TER
La théobromine a déterminé une véritable résurrection de l'état général du malade. Elle a fait presque complètement disparaître l’albuminurie, elle a provoqué l’effondrement des œdèmes et occasionné une véritable crise polyurique et polychlorurique chez ce malade dont on n'avait pas changé Le régime alimentaire, dont la chloruration était restée immuable et dont on avait ni augmenté ni diminué la quantité de boissons.
Pour montrer que cette amélioration était due uniquement à l’action du médicament, nous avons fait la conireépreuve. Pendant une période de trois jours, nous avons donné le même régime alimentaire, mais sans théobromine : immédiatement le poids a augmenté de 2.150 gr., soit d'une moyenne de 717 gr. par jour. Les urines sont tombées de 2 1. 300 le premier jour à 1.560 gr. le deuxième jour, à 1.400 gr. le troisième. L'albuminurie a repris une marche ascensionnelle s’élevant à o gr. 25, o gr. 90, o gr. 80. L’élimination des chlorures urinaires est tombée à 9 gr. 96 le premier jour, à 5 gr. 84 le deu-
xième jour, à 4 gr. 8r le troisième jour. L'œdème a aug-
menté, le poids s’est élevé... »
. Peu de temps après, J. Courmont, qui travaillait dans le même sens, publiait des résultats confirmatifs.
P. Cordier, élève de J. Courmont et Genet, reprit leurs observations, avec dosage des chlorures urinaires et pesée des malades tous les trois jours (depistage du préœdème). :
Pour P. Cordier, l'emploi de la balance a double avantage. :
1° Elle peut remplacer avantageusement tous les