Tyn-heni ad liloris oram
Quacque loca aequoreus proxima Portas habet.
Ne serait-ce point là le premier lien qui fixe à l'embouchure du Tibre le souvenir de notre saint? Si ingénieuse que soit l'explication, on peut se dispenser d'y recourir : il suffisait qu'Hippolyte eût traversé Porto à son départ pour la Sardaigne, et que ses restes eussent traversé cette ville au retour, pour qu'une dévotion locale s'établît envers un saint très populaire dans Rome, et pour qu'un peu plus tard on songeât, soit à faire du saint un ancien évêque de Porto, soit à le mettre en relations avec les autres patrons du même lieu.
L'examen d'autres martyrologes nous révélerait bien d'autres combinaisons entre les souvenirs des divers Hippolyte
1. Bunsen, Ilippolylus and his ciffe, 2° éd., London, 1854, p. 269, 422.