‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 189 sur 210 · Notamment Haer., 5, 25, 1; 5, 3<J · texte numérisé non relu

Notamment Haer., 5, 25, 1; 5, 3<J

2. Ant., 1, p. 3, 4 : 'Aç^vw; àp'jcàiievo; Jj; ï% àyia; irViY'i; i-% aÙTôJv tùw Ôîîwv rpaowv..., ôirw;... ô'j(7W7rriT7i... toù; âvTi5iaT-6îu.iVO'j; y.at âvTt)iYovTa; t(ô ffWTr,pi({) )ôyM.

LESCHAÏOLOGIK DUll'l'OLVTE. 205

mier à faire peser sur Rome les anathèmes prophétiques relatifs à la fin des temps; mais il Ht preuve en cela d'une clairvoyance supérieure. Tandis quTrénéc, durant l'accalmie qu'a produite le règne de Commode, semble vouloir détourner ses yeux de ces textes accusateurs, Hippolyte, à la lueur sanglante des événements accomplis sous Sévère, a compris l'opposition irréconciliable qui existe de fait entre la cité de la terre et la cité du ciel. La prostituée des sept collines, ivre du sang des saints, ne trouve plus grâce à ses yeux, et s'il continue, avec Tertullien', à voir dans l'empire romain la force qui retient le monde sur le penchant de ses destinées, il se sépare de lui en demandant aux oracles scripturaires une leçon immédiatement pratique, et en cherchant à prémunir sa génération contre l'affolement de la dernière heure. Il est vrai qu'il recourut, dans ce but, à des considérations peu solides et à des calculs bizarres; mais à côté de ces faiblesses, il est juste de noter la haute portée morale des pages où il fait voir, dans la persécution présente, une image anticipée de l'épreuve suprême, et rappelle chaque mortel au souvenir de sa propre lin. Tertullien, dans l'Apologétique-, montrait encore les chrétiens priant pour retarder la fin du monde : bientôt après, et jusqu'au bout de sa carrière, il devait appeler cette fin de ses vœux\ Hippolyte la redoute* : son attitude paraît plus

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