‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 20 sur 210 · Philosoph., 1, prooem., Cruice, p. 2, 8 sq.; 4, 12 sq · texte numérisé non relu

Philosoph., 1, prooem., Cruice, p. 2, 8 sq.; 4, 12 sq

INTUODUCTIOX. XXVII

été départis avec la grâce de l'apostolat : ~i2v tiixCh; Siotoo/ot tjy/.svovte; tî;; te aùx^ç yâpiTo; jjletÉ/ovtsî àpyiEpaTSt'ai; te xai oiôa<7xxXi'a; xal sppoitpoi x^; 'ExxÀr.aîaî XsXoYiTas'voi. Voilà qui désigne évidemment, non seulement un prêtre militant, mais un évêque, et il n'en fallait pas davantage pour rendre plus que douteuse l'attribution de cette page à Origène.

Relevons en passant des allusions à saint Irénée, qui n'ont rien de très instructif. Nous voyons seulement que l'auteur reconnaît tenir de l'illustre évêque le meilleur de sa science touchant les Valentiniens '.

L'activité littéraire de notre polémiste est donc vraisemblablement postérieure au début du troisième siècle. Le neuvième livre permet de préciser cette date, et montre en lui un contemporain des papes Zéphyrin (199-217) et Calliste (217-222). Après avoir fait connaître la secte de Noët, introduite et développée dans Rome par Epigone et Cléomène, il en raconte en ces termes les progrès ^ :

En ce temps-là, Zi'phyrin s'imaginait gouverner l'Église. Esprit borné d'une avarice sordide, il autorisait, moyennant finance, ceux quirallaient trouver à suivre les leçons de Cléomène. Lui-même, avec le temps, se laissa gagner aux mêmes doctrines, par le conseil et avec la complicité de Calliste, dont je raconterai bientôt la vie et l'invention hérétique. Sous Epigone, puis sous Cléomène, l'école s'affermit et se développa, grâce au concours de Zéphyrin et de Calliste, et malgré notre opposition constante : car à maintes reprises nous leur tînmes tète, les réfutant et les forçant de confesser malgré eux la vérité : dans un premier instant de confusion, ils cédaient à la force de la vérité; mais bientôt ils retournaient se rouler dans la même fange.

Après une digression sur les affinités du monarchisme de Noët avec le monisme d'Heraclite, l'auteur revient aux complaisances de Calliste envers la secte ^.

Cette hérésie trouva un soutien dans Calliste, rusé coquin et fourbe consommé, qui visait au trône épiscopal. Quant à Zéphyrin, borné, sans lettres, ignorant la discipline de l'Église, il cédait aux présents et aux requêtes coupables de Calliste, qui menait à son gré cette âme vénale. Calliste ne cessait de l'engager à semer la division entre frères, après quoi

\. Philosophumena, 6, 42. 55; Cruice, p. 808, 16,332,7.

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