‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 146 sur 210 · Introduction, p. v et p. xi.iv-xlv · texte numérisé non relu

Introduction, p. v et p. xi.iv-xlv

4. Pseudocyprien, De Faucha compulus. — L'ospuscule est daté, c. 22 : A passione usque ad annum quintum Gordiani Arriano et Papo coss.

à cette date, la pleine lune vraie était de trois jours en retard sur le canon. La réforme proposée par l'auteur du traité pseudocyprianique De Pasclia computus n'étaitqu'un mauvais palliatif : elle consistait à déplacer le terme initial de la chronologie d'Hippolyte, pour compter l'âge du monde, non à partir du premier jour de l'hexaméron, mais à partir du quatrième * ; l'auteur justifiait cette correction par le raisonnement que voici : Les astres destinés par Dieu à servir pour la mesure des temps n'apparaissent dans l'hexaméron que le quatrième jour : parler de jour astronomique avant cette date, serait un non-sens, il convient donc de reporter au quatrième jour l'origine des temps, car pour parler de pleine-lune, il faut tout dabord avoir une lune. Cette observation naïve, par laquelle Fauteur croyait supprimer à tout jamais la cause d'une erreur devenue évidente, montre que la fortune du célèbre Canon pascal fut en réalité assez courte. De plus, elle confirme ce que nous savions déjà touchant la date de son apparition. Pour appeler en 242/3 une correction de trois jours, le canon d'Hippolyte devait remonter à quinze ou vingt ans déjà. Le Pseudocyprien ne prononce pas le nom d'Hippolyte; mais assurément, c'est bien son invention qu'il veut rectifier.

Le canon donné à Rome par Hippolyte vers l'année 224 2,

suppleti suut anni CCXV, ab Exodo autem omnes anni I DCCXCIIII. — Cette indication répond à Tannée 242/3 P. C.

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