‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 78 sur 210 · Teilullk'n, De paenilenlia · texte numérisé non relu

Teilullk'n, De paenilenlia

bien avec le contexte des Philosophumena. Hippolyte vient de montrer tous les vices, y compris la luxure et l'homicide, accourant vers Calliste pour obtenir leur pardon ^ ; l'instant d'après, il passe aux Elchasaïtes, sectaires judaïsants qui se mirent, du temps de Calliste, à prêcher un nouveau baptême; et il nous assure que les pardons offerts si largement par Calliste donnèrent aux fondateurs de la secte l'idée de leur entreprise -. Si notre conjecture est fondée, la phrase relative au second baptême n'est qu'un trait d'union entre deux hérésies similaires, et une perfidie oratoire destinée à compromettre les Callistiens en compagnie des Elchasaïtes ^.

Y. — l'esprit du schisme,

Xous avons épuisé le réquisitoire d'Hippolyte contre Calliste; il nous faut maintenant revenir en arrière, pour

1. Philosop/i., 9, l'2, p. 41-j, 11 : 'OpàTî tli ôffr.v oc-éêeiav èxwpiTiCTev o àvo- (jLo; [loi^siav xal ç&vov iv tôj cc-jim ôiôàdxwv. Kai Itzi toutûi; toïç To).(ii^jxa(Tiv lotycoù; ùl àTDQpyôptaTiJiiv&i xaOo).ixrjv 'E/.x),r,(j;av àîioxa).eïv iniyzir,o\iG'., xa; xtvs; votxiîJovTEç £Ô 7:pâTT£iv (7'jvTp£}(o-j<7tv aÙToï:. L'assertion relative au second baptême suit immédiatement.

2. Philosoph,, 9, 13, p. 416, 10-448 : Toutou xaxà Tîâvta tôvxÔ(J|xov Str,)^ri9£Î(7ïiç 'zrji ôi8aaxa),îac, èviôwv xrjv TrpaYfAaTsîav àvr;p è6noi xal aTcovoia; y^l^wv, 'A),xtêiâôr,; Ti; xa).oû(J.£voç,... yopYÔTspov éauTov xal EÙçuÉffxspov èv xuêEiatç xpi'va; toû Ka/AtdTou, ÈTïrjXOî t^ 'Pwjii;)... xal pàiXTtCTfjLa ôpîîjît, ô /al aÙTÔ 8tr,Yi^(J0[J.a'., çàffxwv Toù; èv :iâ(7i(i àazlyzici. xal [iiaTiJ-w xal àvo[jLr,[j,a(nv èfJoupÉvxa;, £l xi; tiittô; £Ïri, è7ttffTp£v}/av;a xal ri^ç fSÎ6Xou xaTaxoûçavta xal TtiffTEuiravta, ôpîî^si pauxlff- {j.axi ÀaiJ.êâv£'.v àçEaiv àaapx'.wv. Taùxa 5È ÈTÔÀfJ.riTE xE/vaTat xà T:avoupYiQ(J.axa aTtà xoù 7tpo£'.pri[jL£vou SÔYP-axo; dsopiiTiv Xaêdbv, ou •Txapecxrjoaxo Kôùliuxo^.

3. Je m'aperçois que Ben.son a émis une idée semblable dans son livre intitulé : Cyprian; his life, his times, hls ivork, London, 1897, p. 336. Mais il admet, sur la parole d'Hippolyte, que la secte elchasaïte était un rameau callistien. Cette opinion me paraît suffisamment démentie par la description des Philosophumena, 9, 13. — Déjà de Rossi avait indiqué le rapprochement avec le baptême elchasaïte, Bullettino di archeologia cristiana, 1866, 4, p. 65 sqq.

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apprécier la portée de ses revendications et définir l'esprit de son schisme.

Dès ses débuts, Hippolyte s'était montré défenseur zélé de la Trinité; dans la suite, il prit facilement ombrage des doctrines qui lui semblaient menacer ce dogme. Le Syiitagma, un de ses premiers écrits, aboutissait à la réfutation de Xoët, et probablement y subordonnait tout le reste. De réels services rendus à l'orthodoxie habituèrent Hippolyte à se considérer comme le gardien attitré de la foi, dans cette Eglise romaine qui comptait alors peu d'esprits cultivés et peu de controversistes rompus aux subtilités orientales. Ceux qui ne s'inclinaient pas aveuglément devant son autorité lui devenaient vite suspects, pour peu quïls montrassent d'indulgence envers les idées monarchiennes. Zéphyrin n'eut sans doute pas pour Hippolyte tous les égards auxquels celui-ci prétendait. Tenu à Técart par cet administrateur prudent, le théologien de la Trinité voyait avec un dépit croissant s'affirmer l'influence de Calliste. Cet ancien esclave ^, cet échappé du bagne, sorti d'une affaire véreuse en usurpant l'auréole de confesseur, puis devenu à force de souplesse l'homme -de confiance du pape, était-il bien qualifié pour gouverner le clergé romain dans des conjonctures délicates ? Ce qui achevait d'irriter Hippolyte, c'était de voir Calliste se compromettre avec Sabellius, et compromettre l'Eglise. Tant que Zéphyrin vécut, le crédit du vicaire pouvait n'être qu'un incident négligeable; mais quand, au lieu d'un vieillard sans portée, Hippolyte vit à la tête de l'Eglise ce rival si méprisé mais si habile, sa haine s'envenima du ressentiment d'un orgueil blessé. Il lui restait,

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