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ment toutes les catégories de lecteurs, et l'on s'explique aisément que nos trois traducteurs latins l'aient, à ce qu'il semble, entièrement laissé de côté; il n'en demeure pas moins pour nous la partie de beaucoup la plus instructive de la Chronique.
Tandis qu'Hippolyte acquérait inopinément des droits sur le Stadiasmos ^ il perdait ceux que des raisons spécieuses lui avaient souvent fait attribuer sur le catalogue de papes conservé par le chronographe libérien ^ Certaines différences de rédaction, que l'on remarque dans cette liste à partir du pontificat de Pontien, avaient donné lieu de croire que la première partie provient d'une source distincte ; et il était naturel de penser à Hippolyte. D'autre part on avait cru reconnaître, dans une indication obscure du Liber generationis I. la trace de ce catalogue, disparu de la Chronique d' Hippolyte. Cette opinion, devenue commune, semble définitivement condamnée par la découverte de l'original grec, car la trace du catalogue papal ne s'y retrouve pas, à la place où on la cherchait '. On ne devra donc plus faire honneur à Hippolyte de cette liste papale, et on ne devra pas non plus lui faire un reproche des erreurs et bizarreries qu'elle renferme, par exemple : dédoublement du pape Anaclet en deux personnages. Clet et Anaclet, interversion de Clément et d'Anaclet, omission d'Anicet, d'Eleuthère et de Zéphyrin.
1, Voir Momrasen, Abhandlungen der philol. histor. Classe der Kônig . sachs. Gesellschafl f. Wissensch., 1. 1850, p. 596 sqq. ; de Rossi, Roma sotlerranea, vol. 2, p. ni; Duchesne, Liber Pontificaîis, t. l, 1886, p. viii sqq. ; ^iomnisen, Monumenta Germaniae historica, Auctores antiquissimi, 9, 1891,