‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 51 sur 210 · Noifs reviendrons sur cet ouvrage dans notre chapitre II · texte numérisé non relu

Noifs reviendrons sur cet ouvrage dans notre chapitre II

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ment Contre Noël, qui paraît avoir été la finale du Syntagma *, soit dans les deux derniers livres des Philosophiiniena^ fruit d'une pensée plus mùrc-.

Voici les grandes lignes du fragment conti'e Noël.

Dieu est un^, selon l'Ecriture; mais son unité essentielle comporte une économie' mystérieuse ou communication à trois personnes distinctes. En vertu de cette économie, le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père (Joan. 14, 10. 11^. Le Fils est le Verbe, l'Esprit, l'Energie du Père. 11 dit, au pluriel : « Mon Père et moi, nous sommes un^ » (Joan. 10, 30). Avant tous les temps. Dieu seul existait*^. Seul, et pourtant multiple, car il ne fut jamais sans son Verbe. Cette pensée immanente qu'il portait en lui de toute éternité, au temps marqué par son libre choix il la ])roduisit au dehors dans l'acte de la création : ainsi le Verbe apparut hors de Dieu", comme une personne distincte, la personne du Fils. Le Fils est la voix du Père; il procède du Père comme la flamme de la flamme, comme l'eau de la source, comme le rayon du soleil. Le Père commande^, le Fils exécute, l'Esprit saint illumine les croyants : telle est cette économie qui, par le concours harmonieux des trois personnes, réalise l'unité

1. Telle est roi>iiiion soutenue récemment encore par Draeseke, Zum Syntagma des Hippolytos, dans Zeitschrlfl f. wissenschafll. Theoloçiie, 4ti. 19<'t3, p. 58 sq.. Ilarnack, Chronologie der ACL. 2, p. 221. — Bardenhewcr est d'un avis contraire, Geschichle der AKL., 2, p. ûl-l.

2. Voii- Draeseke. A'oelos und die Xoeluiner in der Hippolylos Refutalio dans Zeilschr. f. to. TheoL IG, V.m, p. 213 sq.

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