Prudence, Penslephanon, 11, v
3. H. Marucchi, Éléments d'archéologie chrélienne, 2, p. 300.
Attamen excisi subter cava viscera montis
Crebra terebrato fornice lux pénétrât.
Sic datuj' absentes per siibterranea solis
Cernera fulgorem, luminibusque frui.
Talibus Hippolyti corpus mandatur opertis,
Propter ubi apposita est ara dicata Deo, nia sacramenti donatrix mensa, eademque
Custos fida sui marlyris apposita.
En finissant, le poète rappelle la date du 13 août, consacrée à la mémoire de saint Ilippolyte ^ .
Si bene commeniinî, colit hune pulcherrima Ronia Idibus Augusti mensis...
Et maintenant, nous avons le droit de le demander, Prudence, qui fait traîner Hippolyte par ses chevaux furieux, prenait-il pour de l'histoire cette poétique horreur? C'est au moins douteux. Mais déjà l'imagination populaire, travaillant sur le souvenir très imprécis d'Hippolyte, avait associé son nom à l'antique légende d'Hippolyte, fils de Thésée. Voilà probablement toute l'origine d'un supplice assurément peu commun dans les actes des martyrs. La naïve ignorance, qui mêlait ainsi la fable à de vénérables traditions, fait sourire notre âge désabusé. Mais pour un poète, en quête de motifs épiques, cette donnée supplémentait heureusement la brève notice de Damase. Prudence connaissait d'ailleurs une fresque représentant la mort du Théséide - : il la mentionne ailleurs encore ^, et a pu fort bien s'en inspirer ici. Quoi qu'il en soit, la narration du Peristephanon demeure pour nous la plus ancienne allusion à un martyre sanglant d'Hippolyte : ce développement nouveau, qui apparaît dans sa bio-