‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 68 sur 210 · Voir Esser, Die Bussschriften TertuUians, p · texte numérisé non relu

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KECONCILIATION DES CLHIICS. 49

en fait et en droit, les trois péchés d'impudicité, de meurti\^ et d'idolâtrie.

2° Réconciliation des clercs.

La question de la réconciliation des clercs tombés dans un péché grave s'était posée de bonne heure dans l'Église : au dire d'Hippolyte, Calliste l'aurait résolue avec une insigne faiblesse ^ Il aurait maintenu les coupables dans les rangs du clergé ; on a conclu de là - qu'il les exemptait de la pénitence canonique, et l'induction paraît légitime, car normalement cette pénitence rendait inhabile au ministère ecclésiastique''.

Après Calliste, il en fut tout autrement : au milieu du troisième siècle, le pape Corneille^, non content de déposer les clercs qui avaient faibli durant la persécution, exigeait d'eux une pénitence plus ou moins longue avant de les admettre à la communion laïque. Saint Gyprien ne se montra pas moins sévère : le bruit s'étant répandu à Rome qu'il avait rétabli dans sa dignité première un prêtre pénitent, il s'empressa de le démentir''.

1. Philosophumena, 9, 12, p. 411, 3 : Outo; £00YtJ.iTi<j£v ôntu; ei âTtierxoTroi; àaipToi T'., tX y.al irpbç ôivatov, [Ar, Serv xaTaTc6£(76a'.

2. M^' BatifFol, Études d'histoire et de théologie positive, p. 103. 1*39.

3. Voir, par exemple, Origène, c. Celsum, 3, 51 : Eï; oùôejxiav âpx^v xaî ^ipoTîaotav f?,; Iv^Q^ivr^^ 'EKXAriC7ta; xoù 0£oy xaTa^Éyo^Tî; toùç qpÔâaavTaç, [Astà TÔ iipo<ie).T,).yOÉva'. tû ).($yw, èTrtaixivat. Ce texte ne vise toutefois expressémeat que les fautes commises avant l'entrée dans la cléricature.

4. Saint Cyprien, Ep., 67, G : Frustra taies episcopatum sibi assumera conantur, cum manifestius sit ejusmodi homines nec Ecclesiae Christi posse praee.sse nec Dco sacrificia ofïerre debere; maxime cum jampridem nobiscum et cum omnibus omnino episcopis in toto mundo constitutis etiam Cornélius collega noster sacerdos pacificus ac justus, et martyrio quoquc dignatione Domini honoratus, decreverit ejusmodi homines ad paenitentiam quidem agendam posse admitti, ab ordinatione autem cleri atque sacerdotali honore prohiberi.

5. Saint Cyprien, Ep. 55, 11 : Sic tamen admissus est Trophimus ut

Un canon d'Elvire^ nous montre la même discipline encore en vigueur dans TEspagne du quatrième siècle. On vit en ce temps-là des clercs majeurs s'offrir d'euxmêmes à la pénitence publique. Cependant l'Eglise ne tarda pas à s'apercevoir qu'il importait à l'honneur du corps sacerdotal de ne pas avilir les clercs devant les laïques : sage précaution, que l'histoire du donatisme devait amplement justifier. On décida donc de ne pas admettre à l'exomologèse les clercs que l'on maintenait à leur rang. Saint Basile déclare- que depuis longtemps déjà l'Église s'est fait une loi de ne pas imposer double peine pour une faute unique : la déposition est le seul châtiment des clercs, qui, en subissant la dégradation, sont admis de plain-pied à la communion laïque. Saint Augustin 3 montre quelles considérations de sévère prudence avaient motivé cette discipline en apparence clémente : par là l'Eglise coupait court aux tentations, tout en sauvegardant l'honneur de ses clercs.

Mais les documents du troisième siècle ne nous offrent rien de semblable*, et l'on ne peut se défendre d'un

laicus conimunicet, non, secundum quod ad te malignorum litterae pertulerunt, quasi locum sacerdotii usurpet.

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