‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 156 sur 210 · Voir A. Bauer, op. rlf.. p. 32 et 33: p · texte numérisé non relu

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l.A CHKONIQUE DHIPPOLYTE. 167

Il faut probablement revenir à la pensée de Doellinger*, qui admettait à l'origine du catalogue libérien un archétype latin, et non un archétype grec.

L'effort d'Hippolyte pour rehausser la culture intellectuelle des milieux chrétiens, en y infusant un peu de science profane, ne manquait pas d'opportunité ; il n'a rien d'ailleurs qui puisse surprendre, à cette époque où l'hellénisme pénétrait partout : nombreux devaient être parmi les fidèles ces oi\z\ix()v.: auxquels il dédie son livre. Avant lui, on avait déjà songé à harmoniser la donnée biblique avec l'histoire du monde, et les premiers essais sont dus à des Juifs : au premier siècle de notre ère, le Livre des Jubilés ~ et quelques pages de Josèphe ^ témoignent de cette préoccupation. Au commencement du troisième siècle, on la rencontre chez divers auteurs chrétiens, notamment chez Clément d'Alexandrie et Jules Africain. Plusieurs pages des Stromates* se retrouvent à peu près textuellement dans la chronique d'Hippolyte : le recours à une source commune suffit peut-être à expliquer cette coïncidence, mais il peut se faire aussi qu'Hippohi;e ait connu le livre de Clément, et nous savons qu'il était homme à le copier sans scrupule. La Ghronographie de Jules Africain, qui ne descendait pas au dessous du règne d'Elagabale, mettait à la disposition d'Hippolyte de riches matériaux, dont il usa librement, et sans doute dans un esprit moins

1. Doellinger, Hippolytus und Kallistus, p. 67 sqq.; cf. Kruscli, Nev^s Archiv, 7, p. 469.

2. Voir R. Charles, The Book ofjubilees, or The Utile Genesis; traductioa de l'éthiopien. London, 1902.

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