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autres moyens de surveillance clinique (conservation des urines, dosage des chlorures). |
2° Elle permet d'améliorer beaucoup la situation des malades en fournissant au clinicien des indications exactes sur la valeur de la rétention chlorurée.
Haond a établi un pronostic des néphrites hydropigènes en se basant sur l'efficacité de la théobromine :
a) Il porte un très bon pronostic : si l’action de la thérapeutique s'est fait rapidement sentir dès le deuxième ou troisième jour, si cette action provoque une diurèse et une hyperchlorurie importantes ; et si, enfin, l’action de la théobromine persiste après cessation de son emploi ;
b) Pronostic bien moins favorable, si l’action de la théobromine cesse brusquement avec le médicament ;
c) Pronostic mauvais, si le malade ne réagit que par de la polyurie simple sans hyperchlorurie notable. Le prouostic sera meilleur si cette polyurie persiste après l’épreuve ;
d) Pronostic franchement mauvais quand le malade ne réagira pas à la théobromine.
Widal et Ambard ont spécifié que le rein des brightiques œdémateux répond mieux aux incitations de la théobromine que le rein du sujet sain : Théobromine et chlorure de sodium seraient antagonistes.
Cependant la théobromine n’a pas que succès dans là pathologie du rein. Souvent elle reste inefficace.
Dieulafoy a d’ailleurs constaté que la théobromine, qui est un excellent diurétique, épuise parfois la fonction rénale sous prétexte de l’exciter.
«ne manque pas de cas où dans la néphrite à prédo-
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minance épithéliale les effets des bases puriques font entièrement défaut » (Mayor).
Pour Cushny, à partir d’un certain stade de la maladie, les cellules rénales deviennent incapables de répondre à la stimulation théobromique.
« En fait, chez ces malades déjà anciens, infiltrés de partout, que l’on voit parfois dans nos salles d'hôpital, la théobromine est le plus souvent inefficace et c'est devant la ténacité désespérante de leurs œdèmes que l’on est amené périodiquement au neptal et auk tubes de Southey ». (Savy et Delore).
Dans la néphrose lipoïdique, la théobromine reste impuissante. Savy et Delore l’ont constaté très nettement dans deux cas.
Dans les néphrites chroniques, non hydropigènes, avec ou sans rétention chlorurée sèche, elle paraît n'avoir qu'une efficacité douteuse. Le Noir et Camus ont étudié la théobromine dans les néphrites au moyen de la cryoscopie. Ils ont donné 6 fois chez 5 malades la théobromine aux doses de 1 gr. 50 à 2 gr. Dans tous les cas la diurèse moléculaire totale et la diurèse des molécules élaborées ont paru augmenter, mais en général assez faiblement et transitoirement. En tout cas, l'effet cessait dès suppression du médicament.
Dans le Nouveau Traité de Médecine (F. 17, pathologie des reins), il est indiqué dans le traitement des hypertensions, qu'indépendamment des hypotenseurs et des toniques cardiaques, les diurétiques déchlorurants, et en particulier la théobromine trouvent leur application aux différentes étapes de la maladie, pour lutter soit contre la
rétention chlorurée sèche, soit contre la rétention hydro-
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chlorurée, même quand celle-ci semble être la conséquence de la défaillance cardiaque.
Pour Savy et Delore, dans les néphrites chroniques hypertensives simples, la nécessité de la théobromine n'apparaît pas.
Parfois, quand il y à coïncidence d'azotémie et de chloruiémie, la théobromine, en déclanchant une crise polyurique et polychlorurique,. provoque en même tenips une crise azoturique et l’abaissement de l’urée sanguine ; mais cela n’est qu'une action indirecte de la théobromine, contrôlable à l’occasion des poussées aiguës d'imperméabilité rénale. (Traité de médecine).
À part ce cas, plutôt rare, la théobromine paraît inutile dans la néphrite azotémique pure, elle cède le pas aux diurétiques azoturiques dont la scille est le type.
Chez les rénaux à cœur défaillant, la digitale semble plus indiquée, elle y est plus active. En ces cas, la théobromine affirme rapidement son impuissance. Savy et Delore en publient une observation. Chez ces malades, on combinera les traitements digitalique et théobromique, se réservant de les cesser rapidement, le premier à cause des possibilités d'accumulation, le second en raison de son inutilité.
Dans le domaine rénal la théobromine a cependant des contre-indications, c’est ainsi que les néphrites aiguës et les poussées aiguës au cours des néphrites chroniques, loin de bénéficier de son action, peuvent en subir de graves inconvénients. L’irritation et la congestion rénale qu'elle provoque, s’associant aux perturbations existan-
tes, loin de favoriser la diurèse, risquent de bloquer le
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rein complètement. Des hématuries seraient même à craindre.
C'est peut-être le seul point qui rallie l’accord de la majorité des auteurs. On la donnera en ce cas et fort prudemment lorsque les phénomènes aigus auront disparu et quand la diurèse aura tendance à se rétablir.
Cette action rénale nuisible de la théobromine dans les cas aigus existe aussi pour les néphrites chroniques. Amar, Feuillé signalent l’augmentation transitoire de l’albuminurie et même parfois son apparition au cours de l'administration du médicament.
Huchard remarqua aussi cette augmentation de l’albumine et se demanda s'il fallait soupçonner le médicament ou la résorptron du liquide des œdèmes et des hydropisies s'éliminant par les reins.
« Cette interprétation est vraisemblable ; cette augmentation de l’albuminurie semble être, en effet, un phénomène assez général, contemporain de la résorption des œdèmes, que cette résorption soit spontanée ou provoquée par le régime déchloruré, la digitale, ou la théobromine. (Savy et Delore).
La caféine, donnée à hautes doses aux animaux de laboratoire et continuée longtemps, provoque des manifestations néphritiques.
On a même comparé l’action rénale de la théobromine à celle de la cantharidine. |
En résumé, l’étude de ce chapitre se réduit aux considérations suivantes :
a) La néphrité chlorurémique bénéficie surtout de la médication théobromique.
b) Cependant si la maladie est trop avancée, le médicament n’agit plus.
c) Elle est un adjuvant du régime déchloruré. Son aclion cesse avec sa suppression.
d) Son action sera suivie par la cantine et la bascule. Il serait dangereux de la prolonger inutilernent, car elle peul allérer plus gravement le rein malade. n
c) Elle ne sera pas donnée dans les cas aigus.
II — Affections cardiaques et théobromine
Il est assez difficile de se faire une idée de son action dans les cardiopathies. Les divergences d'opinion que l’on rencontre dans la littérature semblent résulter : 1° d'observations non probantes ; 2° d’une association médicamenteuse qui a masqué l’effet propre de la théobromine ; 3° de cas compliqués, ne répondant pas simplement à une affection cardiaque.
Pour Huchard, la diurèse théobromique est plus rapide, aussi abondante, plus sûre que la diurèse obtenue par la digitale.
Certains se montrent très enthousiastes de son emploi dans les épanchements des asystoliques. (Martinet, Arnozan, Cushny, Sollmann, Heïtz).
D'autres semblent plus réservés sur son efficacité. (Courmont et Genet, Cordier, Le Noir et Camus).
Comme on le voit, contrairement à ce que l’on pour-