Philosophumena, 6, 39, Cruice, p
4. Le détailvisé ci-dessus se trouve exact ementPAîVoso/^A., 4, 28. (Cruice, p. 98, ir. Il s'agit des supercheries de l'hérétique Marc.
5. Philosophumena, 8, 19. Cruice, p. 420, 10 : IIcpl toûtwv au8i; X£7rT0[XE-
les montanistes, qui ne nous serait pas parvenu. Mais qu'on relise le contexte : on se convaincra qu'en cet endroit l'auteur ne vise pas le montanisme comme tel, mais le rameau mornarchien du montanisme. Le monarchisme qui ruine la Trinité, voilà le grand ennemi; l'auteur des Philo sophumena n'a pris la plume que pour le combattre ; il ne manque pas l'occasion de montrer, en passant, combien d'erreurs sont nées de celle-là (tcoXXoïç y*P «f^pi^'-^ xaxwv y^y^^'î'^"' ^i ioutwv aipEffi;). L'écrit annoncé en cet endroit n'est autre que le neuvième livre des Philosophumena, raison d'être de tout l'ouvrage.
On a encore fait remarquer, au commencement du dixième et dernier livre \ une expression singulière : l'auteur se félicite d'avoir dissipé le labyrinthe des hérésies par la seule force de la vérité, sans recourir aux moyens violents : Tôv XaêupivOov Ttov atpsffecùv où ^t'a oiappr,çavTeç, àXXà (zôvo) tXs'y/w àXyi6e(aç Suvaaei oiaXudotvTsç, Ce mot de Labyrinthe, simple métaphore employée en passant, fit fortune : il semble avoir servi parfois de titre à l'ouvrage. C'est Photius qui nous l'apprend, dans une page fort curieuse, où il constate l'attribution du Labyrinthe à Caïus, et où nous puisons les renseignements suivants ^.
Photius connaît un Traité de V univers, attribué tantôt à l'historien Josèphe, tantôt à Caïus l'auteur du Labyrinthe, tantôt à Justin le martyr ou à Irénée. Quant au Labyrinthe, il n'ignore pas que d'autres l'attribuent à Origène ; mais vers la fin du Labyrinthe, l'auteur se réfère à un sien Traité de l'univers; bien que Photius n'ait pas la preuve que ce traité soit identique à celui qu'il a lu, il incline à le croire, et revendique pour Caïus l'une et l'autre œuvre. 11 a ouï dire que Caïus fut prêtre de l'Eglise romaine sous Victor et Zéphyrin, évêque des gentils (ÈTti'uxoTro; IQvwv), auteur d'un écrit Contre l'hérésie d'Artémon, et d'un Dialogue contre Proclus le montaniste, dans lequel il compte seulement treize épîtres de saint Paul, écartant l'épître aux Hébreux.