Rom. 328 — 2, Gal
et non par la foi seule !. » Il y a plus : chacun appuie sa thèse sur le même exemple biblique et sur le même texte de l'Écriture : « Abraham crut à Dieu et cela lui fut imputé à justice ?. » Or tandis que Paul tire cette conclusion : « Si Abraham avait été justifié par les œuvres il aurait lieu de se glorifier; mais il n’en est pas ainsi devant Dieu # », Jacques conclut à l’opposé : « Abraham notre père ne fut-il pas justifié par les œuvres quand il offrit à Dieu son fils Isaac? Vous voyez que la foi coopérait à ses œuvres et que par les œuvres sa foi était consommée #. » N'y a-t-il point là opposition irréductible, sinon contradiction flagrante °?
Les deux apôtres, tout en se servant des mêmes mots, ne parlent pas des mêmes choses. 1. La foi de saint Paul est la foi concrète, la foi agissante, la foi qui recoit de la charité son impulsion et sa forme; la foi de saint Jacques est un simple assentiment de l'intelligence, comparable à celui que les démons eux-mêmes prêtent aux vérités évidentes 5, Il est manifeste que cet acte nécessaire et purement intellectuel ne sau- ‘ rait influer en rien sur la jastification de l’homme. — 2. Les œuvres dont parle saint Paul sont les œuvres qui précèdent la foi et la justice, principalement les œuvres de la Loi dont il est question dans la controverse avec les judaïsants; les œuvres de saint Jacques sont les œuvres qui suivent la foi et la justice, puisqu'il s'adresse à des chrétiens déjà en posses- SR RE DOS NAS RES on ein Ni 7 BONE MERE RAP