Rom. 63-5, — 9. Eph. 424. — 3. 1 Cor
4. 1 Cor. 611 : Kai vadré muwvec fre 4IAX neotoaole, a hyuiobnte, Sd zwbônre. Chez certains commentateurs, la foi à la justification luthérienne est tellement vivace que des textes pareils ne suffisent pas à la déraciner. Il n’en est pas de même des anglicans. Liddon, approuvé par Sanday (The Epistle to the Romans®, 1898, p. 38), écrit que la justification et la sanctification peuvent être distinguées par le savant, comme le système artériel et le système nerveux le sont dans le corps humain, mais que dans âme
vivante ce sont des choses identiques et inséparables (coincident and inseparable). Ce n'est plus là l’orthodoxie protestante.
Il n'est pas prouvé qu'il signifie jamais « confiance » : tous les passages cités à l'appui peuvent s'entendre d’une foi proprement dite, accompagnée, il est vrai, de confiance, sentiment que la foi engendre spontanément quand elle a pour objet des promesses. À plus forte raison n'est-elle pas cette confiance aveugle et déraisonnable qui nous ferait regarder nos péchés comme voilés sans être remis et nous traités par Dieu comme justes sans l'être". Mais, en laissant de côté les acceptions plus rares, — bonne foi, fidélité, foi des miracles ?, — on distingue dans la foi proprement dite l'acte, l’objet et l'habitude surnaturelle : nous croyons en Dieu par la foi, nous soumettons notre esprit à la foi, et nous avons la foi. Paul connaît le dernier sens et plus encore le second; mais, quand il s’agit de justification par la foi, c'est presque toujours la foi actuelle, l’action de croire, qu'il a en vue. Il ne faut pas s’imaginer pourtant qu'il procède avec la rigueur d'analyse d’un métaphysicien qui subtilise sur des entités de raison. Le psychologue ne considère pas l’homme sous les deux seules formalités d'animal raisonnable; il l’étudie tel qu’il est dans sa réalité concrète : ainsi fait saint Paul à l'égard de l’acte de foi ; il l’envisage dans ses conditions normales d'existence et avec des propriétés que sa définition stricte ne renferme pas.
La foi est un acte complexe. C'est l'’amen de l'intelligence et de la volonté à la révélation divine proposée avec le degré de