paris, 1810, 2 vol. fitiaclievé;.

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