Bened. Mos., 23, p
jamiii, ce fils préféré, qui met fin à la captivité de ses frères, est, lui aussi, comparé au Christ^. Dans le morceau sur David et Goliath (1 Reg., 17 ., nous retrouvons le Christ sous les traits de David, son ancêtre -. Pasteur des brebis de son père, il étreint dans ses bras la mort comme un lion, et le péché comme un ours; il chasse le tentateur, ce loup dévorant; il ranime Thomme, pauvre brebis morte; il écrase avec le bois la tète du serpent, selon qu'il était écrit de lui (Gen., 3, 15); il retire Adam des profondeurs de l'enfer. Sa victoire est honorée sur terre par le cortège triomphal des foules chrétiennes ■^, acclamée au ciel par les anges; les âmes des martyrs attendent leur libérateur.
Nous pourrions colliger dans l'œuvre exégétique d'Hippolyte diverses figures des deux Testaments, par exemple le double symbolisme des monts Hébal et Garizim ^, le mont des malédictions et celui des bénédictions. Il poursuit jusque dans les noms le parallélisme des deux économies divines. Nous avons vu que Siméon, lîls de Jacob, annonce le vieillard Siméon; Juda, autre fils de Jacob, vendeur de son frère Joseph, figure Judas, vendeur de son Dieu.
Parfois étrangement littérale ^, l'exégèse d'Hippolyte s'attache d'ordinaire aux idées, plus qu'aux mots, du texte sacré. Le développement se déroule avec l'aisance d'une homélie familière, coupé non seulement de ré-