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TROISIÈME PARTIE. CHAPITRE VII

pour le genre polémique, une aversion presque insurmontable, et mon âge m'avertit que je ne dois pas me commettre avec deux athlètes jeunes et vigoureux, qui entrent dans la carrière quand je suis près d'en sortir, et qui peut-être n'étaient pas nés quand j'eus le malheur il y a plus de quarante-quatre ans, de me vouer à l'enseignement de la jurisprudence (M ».

Contrairement à l'opinion commune, c'est donc TouUicr qui indispose par une défense aussi prétentieuse. On sent chez lui cette boursouflure particulière aux hommes habitués à être toujours vantés et jamais contredits. Nous nous contenterons, sans d'autres développements, de lui opposer la belle réponse de Du Gaurroy. L'exécution est aussi complète qu'on pouvait l'espérer.

« Il y a deux ans, dit Du Gaurroy, j'annonçai dans la Thémis la prochaine publication du neuvième volume de M. TouUier; je me proposais alors d'examiner la matière des obligations dans son ensemble. Il fallait donc attendre : « D'ailleurs, ajoutais-je, il importe de voir quel parti M. Touiller aura pris sur le Traité des contrats, par M. Duranton ». Mais en attendant une analyse plus générale de l'ouvrage, je crus devoir combattre, dans une dissertation spéciale, l'opinion émise par l'auteur, sur une question particulière. Si l'on en croit M. Toullier, l'analyse que j'avais effectivement préparée l'aurait été dans le même esprit qui a guidé ma dissertation. M. Toullier le présume, car moi je n'ai rien dit de pareil; et cependant M. Toullier sait bien qu'il ne faut pas conclure du particulier au général. L'esprit de ma dissertation est celui d'une discussion. J'y ai combattu, j'ai essayé d'y réfuter M. Toullier, et je l'ai annoncé franchement. Lorsque je promettais une

(') Toullier, Le droit civil français, t. X, pp. 663-669.

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analyse générale, je connaissais la valeur de IVxpression, et si l'on a pu croire que je préparais soit une censure, soit une critique, ce n'est qu'en lisant le dixième volume de M. Toullier.

» Quoi qu'il en soit. M. Toullier promet de ne répondre ni à ma cpjistirc, ni à mes critiques; c'est une promesse dont je me porte moi-même garant; mais pour (jue nos lecteurs et ceux de M. Toullier ne soient point exposés k mal interpréter son futur silence, je les préviens que je n'attaquerai, ne louerai, ne censurerai, ni ne critiquerai son ouvrage; je ne l'analyserai même pas, (juoique j'en aie eu l'intention. Sans nous arrêter aux motifs qui ont dérangé ce projet, il est facile de faire voir qu'il était abandonné depuis longtemps. C'est au mois de décembre 1821 que j'écrivis ma dissertation; pour m'occuper d'une analyse générale, je n'attendais alors que le neuvième volume de M. Toullier. Depuis deux ans, je me suis tu et me tairais encore, si M. Toullier, à son tour, ne m'obligeait à lui répondre; il m'y oblige car mon silence et celui qu'il annonce pour l'avenir ne seraient pas également éloquents.

» Toutefois, si je réponds, c'est sur une question de droit, et dans un genre de discussion toujours honorable, parce qu'il est toujours utile, lorsque le choc des opinions n'a d'autre but que de faire jaillir la vérité. Heureux qui peut s'y renfermer en écartant toutes les personnalités qui ne peuvent que déshonorer la science ! S'il est vrai qu'on ne puisse les écarter de certaine polémique, j'aurai pour cette polémiqiui une aversion qui ne cédera <à aucun autre, et les exemples ([ue j'ai sous les yeux ne serviront qu'à me mettre plus en garde. Ainsi donc, on pourra dire et répéter tant qu'on le voudra, que « M. Du Caurroy est jeune; que ses connaissances ne sont point mûries par la médita-

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