‹ La théologie affectiveChapitre 34 sur 63 · TRENTE-NEUVIÈME MÉDITATION · texte numérisé non relu

TRENTE-NEUVIÈME MÉDITATION

DU SACMMEirr DE MARUGE.

I. Considérez l'essence du Mariage , lequel est un Sacrement de la loi chrétienne , consistant dans la mutuelle tradition que l'homme et la femme se font d'eux-mêmes en face de l'Eglise , pour la génération des enfants et la société de la vie. Le Mariage est appelé un Sacrement de la loi chrétienne, parce que Jésus- Christ étant venu au monde pour soulager les hommes dans toutes leurs plus grandes peines et difficultés, suivant ce qu'il dit lui-même : Venez à moiy vous tous qui souffrez, et je vous fortifie^ rai (Matth. 11) , et considérant les épines et les difficultés qui se rencontrent dans le Mariage, voulut en adoucir le joug par l'onction de sa grâce , et , pour cet effet , éleva la cérémonie ancienne du Mariage à la dignité de Sacrement , afin que la grâce y fût donnée aux chrétiens, pour les aider à porter plus aisément toutes les charges qui s'y rencontrent. Il y voulait aussi sanctifier l'état séculier de l'Eglise comme l'état ecclésiastique ; c'est pourquoi, comme il ordonna divers Sacrements d'Ordination pour sanctifier les personnes ecclésiastiques, ainsi il ordonna le Sacrement de Mariage pour sanctifier, par l'infusion de sa grâce , les personnes du siècle dans l'état de leur mariage , afin qu'elles y vécussent saintement. Pour ce sujet saint Paul appelle le Mariage du nom de Sacrement : Cest un grand Sacrement , je veux dire en Jésus-Christ et dans VEglise (Eph. 5). Voulant dire qu'il n'était point Sacrement en Moïse ou dans la Synagogue , mais en Jésus-Christ dans la loi chrétienne , qui a eu de plus grands avantages que la loi de nature ou de Moïse. Au reste, ce Sacrement consisté dans la mutuelle tradition que l'homme et la femme se font l'un à l'autre en face de l'Eglise , parce que cette cérémonie, par laquelle l'homme déclare par parole ou par signe

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qu*il prend une femme pour sienne, et la femme an homme pour sien , est proprement le Mariage , dans lequel ils se donnent et se transportent réciproquement domaine et puissance sur leur propre corps, c'est pourquoi saint Paul dit : La femme n'a point de puissance sur son corps; mais l'homme : semblablemetit l'homme n'a point de puissance sur son corps; mais la femme (i. Cor. 7). Aussi ce transport mutuel contient la matière el la forme du Sacrement , et est le signe sensible de la grâce sanctifiante , en tant qu'il rereprésente Funion de Dieu avec Tâme par cette grâce, par laquelle Dieu se donne à l'âme, et Tâme à Dieu, et s'acceptent l'un l'autre. Dieu agréant l'âme, et l'âme agréant Dieu par la sainte et divine Charité. Il est seulement à remarquer que les théologiens appellent ce transport la matière duSdcrement, en tant quo parlai l'homme et la femme se donnent l'un à l'autre , et la forme , en tant qu'ils s'acceptent l'un l'autre , parce que l'acceptation semble être l'accomplissement de la donation, et représente plus parfaitement et plus expressément la grâce sanctifiante , par laquelle Dieu et l'âme s'agréent réciproquement, que la seule offre ou présentation, laquelle peut être rejetée, ainsi qu'il arrive que Dieu se présente à plusieurs âmes qui le rebutent, comme plusieurs âmes se peuvent présenter â Dieu sans assea de perfection , et Dieu les dédaigne et ne les a point pour agréables. Quant à ce qui suit, que cette tradition réciproque doit être faite en face de l'Ëglise, on n'entend pas par cette face le portail de l'église matérielle, ou le dedans, mais la présence du propre curé de l'homme ou de la femme , ou du propre évêque , ou bien d'un prêtre commis ou député de leur part , et encore de deux ou trois témoins qui aient Tâge suffisant pour attester la vérité et le fait qui se passe devant eux. Que si cette tradition se fait devant un prêtre qui ne soit ni propre évoque , ni propre curé , ni député de leur part, alors le Mariage est clandestin et invalide , et n'est point Sacrement ; mais plutôt concubinage, qui doit être dissous ou réhabilité, sous peine de la damnation éternelle. Cela provient de ce que la matière propre et la forme du Sacrement de Mariage est un contrat civil, c'est-à-dire qui se passe avec des formes, des circonstances et des cérémonies que TKglise détermine selon le temps et le lieu. Or, dans le Concile de Trente l'Eglise a déterminé que ce contrat, pour être civil et légitime , devait se passer en face de

l'Eglise, ainsi qu'il a été expliqué; dès lors, s'il se passe autrement, il n'y a pas de Sacrement ni de vrai Mariage, ainsi que là où manquerait Teau naturelle ou les paroles : Je te baptise, il n'y aurait pas de Sacrement de Baptême ; ce qui se doit entendre des lieux où l'article du Concile sur le fait des Mariages a été publié, comme il l'est dans toutes les paroisses de la France. Enfin, il est dit que cette tradition réciproque ou donation mutuelle des corps se fait pour la génération et la société de la vie, parce que l'homme et la femme ne se donnent pas l'un à l'autre pour toutes sortes d'usages, sans limites aucunes, mais pour servir à la conservation du monde, à la propagation de leur espèce, et aussi pour s'entr'aider l'un l'autre dans les difficultés de la vie, et vivre en société de religion, de bonnes mœurs, et de travaux pour l'éducation, instruction et entretien des enfants, afin qu'ils remplissent un jour le ciel et contribuent à la gloire immortelle de Dieu, qui est la dernière fin du Mariage, et de toutes les choses bien ordonnées.

Admirez la merveilleuse suavité de Jésus-Christ, qui a voulu ennoblir le Mariage dans la loi chrétienne, et l'élever à la hauteur d'un Sacrement pour en adoucir les amertumes et en aplanir les grandes difficultés. Voyez quel désir il a que toute l'Eglise soit sainte , puisqu'il ordonne un Sacrement exprès pour les personnes mariées, qui font la plus considérable partie de l'état séculier. Apprenez encore combien c'est un grand abus d'estimer qu'il n'y a que le consentement sans autre formalité, qui fait le Mariage , ou qu'il n'importe devant quel prêtre, ou en quelle paroisse il se fasse. Jusques à quand la passion aveuglera-t-elle des âmes chrétiennes, qui se persuadent des erreurs si opiniâtrement à leur préjudice éternel et à la perte de leurs âmes? Enfin, ceux qui font état de se marier, doivent s'y disposer par des actions saintes , puisque c'est un Sacrement qui doit verser pleinement les bénédictions de Dieu sur ceux et celles qui le reçoivent. Malheur donc à ceux et à celles qui, se laissant vaincre par leurs concupiscences, provoquent sur eux les malédictions du ciel, s'approchant avec impureté de choses si hautes, avec infamie de choses si honorables, terrestrement des célestes, et avec brutalité de choses sacrées.

IL Considérez pour quelle fin on doit contracter Mariage et en user. La résolution commune est que ce doit être principale-

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ment poor la procréalion des enEinU qui serrent à la gloire de Dieu y et non pour le plaisir, parce que les Mariages qui ne visent qu'au plaisir ne durent pas lon^ement en paix, d'autant que tout amour qui naît de la corruption se change aisément en haine, et ce qui commence par un mauvais principe, se termine ordinairement par une mauvaise fin, comma sont les jalousies, les adultères, les trahisons, et en somme, le déplaisir. Aussi peut-on appliquer à ces Mariages les paroles de Jésus-Christ : Toute plante que mon Père célesie n'aura point plantée sera dérnc'tnée (Matlh. 15). D'autant que le Mariage n'est point planté de Dieu, qui ne se contracte point pour «a gloire. C'est pourquoi le déluge arriva sur la terre, lorsque les hommes dominés p^r leurs concupiscences, n'y recherchaient plus que les voluptés : U» enfanif de Dieu voyant les filles des htmmes qui étaient belles prirent à femmes celles qu'ils avaient choisies (Gen. 6). Et l'ange Raphaël , instruisant Tobie, lui disait : Tu épouseras une vierge avec ta crainte de DieUy plutôt porté par le désir d'avoir des enfants, que par la convoitise^ afin que, dans la postérité d'Ahraham, tu sm béni dans les enfants (Tob. 6), et il lui déclare que les démons ont pouvoir sur ceux qui se marient par les seules considérations de ' la terre. Que si dans FAncien-Testament c'était une chose si noire de se marier pour une fin toute sensuelle, il sera aisé de juger que le mal est bien plus grand dans la loi chrétienne, où le Mariiige a été relevé à la dignité de Sacrement. Quelquesuns le font passer pour un péché mortel , tel qu'en commettrait relui qui se ferait baptiser pour avoir la jouissance de quelque femme ciirélienne, à laquelle il ne pourrait arriver autrement, cur quoiqu'il reçût un véritable Baptême, il pécherait morlellemcnt, en le recevant à ce dessein. Ainsi, celui qui se marie principalement pour satisfaire à sa brutalité, bien que son mariage soit valide, pèche mortellement par l'abus d'une chose sainte , et on peut lui reprocher ce que Daniel reprocha aux veillards luxurieux : Race de Chanaan et non de Juda, la beauté t'a déçu (Dan. 13). Que si l'on dit que l'usage du Mariage pour cette fin n'est que péché véniel , et que le contrat fait pour la môme fin n'est pas plus criminel , on répond que le contrat est un Sacrecnent et une chose sacrée , mais que l'usage est chose profane et commune , c'est pourquoi l'abus n'en est pas si criminel; c'est comme celui qui se servirait d'un vase commun

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pour boire éedans, par le seul motif du plaisir, ne pèche pas comme celui qui se servirait des vases sacrés pour le même dessein, ainsi que fit le roi Balthazar, employant aux délices de sa table les vases sacrés de la maison de Dieu ; son crime est tenu pour mortel. Il est vrai néanmoins que tous les théologiens et les casuisted ne s'accordent pas à taxer de péché mortel l'usage du Mariage sans autre dessein que le plaisir, lorsqu'il n'y a point d'autres excès. Ils se fondent sur les paroles d'Aristote, qui règle les voluptés selon que les actions d'où elles naissent sont bonnes, mauvaises ou neutres, c'est-à-dire indifférentes. Et partant, comme l'usage du Mariage n'est pas vicieux, ils apprécient la volupté qu'on y recherche , comme celle que l'on prend dans les viandes savoureuses , qui ne sont point dérobées ni excessives en leur qualité. Et à vrai dire , si Ton s'arrête à la philosophie humaine, cette opinion est probable; mais il est difficile de la soutenir, si l'on veut se régler sur des maximes plus hautes. C'est pourquoi saint Augustin, le Maître des sentences, le Docteur angélique, et plusieurs autres, estiment qu'il y a péché véniel ; car c'est agir comme la bête, qui ne cherche que la volupté, et non pas la postérité qui serve Dieu et le glorifie ; et c'est pervertir l'ordre établi par la loi éternelle , qui veut que l'âme raisonnable ait domination sur toutes les choses inférieures , non pas les choses inférieures sur l'âme raisonnable. Tellement que la perfection des hommes mariés est de ne pas connaître leurs femmes pendant leurs mois, pendant leur grossesse , ou quand elles sont hors d'âge d'enfanter, ou quand elles sont stériles sans espérance de fécondité. Telle et si sublime devrait être la chasteté conjugale, et c'est où elle se doit porter , ne s'assujetlissant pas à la concupiscence du plaisir , mais s'en servant pour une fin glorieuse, qui est de donner à Dieu de nouvelles créatures qui puissent le louer , le servir et l'aimer éternellement. En quoi combien il est difficile de ne pas se tromper, celui-là seul le connaît, qui sait ce que sont les concupiscences , et combien souvent , par leurs pièges cachés, les plus spirituels s'imaginent se proposer une autre fin que leur assouvissement, et n'avoir rien pour elles. Au reste, tout soit dit plutôt en rapportant les sentiments des autres , que les nôtres propres.

Cependant , reconnaissons par ces considérations , que la

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condition du Mariage n'est pas sans beaucoup de difficultés, et que c'est bien plus tôt fait à plusieurs, de vouer, ou de conserver sans obligation « la chasteté virginale , que de se contenter de la chasteté conjugale. 11 est difficile de ne pas brûler étant proche du feu. Il est bien plus aisé de ne pas descendre du tout de la montagne , que d'arrêter sa course sur le penchant et de se contenir. Plût à Dieu que toutes les personnes qui sont dans l'état de continence entendissent bien ces dilBcullés ! elles porteraient compassion aux autres, dont elles ignorent les angoisses pour la chasteté , qui , selon quelques Saints , est nécessaire et obligatoire ; car la volupté qui provient des sentiments de la chair est brutale ; celle qui natt de la connaissance des créatures , est philosophique , et celle que l'on goûte à connaître et à aimer Dieu est angélique. Soyez donc béni, ô Dieu étemel ! qui nous avei appelés à l'état de continence, pour ; vaquer à vous connaître et à vous aimer purement.

III. Considérez les lois du Mariage , car comme tout ordre a ses lois et ses statuts , par l'observation desquels il se conserve et fleurit, ainsi le Mariage, qui est un ordre institué premièrement de Dieu au Paradis terrestre, et réformé par Jésus-Christ , qui en ôta la multitude des femmes , et leur répudiation, le ramenant à son principe. Ces lois sont la dévotion envers Dieu , la fidélité de l'amour réciproque , et l'instruction des enfants dans la piété. Car, pour la première loi, puisque tout Sacrement est établi pour sanctifier les âmes, et oblige celles qui le reçoivent à une plus grande pureté de vie , il en est de même du Mariage; c'est pourquoi un savant et pieux personnage l'appelle une société sainte et sanctifiante , un aide et un instrument de sanctification. En effet, il retranche les occasions des déshonnétetés, qui sont un des grands pièges de la sainteté, assujettit à plusieurs charges et diflicultés, lesquelles demandent beaucoup de perfection pour s'en acquitter convenablement. Pareillement les mariés sont obligés à procurer le bien temporel et spirituel de leurs enfants , à quoi la piété envers Dieu sert indiciblement ,. par laquelle ils attirent ses miséricordes sur eux , et détournent les foudres de sa justice , car il dit lui-môme : Je m$ le Seigneur , ton D\eu fort et jaloux , vengeant r iniquité des pères sur leurs enfants , jusques à la troisième et quatrième génération y etfaièani miséricorde ef% mille gêné-

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raiionê à ee9M qvi m'aiment et qardent mes commandementi (Exod. 20). La seconde loi est le fidèle et réciproque amour, auquel saint Paul donne pour modèle Tamour de Jésus-Christ envers son Eglise : Homr mes, aimez vos femmes comme Jesus^Christ a aimé son Eglise {Eph. 5.) Or, quel amour fut jamais pareil à celui deJésus*Christ envers les âmes? Combien a-t-il travaillé pour les sanctifier? Avec combien de douceur et de patience supporte-t-il leurs infirmités , et combien suavement se les réconcilie-t-il en leurs pénitences? Si bien qu'il dit ces tendres paroles en leur faveur : Tel qu'est un lys entre les épines , telle est ma bien^aimée entre toutes les filles. (Cant. 2) , donnant à entendre aux maris que leurs propres femmes leur doivent être comme des lys gracieux et odorants y et les autres comme des épines , que Ton ne peut toucher sans se blesser. C*est pourquoi elles doivent leur rendre la pareille , à Timitation de l'Eglise, qui n'aime et ne chérit que Jésus-Christ, duquel elle dit : Tel qu'est un beau pommier parmi les arbres boaagers , tel est mon bien-aimé entre les enfants des hommes (Gant. 2), pour leur apprendre que les autres hommes ne leur doivent sembler que des arbres sauvages , et qui ne portent que des fruits aigres , au prix de leurs maris. En quoi manquent grandement ceux et celles, nonseulement qui s'adonnent à des pratiques honteuses , mais aussi qui conversent ensemble sans paix et sans douceur, s'accablant d'injures, et s'afiligeant l'uu' l'autre par des traitements barbares. Ils n'offensent pas moins Jésus-Christ et son Eglise , dont l'union est l'image de leur société , que n'offenseraient un roi ceux qui traiteraient indignement le tableau du roi et de la reine tout ensemble, ce qui ne passerait pas pour un crime léger. Et la femme ne peut s'excuser sur le libertinage de son mari ; car, quel qu'il soit , si elle ne lui doit plus sa chasteté , elle la doit à Jésus- Christ. La troisième loi est l'instruction des enfants dans la piété, sans quoi les parents ne méritent pas vraiment le nom de père et de mère , ne leur ayant donné par la génération terrestre qu'une vie très-misérable et très-imparfaite , laquelle ne peut être accomplie que par de saintes instructions. Aussi , le diable est toujours aux aguets pour pervertir les enfants dès leur premières années. C'est ce dragon furieux de l'Apocalypse , qui attend l'enfantement d'une femme pour dévorer son fruit. Et il n'y a pas moins de cruauté à les abandonner alors en leur plus grand besoin , qu'à les laisser manger aux loups et aux

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serpents, quand on les en pourrait garantir. Parmi les Athéniens, la loi appelée pélasgique était des plus anciennes y elle obligeait les enfants à nourrir leurs pères et mères dans la vieillesse , de quoi néanmoins elle exemptait ceux qui, en leur jeunesse, n'avaient pas été instruits par eux en aucune science. Tant de tout temps le mépris de l'instruction des enfants a été réprouvé. Que ceux donc qui sont appelés à cet état , apprennent de tout ceci quelle doit être leur conduite , et qu'ils s'efforcent de s'en acquitter. 0 Seigneur! très-souveraine pureté, qui avez établi ce grand Sacrement , donnez-leur la vertu de vous conserver en tout événement raffection d'une pure Charité , et le désir de vouloir vous complaire , vous qui êtes l'époux immortel et préférable à toutes choses ! donnez-leur la grâce de la chasteté conjugale , et la douceur d'une paisible conversation , qui soit éloignée de tout mauvais soupçon, de querelles et de discordes. Enfin , octroyez-leur le zèle et la patience nécessaires pour instruire et former au bien les enfants , afin que leur Mariage ne serve pas à peupler l'enfer, mais à accroître le nombre de ceux, qui vous glorifieront dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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