Il se trouve donc que la Thémis a abordé la plupart
(') Saleilles, Le Code cioil et la méthode historique. Livre du Centenaire, t. I, p. 100.
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des ordres de questions présentés comme le privilège exclusif des revues qui lui ont succédé. Nous ne nions pas que celles-ci n'aient apporté leur contrii)ution personnelle dans l'étude de ces questions; c'est dans l'ordre normal des choses. Nous n'avons pas la prétention de soutenir que la Thémis a trouvé la solution définitive de tous les problèmes ({u'elle a abordés; elle a trop peu duré pour cela et, au surplus, ces mê<nes problèmes se présentent avec des données différentes suivant les époques. Mais ce qui est rigoureusement exact, c'est qu'en outre des recherches historiques, la Thémis a jeté les bases de la science du droit comparé, défiai et prévu le rôle de la jurisprudence, contribué à l'interprétation du Code civil, posé à ce point de vue d'excellents principes et enfin précisé, au lendemain même de la promulgation du Code civil et au milieu de l'enthousiasme qu'il soulevait, la portée scicntitique et pratique d'une codification, si parfaite soit-elle. Elle a fait plus encore ; elle a inauguré la critique des ouvrages de doctrine d'après une méthode qui, si elle a été parfois jugée trop sévère, n'a jamais été dépassée en exactitude et en heureux résultats. Enfin la Thémis a servi la cause de l'enseignement du droit en étudiant de près les diverses méthodes d'enseignement et en luttant sans cesse contre des abus que n'avaient pas su écarter les réorganisateurs des Écoles de droit.
Nous avons ainsi donné une idée générale de l'œuvre réalisée par la Thémis. Cela ne suffit pas. Le moment est venu d'entrer dans le détail et d'invoquer des preuves décisives à l'appui de nos assertions.