‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 53 sur 210 · Voir notre ch. II · texte numérisé non relu

Voir notre ch. II

LK SAUI-LLIAMSMIC, 23

l)ablement qu'une arrière-pensée. En tous cas, on ne relève clans ses paroles aucune tendance schismatique. Nous estimons plus sûr de voir dans sa réfutation de Noët un épisode de sa polémique contre l'hérésie, et non le premier acte de sa lutte avec la hiérarchie catholique.

Plus sobre et plus didactique, l'exposition des Philosophuinena^ s'harmonise bien avec la précédente ', et la complète sur quelques points.

Dieu renfermait en lui son Verbe, à l'état de pensée intérieure : il achève de l'engendrer comme une voix qui retentit dans la création. Cette génération du Verbe est incomparable : seul il procède de l'essence divine, tandis que les êtres créés sortent du néant. Comme il porte en lui les idées conçues antérieurement par le Père, il sera son instrument dans la création. Dieu lui-même, il apparaît dans le monde, Verbe de Dieu, Fils premier-né du Père, \'oix qui apporte la lumière avant l'aurore.

Page 1