‹ La théologie de Saint PaulChapitre 120 sur 630 · L. Gal. 4 : td tù ototyeta ToÙ x6cuou Hucôa Gedouhwmévor · texte numérisé non relu

L. Gal. 4 : td tù ototyeta ToÙ x6cuou Hucôa Gedouhwmévor

IL. Gal. 4° : n@s émiorpépere ndiv nt và Gofevñ nai mtwyà otoryeta. HI. Col. 28 : nat tr ororxeïa rod xéomou xai où xara Npustév.

IV. Col. 220 : ei ânelévere odv Xptot® àrd Tv crorxeiwv toÿ xéouou.

De ces quatre textes il ressort avec évidence que « les éléments du monde » ne sont pas les éléments matériels, comme dans 2 Pet. 310-12, ni les corps célestes, suivant une acception qu’on rencontre chez quelques écrivains profanes, mais des doctrines ou des institutions élémentaires, comparables à l'alphabet (orotyeïa«) qu’on enseigne aux enfants. D’après Gal. 34, les Juifs et les Gentils (4u:6a) étaient asservis à ces éléments avant la venue du Christ. D’après Gal. 49, les Gentils en se soumettant au joug de la Loi reviennent de nouveau (räuv) à ces éléments, qui embrassent donc les institutions mosaïques et les coutumes religieuses des païens. D’après Col. 28, ces « éléments du monde » sont opposés au Christ et enfin, d’après Col. 220, dans le baptème nous mourons spirituellement à ces « éléments » comme nous mourons à la Loi et en général au vieil homme. :

esclave comme elle; Sara enfante selon l'esprit, en vertu d'une promesse miraculeuse, un fils qui doit être libre comme elle. C’est un principe universel de droit que les fils partagent la condition de la mère. Par suite, le Sinaï dont Agar était le symbole ne donnera naissance qu'à des esclaves; la céleste Jérusalem, l'Église figurée par Sara, ne mettra au monde que des hommes libres. L'allégorie est transparente. Les Juifs, comme Ismaël, sont bien des enfants d'Abraham selon la chair mais, pas plus qu'Ismaël, ils ne sont les vrais héritiers d’Abraham. Les chrétiens, comme Isaac, sont les descendants d'Abraham selon l'esprit et, comme Isaac, ils héritent des promesses et des bénédictions spirituelles. Il en résulte que les judaïsants de Galatie qui veulent être sous la Loi, malgré les indications de la Loi elle-même, retournent en arrière, renoncent à leurs privilèges et se mettent dans le cas d’être exclus du patrimoine de leur père, comme leur prototype Ismaël.

L'Apôtre appelle allégorie cette application exégétique : druwvd éoriv éXAnyopoüuevæ. 11 ne parle certainement pas de l’allégorie proprement dite qui supprimerait la réalité du récit de la Genèse pour ne lui laisser qu'un sens figuré. Veut-il désigner un type biblique (rérocs) que l’Esprit-Saint aurait eu en vue en inspirant ce récit? Il faudrait l’admettre si l'on regar-

Page 1