IV. LA QUESTION BAPTISMALE
Du temps de Calliste, dit encore Hippolyte, ceux de son parti osèrent, pour la première fois, conférer un second baptême '.
Ce dernier reproche est fort énigmatique ; essayons de réclairer par l'iiistoire de ce temps et par le contexte des Ph ilosoph u m ena.
L'idée la plus naturelle, et qui se présente tout d'abord, est celle d'une réitération pure et simple du baptême chrétien. Cette pratique abusive aurait été introduite dans l'obédience de Calliste, et peut-être sous ses yeux : ït:1 t:jt:'j r.ZM-.iùç, -t-:z'i.\}.r-y.'. osjTcpiv a'jTiî; '^jt.t.-'.i'^t.. Mais comment s'arrêter à la supposition que l'Église romaine, aux environs de Tan 220, ait pu réitérer le baptême? L'antiquité n'offre pas trace de ce fait inouï. Loin de réitérer alors le baptême conféré par des catholiques, Rome admettait comme valide le baptême conféré par les hérétiques. Lorsque, trente ans plus tard, éclatera entre Carthage et Rome la querelle baptismale, Carthage niant la validité du baptême conféré par les hérétiques, Rome la maintenant, le pape saint Etienne prendra position en prononçant la formule célèbre, qui est un appel à la tradition de son Eglise : Nlhil innovetur iiisi quod traditum est'-. Sous le pontificat de Calliste, Etienne n'était déjà plus un enfant, peut-être même appartenait-il déjà au clergé de Rome ; en tout cas, il connaissait bien l'usage