Eusèbe, //. E
appel d'abord aux Ecritures divines ; puis aux vénérables auteurs ecclésiastiques, Justin, Miltiade, Tatien, Clément (d'Alexandrie), qui tous proclament la divinité du Christ^; à Irénée, à Méliton, dont les livres sont dans toutes les mains. Il rappelle la condamnation de Théodote le corroyeur par le pape Victor. Il raconte un fait bien connu, arrivé sous le pontificat de Zéphyrin. Un certain confesseur, nommé Natalis, fut circonvenu par Asclépiodote et le second Théodote, qui, en faisant miroiter à ses yeux un gros revenu, le décidèrent à se laisser créer évêque de la secte. Le Seigneur, en sa miséricorde, multiplia les avertissements pour détourner l'antipape Natalis de la voie criminelle où il s'engageait; finalement, il envoya des anges qui le fustigèrent pendant toute une nuit et le mirent en sang. Le lendemain, Natalis éperdu, allait se jeter aux pieds de Zéphyrin et solliciter son pardon : après avoir donné des gages de repentir, il rentra dans la communion de TEglise. Le même auteur anonyme flétrit les entreprises téméraires de ces hérétiques sur l'Ecriture 2.
Théodoret^ réédite Thistoire de Natalis, en Tabrégeant, et désigne la source autrement que n'avait fait Eusèbe : c'est le Petit Labyrinthe, attribué par quelques-uns à Origène, mais où Théodoret ne reconnaît pas la manière d'Origène. Ce nom de Labyrinthe^ rapproché d'un texte de Photius'', nous a mis sur la voie de l'attribution à Hippolyte de l'écrit Contre Arténion, appelé aussi Petit