Philosoph
des traits ^ : sur la divinité, sur l'âme, il enregistre les opinions des divers exégètes qui ont mis en lumière tel ou tel aspect de la doctrine platonicienne, sans se préoccuper d'en faire la critique ni la synthèse.
Après les écoles du troisième siècle, stoïcisme, épicurisme, académie (rattachée au nom de Pyrrhon), les brahmes et les druides sont encadrés curieusement dans le tableau de la philosophie grecque. Enfin viennent trente vers empruntés à la théogonie d'Hésiode. Comme on le voit, la chronologie est étrangère à l'ordonnance de ce livre, où maint détail trahit un auteur peu familier avec les choses dont il parle 2.
Le livre quatrième — ou du moins ce que nos éditions présentent sous ce titre — traite d'abord de l'astrologie chaldéenne et de quelques autres pratiques divinatoires, puis de la magie, enfin de diverses autres superstitions. Em. Miller, premier éditeur des Philosophumena, affirma sans hésiter-^ que les livres II et III avaient péri sans laisser de traces, et ce jugement fait encore autorité. Il repose pourtant sur des raisons tellement faibles que j'ai peine à comprendre qu'il ne trouve pas de contradicteurs. Entrons dans quelques explications.
A la fin du premier livre ^, l'auteur indiquait en ces termes l'orientation prochaine de sa pensée : Acy.st ce •jrpc- Tôpcv £7,6£[j.£vcuç ~c/. [xua-Tiy.à "/.al caa -spispYWç zept ao-xpa Tivè? v.aî [j.sYeÔYj èçpav-aaÔYjaav ô'.Treîv. C'était le programme des livres