‹ La théologie de Saint PaulChapitre 102 sur 630 · épyomevos. — D · texte numérisé non relu

épyomevos. — D

7. 217, La Vulgate traduit xamndevovres par adulterantes, mais le grec a une idée accessoire de gain illicite. Kaxnhevev c’est proprement faire le revendeur, spécialement l’aubergiste (xéxndoc). Platon dans son Protagoras représente plaisamment les sophistes colportant leurs sciences de ville en ville pour les vendre et les débiter au détail (mwloüvres xai xamnhebovtes). Lucien (Hermot. 59) dit la même chose des philosophes et ajoute qu’ils

troupeau dont ils se chargent !. Leur convoitise imagine contre Paul un grief singulier. Ils incriminent la délicatesse qui lui fait sacrifier ses droits et repousser les présents. Ils l’attribuent à des motifs inavouables, à l'ambition, à la défiance, à des calculs indignes d’un homme d'honneur. En réalité, ils souhaitent que Paul les imite, afin de pouvoir s’autoriser de son exemple ou d'échapper du moins à l’odieux du contraste 2. Leurs doctrines. — Il serait fort intéressant de savoir ce qu'ils prêchaient et d’où ils venaient. Une hypothèse assez en vogue dans ces derniers temps leur attribue un évangile opposé à celui de Paul et en fait des émissaires de l’église de Jérusalem. Malgré l'attrait naturel de la nouveauté et la défaveur qui s’attache aux opinions anciennes, nous sommes obligé de rejeter cette double hypothèse comme totalement dénuée de preuves. . La conjecture de l’évangile antipaulinien se fonde uniquement sur le texte le plus obscur et le plus ambigu de l'Épitre. Paul écrit aux Corinthiens : « Si celui qui vient prêche un autre Jésus que nous n'avons pas prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que vous n’avez pas reçu, ou un autre Évangile que vous n’avez pas eu, vous le souffririez à bon droit. » La dernière incise peut se traduire : « Vous le souffriez », ou même : « Vous le souïfrez à bon droit. » Tout dépend d’une variante consistant en une seule lettre de plus ou de moins

mélangent, frelatent et font mauvaise mesure, Gomcp of xémndou. C’est là probablement l’idée exprimée par saint Paul. Les cabaretiers additionnent leur vin d’eau pour gagner davantage et y mêlent d’autres substances pour le faire paraitre plus généreux ou s’accommoder au goût perverti de leurs clients, mais ils n’ont pas coutume d’y mettre du poison. Tels, les intrus de Corinthe qui frelataient et fraudaient la parole de Dieu (42 : doodvres tov Adyoy toù Oeod), pour faire argent de l'Évangile.

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