Rufin, H. E
Mais voici qui nous ramène vers l'Occident. Le Chronîcon paschale, appartenant à la première moitié du septième siècle, mentionne saint Hippolyte martj'r, comme évêque de Porto, à l'embouchure du Tibre ^ : 'ItitoÀutoç toivuv ô tÎ); eùdgêeîaç i^aptuç, ImaxoTTOç '^i-^o^w^ toû xaÀouuc'vou HopTOu 7TÀr,G{ov tt;? 'PcÔ(jiy,ç, ev tw Trpô; aTrâaaç -rài; atpÉaeiç cuvTâYacTt.,. Kai Trà/av û aiiTCiç ev tw TrpwTO) Xôyw
xoû Tîepi TOU àyiou H-ia/a auYï?^H-,"-*^°'J' Anastase Tapocrisiaire au septième siècle-; Georges Syncelle^ et le patriarche Nicéphore^ au neuvième, Zonaras 'au douzième, Nicéphore Calliste^ au quatorzième, et bien d'autres, font écho à ce témoignage. A travers ces différences d'attribution, un fait demeure constant : c'est la croyance au martyre d'Hippolyte.
Cependant la liste de ses ouvrages se complète et se précise par des attestations nouvelles. Au cinquième siècle, Tliéodoret a largement utilisé les écrits d'Hippolyte contre les hérésies, et ses traités d'exégèse. Il le nomme entre les plus illustres témoins de la foi, avec Ignace, Polycarpe, Irénée, Justin. Dans une de ces citations^, relevons la mention d'un écrit contre les hérétiques Tliéodotiens et autres, appelé quelquefois Petit Labyrinthe et attribué faussement par quelques-uns à Origène. Au neuvième siècle, Photius montre à son tour une connaissance étendue des ouvrages d'Hippolyte, disciple d'irénée , évêque et martyr. Lui aussi parle d'un Labyrinthe ^, composé contre les hérésies et attribué parfois à Origène, ouvrage différent du précédent et que nous aurons occasion d'identifier à nos Philosophumena. En outre Photius a lu un iuvTayjAa xa-à aîpÉuswv Xp', Somme contre trente-deux hérésies ^, dû à la plume d'Hippolyte. Le premier, il mentionne un traité Sur le Christ et l'Antéchrist^^.