CD., 1, 19, p. 30, 27; 2, 8, p
3. CD., 2, 30, p. 98, 21; 2, 33, p. IW, 11. — Nombreuses formules oratoires : àyaTtYiTot, 1, 33, p. 44, 15; 2, 8, p. 00, [4; 30. p. 100, 4, etc. Cette appellation lamilière se retrouve même parfois dans les Philosophumena : 4, 50, p, 130, 7; 5, 27, p. 240, 10. Cf. la Chronique, 19, p. 34, 4 : âYa7rr,T£ \io\) (xoeXçé ; 240, p. 128, àSe/.sà TifiitÔTatt. — Bardenhower avait conjecturé que le Commentaire sur Daniel se composait d'une série d'homélies (Des heiligen Hippolytus von Rom Kommentar zum Bûche Daniel, p. G9). Mais la conjecture ne s'est pas vérifiée.
4. Photius, Ilibliothec.,2Q2. — Voir ibid., 203, la comparaison avec Théodoret, que Photius met bien au-dessus d'IIippolyte.
5. CD., 2, 37, p. 114, I : 'ESpaïo; ouv yévou, w dy^çnoizi, \i.r,TZOTt -iti ttictei (iafjLêaîvwv, xai ôx' àv x/.r,6f,; tlç (iaprjpiov, 7:po9y|jLw; iniv.ovaov, ïva i] Triaitç cou çavî). — 4, 7, p. 200, 5 : "Iva xaxà Tiiv-a ÉSpaioj; é'Ttwç 6 âv6pw7roc xaî âv |i.r,Sîvi pajiêaîvwv tû vol i| oÀir,; v.apoia; zS) Qzû) TriTTsùcai o'jvrfiri.
EXKGÈSE. 125
nombreux développements, quelques-uns fort beaux, d'autres subtils. Suzanne • et son époux représentent l'Église et le Christ; le paradis (ou jardin) de Joakim représente le lieu de la vocation divine, où Dieu planta ses élus, arbres chargés de divers fruits; Babylone représente le monde; les deux vieillards impudiques représentent les deux peuples acharnés contre l'Eglise, Juifs et Gentils, unis dans l'iniquité ; le bain de Suzanne représente l'eau baptismale; les deux servantes qui l'assistent représentent la foi et la charité ; les parfums qu'elle répand sur son corps représentent les grâces de l'Esprit-Saint; l'angoisse de Suzanne et son cri de détresse représentent les épreuves des saints et la prière qu'ils font monter vers le ciel. Dans l'histoire de Daniel, autre allégorie - : Babylone est le monde, Darius avec ses satrapes est le prince de ce monde avec ses suppôts, la fosse aux lions est l'enfer, séjour provisoire des âmes, les lions sont les anges du châtiment. Hippolyte rencontre parfois moins bien. Ainsi les soixante coudées que mesure la statue de Xabuchodonosor ^ figurent les soixante générations de patriarches qui, d'après l'Ecriture, séparent le Christ d'Adam.
Cette exégèse rappelle souvent celle de Philon, et l'on y. rencontre des traits de provenance juive. Mais tandis que le théosophe d'Alexandrie empruntait ses développements au spiritualisme platonicien, le prêtre romain s'inspire de l'Evangile ; l'opposition des deux Testaments