CD., 1, 17, p. 28-29: cf. 1, 14, p
restre. Dans un écrit encore plus ancien, le traité Du Christ et de l'Antéchrist, Hippolyto insistait ^ sur cette fonction qui est toute la raison d'être de l'Église : engendrer perpétuellement de son cœur le Verbe, auteur de la sanctification des âmes. Et il décrivait ainsi ^ l'économie du salut :
Le Fils de Dieu, Verbe éternel fait homme pour nous..., manifeste la générosité de son cœur et sa bienveillance égale à tous, en pénétrant l'âme de tous les saints ^ et s'adaptant, comme un médecin habile, à nos besoins, car il connaît la faiblesse humaine. Il s'efforce d'instruire les ignorants et de ramener à son droit chemin ceux qui errent; à ceux qui cherchent avec foi, il se montre facile à trouver, à ceux qui portent dans un corps pur une âme innocente et veulent frapper à sa porte, il s'empresse d'ouvrir. Il ne rejette aucun de ses serviteurs, il ne rebute personne comme indigne de ses divins mystères, il n'estime point le riche au-dessus du pauvre, ni ne méprise le pauvre à cause de sa petitesse, il ne dit point au barbare : « Tu n'es qu'un ignorant», ni à l'eunuque : « Tu n'es pas un homme » ; il ne hait point la femme à cause de son indocilité première, ni ne reproche à l'homme sa transgression, mais plein de pitié pour tous et désirant le salut de tous, il s'applique à les faire tous enfants de Dieu, et les appelle tous à former dans la sainteté un homme parfait. Car le Fils de Dieu est un ; régénérés grâce à lui par l'Esprit-Saint, nous désirons former tous ensemble l'homme parfait, l'homme céleste.
Et en effet, le Verbe de Dieu, pur Esprit, a revêtu la chair sainte prise de la Vierge sainte, comme un fiancé revêt une robe ; il a travaillé pour lui-même comme un tisserand sur la croix, en souf-
1. Ant., 61, p. 41, 18 : 'Ael où nauetat r, 'ExxXrjîta yevvàiaa âx xapôîa; tov Aéyov.