‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 132 sur 210 · I. SCIENCE PROFANE · texte numérisé non relu

I. SCIENCE PROFANE

Hippolyte concluait sa Réfutation de toutes les hérésies par un appel éloquent aux Grecs et aux barbares ^ « Telle est, disait-il, la vérité sur Dieu, Grecs et Barbares, Chaldéens et Assyriens, Egyptiens et Libyens, Indiens et Ethiopiens, Celtes et guerriers Romains, et vous tous habitants de l'Europe, de l'Asie et de la Libye, écoutez les conseils que je vous donne, disciple du Christ ami des hommes, et moi-même leur ami. Accourez donc, et apprenez de nous qui est le vrai Dieu... « Au cours des livres précédents, il avait rencontré diverses civilisations et les traditions religieuses de divers peuples : les jugements qu'il en porta intéressent la valeur chrétienne de son œuvre, et à ce titre doivent nous arrêter ici.

L'hellénisme se présente le premier. Hippolyte n'eut pour lui qu'indifférence. Ni les poètes, ni les philosophes, ni les savants de la Grèce n'excitent son enthousiasme. Il ne les ignore pas, mais la prédominance de l'idée religieuse opprime dans son âme toute émotion esthétique ou

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