Comparer Tertulliou, Adv. Judaeos
5. CD., 4, 23, p. 242, 1. — Voir les auteurs cités en note par Bonwetsch ; notamment la conjecture — hardie — de Salmon, Hermathena, 8, 1892, p. 170 sq.
trente-trois, au lieu de trente, parait dû à une interpolation.
Malgré le « coup de pouce » du Pseudocyprien, le canon d'Hippolyte devait être abandonné à brève échéance. Nous ne savons pas à quelle date Rome y renonça définitivement ; mais cette date ne peut pas être éloignée du milieu du troisième siècle. De Rossi a signalé ^ une inscription chrétienne, de l'année 269, qui montre l'harmonie dès lors rétablie entre l'année astronomique et le comput ecclésiastique.
Cet essai de chronologie sacrée n'eut donc pas tout l'avenir que lui avaient promis les amis et les admira rateurs d'Hippolyte. Il nous a semblé néanmoins que l'épisode du canon pascal méritait une place dans notre enquête théologique. Indépendamment de l'intérêt rétrospectif qu'il présente, il confirme les inductions que nous avons pu tirer d'ailleurs quant à la science profane d'Hippolyte. Suffisante pour faire illusion à des contemporains peu cultivés, elle n'était pas à l'épreuve d'une critique attentive. Les astronomes romains pouvaient encore apprendre beaucoup de leurs confrères alexandrins, et Hippolyte eut peut-être l'imprudence de croire qu'il pouvait s'improviser astronome.