‹ La théologie affective: ou, Saint Thomas en méditationChapitre 21 sur 45 · DE LA PEINE QUE MÉRITE LE PÉCHÉ MORTEL · texte numérisé non relu

DE LA PEINE QUE MÉRITE LE PÉCHÉ MORTEL

I. Considérez que le péché rend l'homme digne de punition, et passible de peines qu'on peut lui infliger en droit et en raison : Tribulation, dit saint Paul, et angoisse dans Vâme de celui qui opère le mal (Rom. 2). Saint Thomas en explique la cause (1) : C'est une cljiose naturdle, dit-il, que celui qui s'élève contre quelqu'un en reçoive du dommage; c'est pourquoi les contraires n'agissent jamais avec plus de violence que lorsqu'ils sont présents l'un devant l'autre, et qu'ils se combattent réellement, chacun d'eux s*efforçant de réprimer celui qui l'attaque. Or, le péché est en soi-même un acte désordonné, qui s'élève contre tout l'ordre qui se trouve dans le monde; car la nature humaine est sujette à trois ordres : le premier est celui de la raison, qui est la loi générale, chargée de diriger toutes les actions humaines. Le second ordre est celui du gouvernement spirituel ou temporel, dont toute âme doit être

(1) Qusest. 87. Art. 1.

dépendante ; . le troisième est l'ordre du gouvernement divin , qui a une conduite spéciale sur tout l'univers qu'il assujettit i ses lois. Le péché est en opposition avec ces trois ordres, il doit donc être réprimé par tous trois. Il attaque et combat la loi de la raison, la loi humaine et la loi divine ; c'est pourquoi e pécheur mérite trois sortes de peines, et doit être puni par oi-méme, par l'homme établi en autorité et par Dieu. En effet, e pécheur reçoit sa punition de lui-même, par les remords le sa conscience; il la reçoit de l'homme établi en autorité lar les diverses cmisures et les châtiments de la justice extéieure; enfin, il mérite d'être puni de Dieu, souverain juge de 'univers, qui a droit de tirer vengeance de toutes les actions perrerses, et d'en faire justice. Si nous voyons en effet que les choses nsensibles, quand elles sont attaquées par ce qui leur est conraire, se mettent en défense, comme fait l'eau contre le feu, ît le feu contre l'eau ; si un pauvre ver de terre foulé par le passant se dresse contre lui ; si les plus chétifs animaux emploient leurs forces naturelles contre leurs ennemis ; si les hommes les plus faibles et les plus méprisés entrent en indignation, et se roidissent contre leurs injustes agresseurs pour leur faire sentir quelque peine et quelque dommage. Dieu qui est le souverain monarque de tous les êtres, devant qui toutes les puissances mondaines sont méprisables, ne doit pas souffrir, sans s'émourair, que le pécheur^ l'attaque, et s'élève arrogamment contre lui, pour lui faire tout le tort dont il est capable. Cependant le pécheur s'élève contre Dieu pour lui faire injure, pour anéanir sa gloire, pour mépriser ses saintes ordonnances, pour pré- %rer sa propre volonté créée à la sienne qui est incréée. Le )écbeur qui a tant d'obligation à Dieu, qui lui doit savoir gré le ses bienfaits , qui doit l'honorer et le chérir plus que toutes choses cherche ses propres satisfactions et non celles de Dieu, ïontre toute raison et toute justice. H rapporte à soi-même et \ son propre honneur ce qu'il fait, et non à Dieu. En agis* »nt ainsi, il lui dérobe sa gloire pour se l'attribuer, il semble vouloir le détrôner, pour se mettre à sa place; et comme Dieu iété extrêmement libéral envers le pécheur, et que sa grandeur l'a point de limites , Toffense qui lui est faite devant aussi se nesurer sur la grandeur de la personne injuriée, et l'ingratitude ;ur la grandeur des bienfaits reçus , le pécheur mérite son

courroux et son indignation, il mérite que es grand Wm^ ifk lèTe contre lui pour le réprimer ; et dèt lora noue dOToni cm^ dure qu'il est digne d'élre maltraité de Dim, et de feoetol quelques sévères punitions. Quelques-uns maintiennent même qai le péché est digne de toutes les peines du monde, éternellai et tempordles de cette vie et de l'autre (1), de aorte que tom les maux, toutes les misères et toutes les désolations du mondi ont droit de fondre sur Thomme, pour punir l'outrage qu'A s'est efforcé de feire à Dieu.

Qu'ai*-Je donc bit, homme misérable, quand j'ai eensenti an péché f Hélas I je me suis soulevé contre le Maître de toatsi les créatures ; j'ai fait plus de cas de ma propre volonté, que je n*en ai fait de sa volonté toute^puissapte et adorable. J'n donc mérité qu'il se venge, puisque c'est chose natnrelle aui forts de réprimer les faibles , et de les ruiner quand ils s'éièivent et se révoltent contre eux (2). Où donc me Suis^je pré" eipitéf 0ht oui, je mérite que la puissance, la sagesse et it justice de ce grand Dieu concourent à ma ruine et à ma parte totale. Oh! oui, puisque j'ai offensé le dominateur de tous ta êtres , j'ai mérité que toutes les créatures me repoussent, fu la terre m'engloutisse, que l'air me refuse le moyen de resj^*rer, que la mer me noie, que le feu me brûle, que le| tigrss et les lions 3e mettent m fureur centre moi, que les «ges m'abandonnent à la puissance des cruels démons pour être .précipité dans l'enfer. Ohl certes, je suis digne que tous Iss hommes de la terre se moquent de moi f comme d'un insensé} parce que j'ai offensé mon Dieu. Quand je passe devant eui, je mérite qu'ils me jettent de la boue, et qu'ils me disent mille injures. Ahl mon cœur,. pourquoi ne vous abtmeis^vouB pas dans la douleur la plus amère, pourquoi ne faites-rvoua pss ruisseler de mes yeux des larmes continuelles ? biênr heureux saint Pierre , prince des pénitents , et vous sainte Magdeleine, reine des pénitentes, joignez ensemble vos Tpnèm pour nous obtenir le don des larmes.

II. Considérez que le pécheur mérite particulièrement denx sortes de peines : l'une est la peine du dam , l'autre est k peine du sens. La peme du dam consiste dans la privation du

(1) Gérson, L. de VltaBpirit. Leet. 4» — (S) AWarez Med. p. 4. e. t. Med. 8*

ras AGT£8 nUMAlKS. 2i5

des délieii étemdlM, et de la vision intuitive de Dieu, it de Diea mAme, comme de l'objet qui béatifie les créatures foi le contemplent. L'Ecriture sainte représente cette peine, en disant : U %• tôt» eimnah pai^ et ta parte ut fermée (Math. S5). Lm méehanii ne pùêsMermU pas le royaume de Dieu (i. Cor. 6). Peina qui est estimée la plus grave, parce qu'elle est directement opposée au souverain bien, et au plus grand contentement de TAme , qui est la vision et la jouissance de Dieu. La seconde peine est celle du sens, qui consiste en ce que la pécheur doit ressentir les cruelles tortures du feu dé l'enfer dans lequel il doit être enveloppé. Le feu et le iùufrej U Im eeprili de la tempête, dit le Prophète, sint la portion ie l$ur aaliee (Ps. 10). Dee charbons tomberont sur eux, vous Us jeUerez dans le feu , ih ne subsisteront pas dans les misères (Ps. 190). Leur feu ne s'éteindra pas , dit Isaïe (C. 66). Et Jésus-Christ : Retirez^ous de moi^ maudits , allez dans le feu étemel (Matth. 35). Saint Thomas donne la raison de cette double peine (1), parce qu'il y a deux choses dans le péché : k première est une aversion que l'âme a pour Dieu , oar en l'offensant elle s'éloigne de lui et abandonne sa volonté et son amitié. La seconde est un attachement ft la créatnre, parée que le péché ne se commet qu'en s'abandonnant à quelque créature, comme à l'or, ft la terre, A son intérêt, à son repos. L'aversion pour Dieu lui ravit la gloire qu'il a d'être la fin dernière, où toutes choses doivent tendre; et l'attachement à un bien fini, attribue cette gloire de Dieu à la créature, ce qui est lui bire une grande injure ; et voilà pourquoi Dieu se plaint de ces deux choses de la part du pécheur : Ils m'ont délaissé^ moi qui suis une source d*eau rive, voilà l'aversion. Ils se sont creusé des citernes (fui ne peuvent maintenir Veau (Jérém. 3) , voilà rattachement à la créature ; qui ne peut soulager la soif humaine, ou donner nn solide contentement aux désirs. Or, parce que le pécheur s'est détourné de Dieu en l'offensant, il mérite la peine du dam, et la privation de la vue de Dieu ; et parce qu'il s'est converti i la créature, il mérite d'être châtié par la même créature ; c'est pourquoi le feu au nom de toutes les créatures le tourmentera cruellement. Ainsi saint Thomas approprie les deux pebies da

(1) Q. 87. Art. 4.

âlft LA TUÊOLOGIE AFFECTIVE.

péché, aaz deux maux qui le constituent, ce qui o*est cependant pas rigoureux, puisque la seule aversion de Dieu mérite les deux peines et du dam et éa sens, aussi bien que le seul attachement à la créature. En effet, pour raisonner plus rigoureusement, présupposant que châtier , c'est <»user de l'ennui , et que l'art de bien punir consiste à administrer ce qui contrarie la volonté, ce qui peut lui donner de la tristesse; supposant pareillement que l'homme est capable d'être puni , parce qu'il a une volonté qui n'est pas toute-puissante, et qui peut être contrariée dans ses désirs; supposant en outre que l'âme péch^esse ne pouvait être plus rigoureusement punie que par ces deux peines du dam et du sens; car ces pemes sont capables de lui causeï la plus grande tristesse dont elle soit susceptible, Dieu étant le bien le plus doux et le plus agréable que l'âme puisse posséder, et dont la privation lui causera les regrets les plus vifSs, et le feu étant le plus actif des éléments, el n'y ayant point de doi)leur plus poignante que celle d'en être dévoré sans relâche; il s'ensuit que ces deux peines peuvent lui causer la plus grande tristesse possible : et, comme l'âme pécheresse est digne d'une telle tristesse, pour avoir mécontenté et offensé son Créateur, elle mérite ces deux peines.

Quelle haine donc , et quelle horreur infinie ne dois -je point avoir du péché, qui me rend digne de peines si pénétrantes et si épouvantables ? Hélas ! Le pécheur verra , et se courroucera ; il frémira des dents et desséchera (Ps. 111). Ik enrageront de faim^ comme des chiens^ et parcourront la ciié (Ps. 58) , ayant des désirs insatiables pour le Ciel, où ils pourraient trouver du repos et s'affranchir du tourment qu'ils endurent. mon âme! combien tu devrais appréhender ces supplices ; car , hélas ! si c'esl une douleur insupportable de t'approcher trop près du feu de Is terre , que sera - ce d'être ensevelie dans ce feu dévorant , ai milieu de ces ardeurs éternelles? Et si maintenant la perte d( quelque bien temporel te rend si triste, que sera-ce de souffrii la perte d'un bien infini? Si la mort temporelle, qui te débarrasse d'un corps misérable, est si horrible et si redoutable, pense, ô mon âme, â la douleur cruelle dont tu serais affligée, si la mort éternelle te séparait de Dieu ! Mille fois misérables leî pécheurs qu'attendent de si grands tourments ! Maudits ceux qm se détournent de vos voies (Ps. 118); maudits ceux qui poui

quelques mois» ou quelques heures de vie passées dans une trop grande liberté, exposent leurs âmes à ces punitions efiTroyables. divine bonté , ftiites qu'ils rentrent au plus tôt en eux-mêmes I Sei^eur ! déliirrez-moi aussi du péché, sauvez-moi de la peine du sens, et des flammes dévorantes de Tenfer; sauvez-moi de la peine du dam, ne me rejetez pas de votre face, ne permettez pas que je sois séparé de vous, ni que je m'expose à ce péril en vous offensant.

m. Considérez troisièmement que les peines dues au péché sont infinies en durée, et tant que Dieu sera Dieu, l'âme souillée du péché mortel en recevra le châtiment. Allez ^ tnauiitêf au feu étemel (Hatth. S5). Et parce que quelques-uns ont dit que le feu était bien étemel, mais non pas l'action de brûler, comme si les âmes en devaient être délivrées api*ès quelques milliers d'années, TEcriture sainte dit en un autre endroit : // donnera leur chair à la flamme et aux vers^ afin quih soient brûlés pendant toute V éternité (Judith, 16). Et ailleurs, encore : La fumée des tourments montera dans tous les siècles des siècles (Âpoc. 14), c'est-à-dire , sans terme et sans fin. Les Conciles ont aussi affirmé cette épouvantable vérité (i), afin qu'il ne fût pas permis aux chrétiens de la révoquer en doute. C'est ce qui met les impies au désespoir; sitôt que, sortis de cette vie, ils ont une connaissance certaine de la stabilité de ces peines, ils ne cessent d'en murmurer coqtre Dieu, et de blâmer sa justice et sa sévérité, pendant que tous les saints l'en louent et l'en glorifient. En effet, quand un sage législateur donne des lois, et propose des peines contre ceux qui les enfreindront, avec des récompenses pour ceux qui les observeront, on mérite justement ces peines en les violant, et ces récompenses en s'y soumettant. Dieu est juste et plein de sagesse, il n'a point son semblable parmi les législateurs. Dès lors, puisqu'il a donné des lois aux hommes avec menace de peines éternelles contre ceux qui les mépriseront, il faut juger que le péché les mérite. Aussi le pécheur s'est privé volontairement de la grâce de Dieu et de son Paradis, il a détruit en lui-même le principe de la vie spirituelle, qui est la charité, et parce que, par ses propres forces, il ne peut sortir de cet état, sa ruine est de soi-même irrépara-

(1) LateraB. sub Innoc. m. Gap. Firmiter.

Sit LA THtûLOGIE ArFECTlVE.

Ue, et ainsi 11 tfM mis, pbar ce qui dépend de loi, dam h eu de demeurer à Jamais dans le péché ; c'est pourqud après eettê vie, où il n'y a plus moyen de recourir à la ptoitence et à la satiabetiony et oA Toffense ne se répare plus, h peine d^neore étemelle, femme celui qui a perdu le principe de la vue demeure è jamais ateugle. De pins, par le péché mortel, une âme a'éloigne de Dieu pour Jamais, d'autant plus qu'elle renonce au moyens qu'elle a de jouir de lui pour une éternité ; en commettant le péché, c'est comme si elle disait è Dieu : Je tous rejette pour toujours. Je me sépare de vous par un divorce perpétuel, n est donc juste qu'elle en soit ehAtiée toute Tét^té. Cette raison est des plup concluantes. Toutrfois, roblijiation que Thomme a de servir Dieu est hiflnie ; ear si elle était finie, il pounrait s*en acquitter, et ainsi demeurer quitte envers lui de tout devoir de servitude, et dès lors, une créature ne devrait plus rien A son Créateur, ce qui est impossible (1); son obligation est donc infinie. En effst, il a reçu de lui une Ame immortelle ; si celte Ame ne devait durer que l'espace d'un Jour, l'homme devrait encore en avoir quelque obligation A Dieu ; si. elle devait durer l'espace d'une année, son obligation serait encore plus grande. Puisque cette Ame doit avoir une existence d'une durée infinie et étemelle, l'obligation que l'homme a envers Dieu pour son Ame, est donc infinie. Or, telle l'obligation, telle la transgression. Dès lors la transgression par laquelle il offense son bienfaiteur infini, est d'une malice infinie, par conséquent elle mérite une peine infinie, sinon en souffrance, au moins en durée. D'un autre côté, le vice et la vertu sont contraires, leurs effets doivent donc être aussi contraires ; or, la vertu mérite une récompense éternelle, le vice et le péché méritent donc également -un supplice éternel. Et certes, si la vertu mérite une éternité de récompense , le péché méritera plus encore de la justice de Dieu une éternité de supplices ; car , quand nous pratiquons la vertu, nous y contribuons pour peu de choses, il y a plus de la part de Dieu que de la nôtre ; au contraire , quand nous commettons le péché, nous y contribuons pour le tout. Dieu n'y apporte rien du sien. Si donc , la vertu à laquelle nous avons si peu de part, mérite tant de la justice de Dieu, il faut bien croire

(1) Guillel. de Paris, de Legibus, c. 21.

01BI ACnS HUMAmf. 119

que le péché qui nous appartient tout entier, méritera plus de peine derant sa justice ; c'est-à-dire, une peine étemelle et infinie en durée. Le Docteur Almain ne s'arrête point là (1), il dit qoe le péché nuMial mérité uba fèm Infinie, el que, comme la créature n'est point capable de subir une telle peine. Dieu ne la châtie jamais autant qu'elle le mérite, qu'au contraire, il la châtie toujours moins, en ce que ces péchés exigent une plus grande punition. Sa principale raison est , que le mal de la couïpe est toujours plus grand que le mal de la peine, quelle qu'elle soit, et dans la balance de Dieu, le péché pèse toujours plus qu'une peine très-grave ; ainsi, le mal de la peine ne sera jamais égal à celui de la coulpe. Or, pour punir la coulpe à la rigueur de son démérite, la peine devrait être égale ; cela ne pouvant être. Dieu ne peut punir le pécheur autant qu*il le mérite. Enfin, le cardinal Gajetan (I) maintient que le pécheur mérite d'être anéanti^ et de perdre tout son être, parce que si la justice humaine prive de la vie ses criminels, la justice divine en peut aussi priver les siens ; c'est pourquoi les damnés ont sujet de remercier encore la bonté de Dieu et de lui dire : Ce sont ki misérlcordei du Sei^ gnenr, aui noiis ont empêchés de tomber dans le néant (Thren. 3). Maudit soit donc mille fois le péché qui soumet la créature à une infinité el à une éternité de peines. infinité ! 6 éternité ! pourquoi voi]s considérons-nous si peu , et détournons-nous ailleurs nos méditations ? ô aveuglement et stupidité des hommes, que réterpité n'émeut pas ! Seigneur, que les autres vous demandent ce qu'il leur plaira des honneurs, des richesses, moi je n'ai qu'une seule grâce à vous demander ; accordez- la moi , 6 mon Dieu, et refùsez-moi plutôt toutes les autres, si vous le voulez ! Seigneur, cette grâce est de me pardonner les péchés du passé, et de m'en délivrer à l'avenir. Seigneur, mon âme est effrayée des peines du péché, les anges damnés ne les souffrent qu'avec qne rage éternelle, que feront donc les créatures faibles et délicates^ accablées de ces peines ? Hélas ! homme misérable^ pense maintenant d'une manière sérieuse â amender ta vie, car ce sera chose horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant (Héb. 10).

(i) In Morul. Tract. 3. Î9. — (2) Ad. Qu. 87. Art. 4.

220 LA THÉOLOGIE APTECTIVE.

YINGT-DEUXIÈUE MÉDITATION. \

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