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PREMIÈRK PARTIE. CHAPITRE II

au poste d'inspecteur des Ecoles de droit (') ou, à défaut,

» J'ai perdu mon état, je me suis marié depuis le 18 brumaire. » A quelque poste que vous daigniez m'appeler, je me montrerai digne de la confiance dont vous voudrez bien m'honorer; ma reconnais ance égalera mon respect et mon dévouement pour le gouvernement.

» Portiez (de l'Oise), » Tribun.

» P. S. — Je suis l'un des rédacteurs de la loi de messidor an II sur l'organisation des arcliives, j'étais secrétaire de la commission ». (') La lettre suivante en témoigne :

« Citoyen conseiller d'État, ministre de l'Instruction publique,

» Je crois vous avoir dit que le premier consul m'a répondu de vive voix à la demande que je lui faisais d'une place (mes fonctions de tribun expirant tout à l'heure) : on verra à vous donner ce qui vous sera agréable.

» J'ai réitéré au premier consul par écrit ma demande, celle d'inspecteur des Écoles de droit à Paris.

» Mes titres sont : douze ans consécutifs et sans interruption de fonctions publiques aux assemblées représentatives.

» J'étais avocat : j'avais prêté serment au Parlement de Paris en janvier 1788. Quelque temps avant, j'avais pris mes grades de maître es arts en rL"niversit(5 de Paris, oîi j'ai fait toutes mes études au collège de Louis-le-Grand.

» Si je ne pouvais obtenir la place d'inspecteur, je postulerais celle de professeur en droit public français qui me fixerait à Paris ; j'y demeure depuis ma tendre jeunesse; j'y ai mes habitudes, mes connaissances; mes propriétés sont situées dans les départemenis environnants.

» Le grand juge est disposé on ne peut plus favorablement à mon égard. Ces faits m'ont paru nécessaires à vous exposer pour vous mettre plus à portée d'appuyer la demande que votre bienveillante amitié veut bien faire pour moi.

» Ma reconnaissance égalera l'estime que je vous ai vouée depuis longtemps.

» Portiez (de l'Oise), » Tribun.

» P. S. — Vous trouverez ci-joint un exemplaire d'un essai littéraire de ma façon; sous peu, vous recevrez un autre <'crit plus grave, intitulé : De l'inlluence du cabinet britannique sur la Révolution française ».

à celui de direeteur de l'Ecole de droit de Paris ('). Il ne se mit pas en frais pour justifier sa demande. La nécessité de pourvoir aux besoins de sa famille et ses sei'vices politiques sont njis par lui au moins au même rang que ses pi'élendus titres scientiliques (-). Toutefois, lorsqu'il est

(') » Monsieur le Directeur de rinsliuclion |uibli(iue,

» Au retour d'un voyage dans le département de l'Oise, j'apprends par M. Jaubert, tribun, que la nomination des inspecteurs des Écoles de droit est laite et que je n'y suis pas compris.

» Je respecte les décisions du gouvernement.

» Permettez-moi de réclamer de votre obligeance l'intérêt (jue vous m'avez témoigné plus d'une fois, et votre protection pour In pince de directeur de l'École de droit de Paris.

» Je me réfère <i ce que j'ai eu l'honneur de vous mander et je me borne à rappeler que je suis élève de l'Université de Paris, collège (,ouis-le-Grand, maître es arts en ladite Université, avocat ayant prtMé serment au Parlement de I^aris en 1788.

» J'ajouterai qu'une place me devient nécessaire pour la subsistance de ma famille. Mes deux missions dans la Belgique et la Hollande, à l'époque de la dépréciation rapide du papier-monnaie, loin de m'enricbir, ont opéré ma ruine. Vous dire qu'en ce moment je vends ma bibliotlièque pour faire subsister ma famille, c'est vous exprimer sutllsamment l'extrême besoin où je suis dune place. Vous savez combien est pénible un pareil sacrifice pour un ami des sciences.

» J'ai perdu mon état, j'étais avocat; pendant douze ans consécutifs j'ai rempli des fondions publiques qui ont réclamé tous mes moments.

» Si vous voulez bien contribuer à réparer'»les torts de la fortune à mon égard, ma reconnaissance égalera l'estime et la considération avec lesquelles j'ai l'honneur d'être,

» Monsieur le iJirecteur,

» Portiez (de l'Oise),

» Ex-lribun ».

Au Clos Lasonrce, pri'.s Gliaville.

(') u Monsieur le Conseiller d'État,

» Pardon de mon imporlunité. Mon excuse estdanslinipoitance de l'afTaire. Elle décide de mon état, île mon existence.

» Les inspecteurs se proposent de ne pas me présenter pour l'Ecole de droit de Paris, motivé, me disent-ils, sur ce que Sa Majesté l'Em-

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