‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 66 sur 210 · De pudicitia · texte numérisé non relu

De pudicitia

2. Saint Cyprien, Ep., 55, 21 : Et quidem apud antecessores nostros quidam de episcopis istic in provincia nostra dandam pacem moechis non pulaverxmt, et in totum paenitentiae locum contra adulteria cluserunt. Non tamen a coepiscoporum suoruin collegio recesserunt aut catholicae Ecclesiae unitatern vel duritiae vel censurae suae obstinatione ruperunt, ut, quia apud alios adulteris pax dabalur, qui non dabat de Ecclesia se-

pararetur.

3. Philosophumena, 0, 12, p. 443. 12 : Aéywv nâffiv ûtt' aùroù àçîedôai â[Aap- T.'a;.

4. Voici le passage qu'on invoque à ce sujet. Origène. De oratione, 28. P. G., 11, 529 : OùSÉTrou t-àv tedi ti>j«ov È^oueriav ô îeps-j; àxovatwv r, 7iXr.a(i£-

nÉMlSSIOX DES PÉCHÉS. 45

ses yeux ces trois péchés présentent un caractère de gravité tout spécial; que certains prêtres se faisaient illusion sur rétendue de leurs pouvoirs, quand ils prétendaient remettre ces péchés au même titre et avec la même facilité que tous les autres; et nous avons effectivement ici la preuve qu'une partie au moins de l'Eglise, d'accord avec Origène, soumettait ces trois péchés ù un traitement particulièrement rigoureux. Mais quand il oppose à la légèreté coupable de certains prêtres la prudence des apôtres et des prêtres formés à l'école des apôtres, il ne fait que recommander le discernement, nécessaire en matière si grave. Son langage constituerait donc tout au plus une présomption en faveur de la réserve absolue des trois cas, quand même on ne pourrait le commenter par aucun autre passage de ses œuvres. ]Mais il n'en est pas ainsi. Origène dit formellement que l'Eglise absout toute sorte de pécheurs, et nommément les impudiques, tout en exigeant plus de gages pour la seconde pénitence que pour le baptême. Il le dit non seulement dans ses traités exégétiques ', dont quelques-uns remontent à une date assez ancienne, mais dans le traité Contre Celse -, qu'on

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1. Je ne saurais donc me ranger sur ce point à l'avis de M. Tixeront, Histoire des Dogmes, t. I, p. 301, qui suppose un remaniement de la pensée d'Origène par le traducteur latin des traités exégétiques.

2. Origène, In Levit. homil., 15, 2, P. G., 12, 561 : In gravioribus enim

peut tenir pour l'expression définitive de sa pensée i. Venons à Hippolyte. Dans un fragment du Coininentaire sur les Proverbes, édité pour la première fois par A. Mai, on lit- : « La sangsue Péché a trois filles : Impudicité, Meurtre, Idolâtrie; etelles ne l'ont pas rassasiée. » Donc ce trio damnable était bien connu d'Hippolyte. Quant à la réserve des trois cas, voici ce que nous apprennent les Philosophumena. Calliste ouvrit les portes du pardon, plus larges qu'on n'avait fait avant lui ; le premier, il favorisa les passions humaines, en disant tout haut^ : « Je remets les péchés à tous, w Nous connaissons cette parole, pour l'avoir entendue dans la bouche de Tertullien; et encore que, dans les Philosophumena, elle ne soit pas, comme dans le De pudicitia, expressément restreinte aux péchés d'impudicité, le contexte prouve qu'elle visait tout d'abord cette sorte de péchés. Mais il semble bien qu'elle ne s'arrêtait pas là. Hippolyte se plaint, aussitôt après *, de la facilité avec laquelle Calliste réconciliait les reve-

criminibus semel tantuni paeaitentiae conceditur locus. Cf. homil., II, t, P. G., 12, 533. — Le Commentaire In Matthaeum est plus sévère aux apostats, qui pèchent en pleine lumière, 114, P. G., 13, 1763.

1. Origène, c. Celsum, 3, 51, P. G., 11, 988 : Ota ô'ectiv aùioïç (Xpiorxtavoïç) àytayri xal irepl à|i«pTav6vtûîv, %a.\ [iâXtcta twv àxoXafftaivôvTwv oO; aTteXaûvovict Toû xoivoij... oyTOt ôè w; àTcoXwXéxa; xal TSÔvrixdTaç tw 0£(ji toù; ûtî' àaeXveia; r^ Tivo; àtô^rou vevtxïinivouç, w; vexpoù; Ttevôoùdi" xal w; èx vexptov àva- (jxâvTaç, èàv àltéXoyov èvosîltùvTai (xeTaêoX'ïiv, /jpôvto itXetovi tûv xot' àpyàz etca- YO[jL£vtov uffTepôv HOTE TTpoTievTai. Le traité contre Celse date de 246 à 248 ; le traité de la prièi-e, de 232 à 235. Ilarnack, Chronologie, 2, p. 51.

2. Sur Pi-ov. 30, 15 (Septante, 24, 50), éd. Achelis, p. 163, 19 : Tîj ^oùXr, Tïj à|jLapTia ôyyaTÉpe; îtopveia cpôvo; elôwXoXaTpîia. Kai oOx Ève7rt[jiiTXa(Tav aùtiôv.

8. Philosophumena, 9, 12, p. 443, 12 : Aéywv îtàatv ûjt' aùxoù à:pizabai àj^api Tiaç.

4. Philosophumena, 9, 12, p, 443, 15 : Ou xy optj) àp£(jxô[i.evoi 7co)lo\ auvec- Ô7)(jiv TTETtXriYûXE;, âjjia x£ xaî itno TroXXûv alpéffEtov àTtoêXirjôÉvxEç, xivèç 6à xal ini xaxaYvtiffEi èxêXvTiXOi xtj; sxxXr.ffia; O^' rjfiwv Y£vd{i.Evot, Ttpoffxwp^QoavxE; aùxoï;, £7iXTf)8uvav xà ôtôaaxaXEÏov aOxoû.

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