Voir, ci-après, la note J, p
2. Rom. 1425 (cf. 141-2) : certitude pratique pouvant être erronée et n'ayant rien de commun avec la foi théologique. — Fidélité de Dieu (Rom. 35), des serviteurs (Tit. 210), des veuves (1 Tim. 512). Dans ce dernier cas le sens est « foi jurée ». — oi des miracles (1 Cor. 132) qui suppose la foi théologique et lui surajoute seulement un élément nouveau.
3. Le premier sens — l’acte de foi — est si commun qu’il est superflu d'en donner des exemples. Le second sens — l'objet de la foi — existe chaque fois que la foi est opposée à la Loi comme institution providentielle, Rom. 414 : « Si enim qui ex Lege, heredes sunt : exinanita est fides, abolita est promissio »; Gal. 128 : « nunc evangelizat fidem, quam aliquando expugnabat »; Gal. 32425 : « Itaque Lex pædagogus noster fuit in Christo. At ubi venit fêdes, jam non sumus sub pædagogo ». Le troisième sens — la foi habifuelle — convient aux expressions « persévérer, demeurer, se raffermir, vivre, être dans Ja foi », Rom. 1020; 1 Cor. 1615; 2 Cor. 124; 135; Gal. 22%; Col. 123; 27; ] Tim. 215; etc.
certitude morale propre aux faits historiques. Paul parle d'expérience. Il décrit ce qu'il a éprouvé dans la crise d’où il est sorti chrétien, ce que la plupart de ses lecteurs, à une date encore fraîche, ont éprouvé comme lui. Un jour un héraut de l'Évangile, avec un accent de conviction irrésistible, leur avait parlé de Jésus, de sa mort et de sa résurrection, de sa mission divine, du devoir qu’a tout homme, pour être sauvé, de croire en lui et de pratiquer sa doctrine. Éclairés et soutenus par la grâce ils avaient dit : Nous croyons! Ah! ïils ne l’oubliaient pas ce moment décisif où ils s'étaient livrés, pieds et poings liés, à l'Evangile, à Jésus-Christ.
La foi qui justifie, renferme donc les éléments suivants :
4. Un acte de l'intelligence adhérant sans réserve à la parole de Dieu, parce qu'il est aussi incapable de tromper que de se tromper. L'élément intellectuel, qui est toujours au fond de l’acte de foi, peut devenir prédominant au point d’obscurcir tous les autres. Cela arrive en particulier quand l’objet à croire est un fait passé sur lequel ne sauraït se porter la confiance, ou une vérité sans relation directe avec le salut. Telle est la foi du chrétien aux mystères et aux miracles de l'Évangile. Telle fut la foi d'Abraham, bien que l’objet en fût à venir. Sur la parole de Dieu, il crut l’invraisemblable, l'impossible, sans se laisser gagner par l'incrédulité ni ébranler par le doute!,