‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 130 sur 210 · COMMENTAIRE DU CANTIQUE · texte numérisé non relu

COMMENTAIRE DU CANTIQUE

sant en personne, y met le sceau. Le règne de la Synagogue est fini, celui de l'Eglise commence.

Dans la suite du Cantique, on n'entendra plus la voix de ^a Synagogue; mais TEglise se loue elle-même. Qui donc monte du désert ', dans un nuage d'encens, sinon l'Eglise issue de la gentilité, admise par la miséricorde divine dans 4a cité sainte ? Cette colonne de fumée qui s'élève du désert, c'est la prédication chrétienne, qui s'élève de la terre au ciel. — Le lit de Salomon 2, c'est le Christ lui-même, en qui se reposent ceux qui ont déposé le fardeau du péché. Il n'y a de repos qu'en lui. C'est le lit caché, préparé à Elie par la Sunamite. De ce lit se levèrent, à Tappel du Christ, le fils de la veuve et la fille du chef de la synagogue; près de ce lit, une femme incurable trouva la santé. Lit délicieux, pour les convives qui y goûtent, comme à Cana, le vin du miracle! Lit des Patriarches, qui s'y reposèrent parla foi! Les soixante vaillants qui l'entourent figurent les Patriarches, dont l'Ecriture compte soixante générations, d'Adam jusqu'au Christ. Sur ce lit reposent même les justes issus de la gentilité, louant Dieu éternellement.

Là s'arrête pour nous l'œuvre authentique d'Hippolyte"' : s'il y a donné une suite *, il y célébrait sans doute l'Église issue de la gentilité. Outre le développement allégorique, commandé par le sujet, on remarquera dans ce commentaire le tour homilétique cher à l'auteur, avec des excla-

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