‹ La théologie de Saint PaulChapitre 107 sur 630 · L’apôtre Paul®, p · texte numérisé non relu

L’apôtre Paul®, p

2. Rom. 58. — 3. Tit. 35-7. — 4. Rom. 82. — 5. Rom. 810. 6. Rom. 117; Gal. 311,

ne saurait imaginer un juste qui ne vive de la vie de la grâce et par conséquent on peut bien établir une différence de défi-. nition et de concept entre la justification et la sanctification mais on ne peut ni séparer ni considérer comme séparées ces deux choses inséparables.

3. L'effet primordial du baptême est de nous greffer sur le Christ et de nous faire participer à sa vie. Il est impossible que nous mourions au vieil homme sans commencer à vivre au nouveau. Or, cet homme nouveau est « créé selon Dieu dans la justice et la sainteté? ». Justice et sainteté sont donc deux notions équivalentes, tellement que saint Paul ne craint pas de renverser l’ordre et de dire que le Christ est devenu pour nous « sainteté, justice et rédemption ». Ailleurs, rappelant aux néophytes le premier instant de leur régénération, il leur dit sans ambages, comme s’il voulait réfuter par avance les arguties des hétérodoxes : « Vous étiez tout cela lidolâtres, adultères, voleurs etc.]; mais vous fûtes purifiés, mais vous fûtes sanctifiés, mais vous fûtes justifiés, au nom du Seigneur Jésus-Christ et dans l'Esprit de notre Dieu‘. » L'instant unique de la régénération baptismale apporte à la fois purification, sanctification, justification, mais celle-ci est nommée la dernière pour montrer qu’elle n’est pas le prélude de la sanctification.

La foi qui justifie. — La foi joue un rôle capital dans la théologie de saint Paul. Il convenait que le renouvellement moral de l’homme eût pour principe un acte humain, produit des deux facultés intellectuelles, la raison et la volonté : cet acte c'est la foi.

Le mot « foi » est pris par l'Apôtre en des sens très divers.

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