Bened. Jac, 7, p
(Gen., 49) sur les fils de Joseph *, n'auront leur plein effet qu'en la personne du Christ. Les mains de Jacob croisées sur la tête de ses petits-fils, et la préférence par lui donnée à Ephraim sur Manassé annoncent le mystère de la croix, la déchéance du peuple juif et la vocation du peuple chrétien. Les crimes de Ruben^, de Siméon, de Lévi 3, présagent les crimes des Anciens, des Scribes et des Prêtres contre le Christ. Issachar ^, ce rude travailleur qui prête son épaule aux fardeaux, figure, lui aussi, le Crucifié. Dans le commentaire sur les Bénédictions de Moïse (Dent., 33), les mêmes préoccupations reparaissent, avec des perspectives plus largement ouvertes sur l'adoption divine des hommes en Jésus-Christ, sur la dernière parousie du Sauveur et son règne éternel. En lui revivra, surélevé, le personnage de Joseph ^; issu, selon la chair, de Lévi et de Juda, chefs de tribus sacerdotale et royale, reconnu dans le temple par un Siméon, pour l'accomplissement d'une ancienne prophétie^, confessé devant les Gentils par Zabulon, selon un autre prophète ', annoncé à tout l'univers par un enfant de Benjamin, l'apôtre Paul, il régnera non seulement sur les douze tribus issues de Jacob, mais sur tous les peuples de la terre ^. Après sa victoire définitive sur le démon, ses saints entreront avec lui dans son éternité ^. Ben-