Adv. XoeL
en Dieu. Le Verbe est appelé Fils de Dieu à un double titrée Tout d'abord comme premier-né des œuvres divines. Puis comme prédestiné à l'Incarnation; et ce titre prime l'autre. Quand Dieu dit au Verbe : « Mon Fils, » il avait en vue cette humanité qui un jour subsisterait par le Verbe et dans le Verbe, et lui apporterait le couronnement de sa filiation. La génération du Verbe selon la chair ^ a été racontée par deux évangélistes ; sa génération selon l'Esprit est un mystère incomparablement plus haut, qu'il faut se garder de scruter curieusement : Dieu se réserve de le dévoiler aux saints qui auront mérité de contempler sa face. Qu'il nous suffise présentement de confesser le Christ 3, vrai Dieu et homme parfait.
Telle est, dans ses grandes lignes, la doctrine d'Hippolyte. A travers Noët, a-t-il visé, non seulement les disciples de Noët, Épigone, Gléomène, Sabellius, mais encore le pape Zéphyrin, trop indulgent à ces novateurs? Le fragment Adv. Noetum ne fournit à cette hypothèse ingénieuse* aucun fondement positif, et rien n'oblige d'y recourir pour expliquer la composition du livre auquel semble avoir appartenu ce fragment^. D'ailleurs Hippolyte ne se réfère pas, dans les Philosophumena^ à un écrit antérieurement dirigé par lui contre les chefs de l'Eglise. Si donc il eut l'arrière-pensée qu'on lui attribue — et on peut fort bien le croire — ce ne fut pro-