‹ La théologie affectiveChapitre 29 sur 63 · DES INDULGENCES · texte numérisé non relu

DES INDULGENCES

I. Considérez que l'indulgence est une condonation et une relaxation des peines temporelles , qui restent après la rémiS' sion de la coulpe ou du péché actuel , par l'application extraordinaire des satisfactions surabondantes de Jésus-Christ , et des plus grands Saints ou Saintes , en vertu du pouvoir de l'Eglise. Dans cette définition , il faut remarquer quatre ou cinq choses principales. La première est que l'indulgence est une condonation ou relaxation des peines temporelles , qui restent après la rémission de la coulpe , par où nous entendons que l'indulgence est comme un aide ou un supplément de la Pénitence , pour achever la ruine et la destruction totale du péché , sans qu'il en demeure plus aucune chose , c'est comme la consommation de

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a rémission, quant aux peines temporelles, que nous avons lonsidérée rester dans une âme pénitente , dont la contrition n'a »as été très-véhémente, ni la satisfaction proportionnée à ses »échés. C'est enfin un bienfait très-singulier que Dieu fait seuement à ses amis et aux âmes qui sont dans sa grâce, et nuUenent à ses ennemis ni aux âmes qui sont impénitentes et en »éché mortel. Or, comme les peines temporelles dues au péîhé ne sont pas seulement celles de l'autre vie , mais aussi ^iles de cette vie présente, comme plusieurs maladies et infirnités, et^plusieurs pertes et calamités que Dieu envoie souvent en châtiment des péchés, l'indulgence délivre des unes st des autres , et une âme qui la gagne peut avoir cette consolation , que les afflictions qu'elle souffre en ce monde ne sont point des châtiments et des punitions divines , mais des moyens d'exercer leur vertu, des occasions pour se détacher des affections de la terre et s'unir à Dieu plus parfaitement. La seconde est que cette condonation se fait par l'application extraordinaire des satisfactions de Jésus-Christ : Gar nom avons reçu de sa plénitude (Jean , 1) , et il nous a rachetés abondamment et avec excès de Charité, de mérites et de satisfactions, suivant ce que dit David : Chez lui il y a une rédemption copieuse (Ps. 129); si bien qu'il a souffert suffisamment pour racheter plusieurs mondes. Or, ses satisfactions nous sont appliquées en deux façons , par i^oie ordinaire et par voie extraordinaire ; par la première , dans ^a réception des Sacrements et dans les bonnes œuvres que nous 'aisons sous l'influence de la grâce; par la seconde voie^ dans ^es indulgences qui se donnent extraordinairement ; c'est pour- )uoi il est dit que l'indulgence est une condonation de peines , lui se fait par l'application extraordinaire des satisfactions de lésus-Christ, lesquelles, étant infinies, forment un trésor infini lui ne peut s'épuiser. La troisième est renfermée dans ces paroles : Des plus grands Saints et Saintes ; car les bonnes œuvres étant méritoires des biens du Paradis , et satisfactoires pour la peine des péchés , il se trouve que quelques Saints et Saintes i'éminente vertu font plus de bonnes œuvres qu'il ne leur était lécessaire, non pour mériter le Ciel, pour lequel tout ce que l'on )eut faire est peu , mais pour satisfaire pour les péchés ; car la ainte Vierge fut exempte de tout péché , les Apôtres , plusieurs nartyrs et vierges, et autres personnes saintes, ont plus honoré

iTO LÀ THÉOLOGIE AFFECTIVE.

Dieu qu'ils ne ront déshonoré , et plus aimé qu'offensé ; c'est pourquoi y après leurs dettes payées y il se trouve un excédant < dans leurs richesses spirituelles , lequel ne devant pas plus demeurer inutile que les richesses excessives des plus opulents d^ la terre, il sert aux âmes qui en ont le plus de besoin, qui em. sont rendues participantes à cause de la communion des Saints^ et de l'assistance mutuelle que les membres du corps mystique de Dieu se rendent l'un à l'autre. 11 est vrai pourtant que si \m trésor de l'Eglise n'était rempli que de ces satisfactions surabos^ dantes des Saints et des Saintes , il se pourrait bientôt épuiser^ vu l'excès des crimes de ceux dont la vie n'est qu'une perpétuelle abomination ; mais le principal fonds de ce trésor est dans les satisfactions du Fils de Dieu , qui surpassent toutes les méchancetés des plus pervers , aussi bien que toute la sainteté des ploE justes. La quatrième chose est que Tindulgence est accordée en vertu du pouvoir de l'Eglise , parce que l'indulgence ne se donne que par les puissances supérieures de TEglise , et principalemettl par le SouverainrPontife , qui -^^ les clefs du royaume des eteux I et l'autorité de lier et de délier sur la terre, a^ec promesse iê ■ ratification dans le ciel , pour tout ce qu'il déliera , sans excep* [ tion, soit de coulpe, soit de pâme. Au reste, parce qu'il n'est pas le maître absolu de ce trésor, mais le dispensateur et b fidèle économe qui est comptable de ses actions devant Jésus^ ' Christ , et qui ne doit agir que conformément à ses intentions; ' la dernière condition est celle-ci : moyennant quelques bonnei œuvres enjointes pour l'obtenir. Car, quoique les ambres soie&t chargés de fruits, du moins faut-il lever le bras pour lee cueilHr. Quoique les fontaines regorgent d^eau , il faut se baisser pour j puiser. Ainsi quoique le trésor des indulgences soit ouvert, il faut mettre la main aux bonnes œuvres , et lorsque le pape y oblige les chrétiens , il ne les impose pas sans raison , m sans l'aveu de Jésus-Christ , qui a pour très-agréable que ceux pour lesquels il a répandu son sang, en reçoivent les effets, quand ils se portent à bien faire; c'est pourquoi une juste cause de donner des indulgences est la multitude des saintes œuvres , au prii desquelles elles sont octroyées , et comme ces œuvres sont plus nécessaires durant les calamités publiques , les guerres saintes , les persécutions et les besoins de l'Eglise, et encore quand' U plupart des âmes ne se mettent aucunement en devoir de aatie-

^re pour leiju^s péchés, ell^ se dQnaent plutôt en un temps (j^'en un ^utre.

Admirez eQ cette considération la multitude des moyens de s^lut qui vous sont pSerts. 0 bonté ineffable de notre Dieu ! il pa se contente pas à,e remettre à un pécheur la damnation étiernelLe , et de diminuer^ en vert^ dj&s S^^crçQQyents , les peines i^m-r pjorelles; mais il veut )es abolir ei^tièçeia^t p^r lu faveur jea indulg.eAces. Gon^evez-en donc un^ grand/ç estime , cor* {ij2;ez-vpus de yo^ tiédeurs et, dp vos nonchalances à répondre gi^^ offres de h bonté divine , et à gagner un si grand trésor, lit/éplorez l'étrange aveuglement de tant d'âmes fidèles, qui, ayant , eç main ce remède si puissant , l'ont à a^iépris , et vont les yeux fermés payer en l'autre vie , par des tourments indicibles , ce dont elles pouvaient s'acquitter présentement par le bon et le dévot usage des indulgences.

II. Considérez les plus notables différences des indulgences. Car les unes sont plénières ou plépjLsj^imes , comme les Jubilés , g^ lèvent toute la peinç due aux péchés , et n^ettpnt uue âme à U ppr^ du Paxadj^ , si )a vie du cgjrps ne la retient. Les autres ^ Umitéi^ ) et ne remettent qu'une certaine partie des peines, çpmi^e sont les indulgences de sept ans ou de mille ans, et (;eli^s de quarante jours que donnât les évéques. Ce qu'il faut (ol^d^l^, uou des jours e^, des aupées de purgatoire, mais des fçmfs j^t des anpées que conlieunen^ les pénitences iuipp^éesi ^ qui pourraient être imposées suivant la rigueur des anciens Cj^pn^ péuUentiels, suiva^it lesquels plusieurs axiraient des pélûteuo^s ^ fà}j:e en cette vie pour plusieurs siècles. Ce qui fait que ces indulgences liinjX^i^s peuveul être p^éniéres à l'égard 4e certaines âmes plus épuréiçs, auxquelles elles suiSseut pour acquitter les péi^itenc^s qui pourraient leur être imposées. En second lieu, il y a des indulgences qui se tirent de toqt le trésor des satisfactions de Jésus-Christ et des Saints, comme sont celles qui sp dounent ordinairement. D'autres se tirent seulement d'uue piartie de ce trésor, et encore la moins principale, c'est à savoir des satisfactions de quelques Saints. Telles étaient celles quj^ donnaient les évéques daps la prJmiUve Eglise, à la requête des n^artyrs, lesquels, ayant mené une vie tout innocente, étaient néanmoins condamnés à souffrir des supplices plus cruels que ceux des brigands et des voleurs ; car les évé-

qoes appliquaient leurs salisfactions aux pénitents y dont ih j adoucissaient les pénitences par ce moyen. Témoin saint CjprieD, j qui dit que les pénitents, par le secours des martyrs, sont aidés devant Dieu dans leurs péchés (1). Paroles qui donnent à entendre que ces indulgences ne servaient pas seulement pour le relâchement des peines imposées au for extérieur de TEglise, mais aussi des peines encourues au for intérieur de la conscience et devant Dieu, comme il parle. TertuUien en fait aussi mention, et leur donne le nom de paix. Que si s'étant perverti .' sur ses vieux jours, il blâma cette pratique, en disant : Qu'il suffise au martyr d'avoir purgé ses propres péchés; car qui peut payer la mort d*autrui par sa mort même , sinon le Fils de Dieu seul; et si tu es pécheur, comment l'huile de ta lampe pourra-t-elle suffire à moi et â toi ? C'est ce qui nous explique le mieux cette antiquité, puisque ce grand homme étant devenu hérétique, pour n'avoir pas été élu pape de Rome, comme quelques-uns pensent, en parle si évidemment, blâmant ce qu'il avait approuvé lorsqu'il était catholique; car les témoignages des ennemis sont moins suspects quand ils nous sont favorables. En troisième lieu, il y a des indulgences qui se donnent seulement pour les vivants, et d'autres pour les âmes du purgatobe, que le pape peut faire secourir par manière de suffrage et d'assistance, non par puissance de juridiction, à la façon qu'un roi pourrait délivrer de la captivité d'un autre roi quelque étranger, en faisant tirer de son trésor la somme requise pour son rachat ; car ainsi le pape, qui a la clef du trésor des satisfactions de Jésus-Christ, en peut faire l'ouverture en leur faveur, et en les aidant, leur en faire appliquer autant qu'il est nécessaire pour leur délivrance. En effet, la communion des Saints consiste en ce que les membres de l'Eglise peuvent se communiquer réciproquement les biens dont ils ont abondance pour en rendre participants les plus indifférents, et c'est une chose naturelle que chacun puisse donner à un autre ce qui est à lui ; et puis, comme nous pouvons appliquer nos oraisons pour les autres , afin qu'elles soient impétratoires en leur faveur , de même le pouvons-nous, afin qu'elles soient satisfactoires pour eux ; car il n'y a pas plus de raison pour l'un que pour l'autre.

(1) EpUt. U.

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Et si les particuliers peuvent agir ainsi, que ne pourra le fidèle dispensateur de l'épargne publique de TEIglise? Il pourra fournir suffisamment à leur rédemption, et l'offrir à Dieu pour leur délivrance ; et cela ne se faisant que pour des causes qui concernent sa gloire, et d'où il lui revienne autant d'honneur que de l'exécution de sa justice, il l'acceptera pour donner repos à ces âmes qui sont en Charité avec lui et en communion avec nous. C'est pourquoi Innocent VJII et Pie II donnèrent des indulgences pour les défunts, dans l'église de Saintes, et avant eux Pascal I, qui florissait il y a plus de huit cents ans, avait donné pouvoir de délivrer une âme du purgatoire à ceux qui célébreraient dévotement cinq fois la messe dans l'église de Sainte-Praxède à Rome, comme il se trouve marqué sur le marbre, à l'entrée de la chapelle Saint-Zenon, et cette indulgence fut depuis confirmée par onze papes. D'où nous voyons quel jugement nous devons porter des^ autels privilégiés (1).

Admirez cette variété d'indulgences et de distributions spirituelles. Le ciel ne paraît que plus beau à contempler dans les diverses grandeurs de ses étoiles. La terre ne reçoit que plus d'ornements et de commodités, par la diversité des fleuves et des rivières qui l'arrosent ici plus, ici moins. Faites donc état de toute sorte d'indulgences, et n'en méprisez pas une seule. Surtout, après avoir pensé à vous-même, travaillez pour les âmes du purgatoire, vous ressouvenant de ce que dit saint Paul : Portez les fardeaux les uns des autres (Gai. 6). C'est une Charité qui vous sera bien rendue, soit du côté de Dieu, qui inspirera quelqu'un de vous rendre la pareille après votre décès, soit du côté des âmes qui n'oublieront pas vos aumônes et votre secours, soit du côté de leurs bons anges gardiens, qui se réjouissent que les âmes dont ils ont eu la direction soient tout affranchies, et aiment ceux qui y contribuent volontiers. Goûtez bien celle consolation que vous pouvez recevoir, que des âmes, par votre assistance, sortent des flammes ardentes, pour entrer dans un

(1) Cette indulgence est tout simplement une indulgence plénière appliquée à une âme du purgatoire ; mais Dieu accepte-t-il toujours une indulgence plénière gagnée pour les défunts, en sorte qu'elle ait rigoureusement son effet et qu'elle délivre effectivement une âme du purgatoire ? Là-dessus, les théologiens sont partagés, lisonsnous dans le Traité des Indulgences de Mgr. Bouvier, l*'» part. c. iv, art. 2. par. 2. V. 18

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océan de mille douceurs, après un abîme de douleurs. Procurt donc que ces âmes fldèles s'en aillent bientôt au ciel, pour ; louer et glorifier Dieif sans cesse. Oh ! combien je désirerais, dit un célèbre personnage, qu'il y eût une si grande ferveur de Charité dans les vivants , que tout le purgatoire pût être épuisé par leurs suffrages. J*avoue, dit un dévot religieux, que je souhaiterais être confiné dans un désert ou une prison pour toute ma vie , afin de n'y faire autre chose que ce qui est requis pour gagner les indulgences , et les appliquer à ces pauvres patientes, pour envoyer ainsi tous les jours des âmes A Jésus-Christ , qui Taiment de toute leur affection dans son Paradis, et afin encore de tirer de si horribles^ peines ces belles âmes, qui sont dans Tamitié de Dieu (1).

III. Considérez que, pour gagner les indulgences, il faut faire ce qui est porté par les bulles du Saint-Père ; car elles valent autant qu'il est porté par leur concession; c'est pourquoi, à moins que d'accomplir exactement le tout , on n'en peut profiler. Au reste , elles se donnent sous des conditions si aisées , eu égard à l'importance du bien qu'elles font, que l'on y gagne cent et dix mille pour un ; car c'est ordinairement à condition de se confesser et de communier, de visiter quelque église pour y prier Dieu dévotement sur quelque nécessité présente et pressante, de jeûner et de faire quelques aumônes. Toutes choses qui ne sont que des lys et des roses, au prix des peines et des épines poignantes dont Ton est exempté par leur moyeu. Même pour ce qui est de la confession, plusieurs estiment qu'elle n'est point nécessaire à ceux qui , depuis la dernière , ne sont pas tombés en quelque péché mortel ; si bien que les âmes, qui n'en auraient point la conscience, pourraient l'obtenir sans se confesser de leurs fautes. Cependant, ceux qui sont de cet avis, ne conseillent pas dans la pratique d'user de cette liberté, afin de ne rien hasarder, tant il faut être précis et consciencieux à tout observer exactement. Cela étant, on peut gagner l'indulgence ou le Jubilé, qui dure quelque espace de temps, autant de fois qu'on observe les conditions et toutes les bonnes œuvres qui y sont requises, lorsqu'il n'y a aucune clause dans la bulle qui y donne empêchement. Et quoique ce soit un très-bon conseil de

(1) P. Jean de Sainte-Marie, U 2.

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ftiire toutes les œuvres en état de grâce, c'est pourtant une opinion commune qu'il siffit d'accomplir la dernière en bon état, parce qu'elle suffît pour appliquer l'indulgence, ainsi que fait l8 communion dans le Jubilé en ceux et celles qui ont visité les ^lises, jeûné et accompli les autres conditions, quoique en état le péché. Mais, dira quelqu'un, quelle appareuce que celui qui l'a rien fait pour satisfaire par soi-même, entre en jouissance l'un si grand bien? Car si un homme chargé de dettes, et détenu n prison à ce sujet, pouvant se dégager, partie par ses propres iens, partie par l'assistance de ses amis, ne voulait être dégagé ue par les biens d'aulrui, sans y rien contribuer du sien, sans oute il se rendrait indigne d'être assisté par le secours de ses mis, et serait semblable i ceux qui mettent de lourds fardeaux iir autrui, qu'ils ne veulent pas toucher du bout du doigt, omment donc les chrétiens pourront-ils gagner le fruit de l'inulgence, s'ils n'ont rien employé de leurs propres satisfactions, t s'ils n'ont pas fait de pénitence pour leurs propres péchés ? i quoi un grand théologien répond : Si mon ami est négligent ans ses affaires, est-il pour cela indigne que je l'assiste ? Et 'est même un des droits de Tamitié qu'un ami supplée aussi Bx défauts de son ami; dès lors, la seule grâce qui fait les mis de Dieu les rend dignes que l'Eglise leur applique les satisletions de Jésus-Christ.

Admîrex en cette considération la grande facilité que vous rez de participer aux satisfactions de Jésus-Christ et des Saints : it auirei ont travaillé^ et vous profitez de leurs travaux (Jean, 4). «us-Christ a souffert un million de tourments. Les martyrs ti supporté des cruautés inénarrables par les tenailles armées ongles de fer, par les peignes et les harpons de fer. Les imbeaux et les lampes ardentes leur ont brûlé les côtés sur chevalet ; ils ont souffert la torture ; ils ont été déchirés par s taureaux. Les chaudières, les poêles, les lits ou les sièges fer, les casques ardents, les chemises de fer, et mille autres iirments, ont été mis en usage pour les faire souffrir. Les con- (seurs se sont aussi mortifiés diversement. Et en faisant ce B qui est requis pour l'indulgence, vous entrez en société de irs satisfactions, et vous vous libérez à leurs dépens des peines "anges que méritent vos péchés. N'est-ce pa$ là une grande ncMr de l'Eglise et une signalée miséricorde de Dieu à votre

égard? Ne faul-il pas être bien aveugle pour en faire mépris? Accomplissez donc de bon cœur ce qui'ftt exigé pour Tindulgence, afin d'en recueillir le fruit, et après la dernière action, entrez dans des sentiments de reconnaissance envers Dieu de ce qu'il vous a conservé jusqu'à cette heure, en laquelle vous avez pu jouir d'une faveur qui doit vous ôter le regret de quitter cette misérable vie, puisque si la mort arrivait, vous auriez le bonheur de passer sans délai de l'espérance à la jouissance bienheureuse.

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