Joan., 2, 18. 2-2; 4, 3; 2Joan., T
faux prophètes en général, il désigne déjà chez Irénée* ràvTix£i[.uvoç en personne. Hippolyte, qui ne cite jamais les épîtres joanniques, suit ici l'évêque de Lyon. Il trouvait au cinquième livre Contre les hérésies les grandes lignes de sa monographie; l'ébauche est devenue entre ses mains une des œuvres les plus intéressantes de la patristique primitive.
Œuvre de foi militante, dont la portée est double : d'une part elle oppose aux négations de l'infidélité la pleine doctrine du salut, contenue dans les Ecritures 2; d'autre part elle apporte aux hommes de la génération présente des enseignements adaptés à leurs besoins.
Continuatrice de la mission du Verbe, l'Eglise ne cesse d'engendrer le Verbe dans les âmes, et par là d'engendrer à Dieu des saints. Nous savions déjà quelle place unique, tient, dans la théologie d'Hippolyte, cette grande idée qui le possède entièrement, la seule qui fasse jaillir des profondeurs de son âme des accents émus. Ses écrits eschatologiques remettent sous nos yeux la fécondité surnaturelle de l'Eglise, manifestée par une incessante opération de grâce, consommée par les épreuves de la fin des temps. Dans ces pages où le jeune apôtre a versé le meilleur de sa science et de son zèle, on sent véritablement battre le cœur de l'Église romaine : c'est leur mérite durable et leur originalité.
La signification politique de cette eschatologie mérite une attention particulière. Hippolyte ne fut pas le pre-