Rom. 320 : Per legem cognitio peccati. Cf. Rom
3. Gal. 310 : Quicumque enim ex operibus legis sunt, sub maledicto sunt. Notez dans saint Paul et saint Jean la force de l'expression eïvor Ex « dépendre d’une chose, y être rivé ».
4. 1 Cor. 1556 : Virtus peccati lex (son moyen d’action, l'instrument de
sa puissance).
. 5. Gal. 319 : Té oùv 6 vos; Tv mapabdoewv xéptv npocetéôn Gypte où E\ôn rd onépua & émhyyere. Dans saint Paul et en général dans le Nouveau Testament, tt équivaut souvent à di ti « pourquoi »; c’est en ce sens que nous le prenons ici, car la phrase suivante exprime moins lessence que le but de la Loi. L'autre traduction possible : « Qu'est-ce que la Loi? » cadre donc moins bien avec le contexte.
transgression possible : Ubi non est lex nec prævaricatio (rapé6asts) !. La Loi ne pouvait donc pas avoir pour effet de diminuer ou de réprimer des transgressions qui sans elle n’existeraient pas. Au contraire, elle les fait naître; elle en est à tout le moins la cause occasionnelle, étant donnée la COTTUption actuelle de l’homme et son penchant au péché. C’est l’enseignement constant de l’Apôtre, qui appelle ailleurs la Loi une force active (veus) ? du péché et qui dit en propres termes : Lex autem subintravit ut abundaret delictum. Loin de diminuer les chutes (rapérrtuua), elle ne pouvait que les aggraver et les multiplier. La raison que Paul en fournit est claire; c’est que la Loi instruit l’homme de ses devoirs sans remédier à sa faiblesse : Per legem cognitio peccati*. En promulguant le code du Sinaï, Dieu prévoyait les désobéissances dont il serait l'occasion; mais il prévoyait en même temps le parti qu'il tirerait de ces fautes mêmes : réveiller la conscience, humilier le pécheur, le convaincre de son impuissance, lui faire désirer le secours divin. Le bien l'emporte ainsi sur le mal, et Dieu qui ne saurait aimer le mal lui-même se plaît à le réparer et à le rapporter au bien; mais, quand il le permet en vue du bien qui en résulte, l'Écriture dit couramment qu'il le veut et l'ordonne. Saint Paul exprime admirablement ces deux moments de la volonté de Dieu qui passe sur le mal dont il n’est pas l’auteur comme sur un moyen pour atteindre la fin qu’il se propose : « La Loi s’est glissée derrière [le péché] pour multiplier les chutes ‘ », afin que là où abondaiït le péché la justice surabondât.