‹ La théologie de Saint PaulChapitre 121 sur 630 · Gal. 421-851, Rapports allégoriques · texte numérisé non relu

Gal. 421-851, Rapports allégoriques

Les deux épouses d'Abraham. Les deux Testaments. Agar la servante La Synagogue esclave enfante en Arabie enfanve au Sinaï

un esclave selon la chair. des esclaves selon la Loi. Sara la femme libre L'Église libre

enfante pour Sion enfante pour le ciel

un homme libre des hommes libres

en vertu de la promesse. par le moyen de la foi.

Les colonnes verticales contiennent respectivement des notions de même ordre : d’un côté le type, de l’autre l’antitype, si l’on admet le sens spirituel proprement dit; ou bien d’un côté le fait biblique, de l'autre l'application oratoire (allégorie), si l’on se contente du sens accommodatice. — Les lignes horizontales présentent les divers éléments du sens typique ou du sens accommodatice; les idées placées en regard ont entre elles un rapport d’affinité (ovoroyet, Vulgate : conjunctus est).

dait son développement comme un argument scripturaire destiné à prouver que le chrétien n'est plus sous la Loi; et il y aurait encore à se demander quelle est la part du type et celle de l'accommodation, car il est difficile de croire que l'intention du Saint-Esprit s’étendit à tous les détails de l’antitype. Mais Paul n'est-il pas aussi orateur et une comparaison, une analogie, un rapprochement, n'ont-ils pas souvent plus de force, pour mettre une vérité en lumière, que l'argument théologique le plus sec et le plus serré? S'il en est ainsi, pourquoi “lui refuserions-nous le droit que nous reconnaissons à tout orateur de tirer d’un texte biblique des applications accommodatices ?

Avec cette allégorie s'achève le développement dogmatique. L’Epiître aux Galates a cela de particulier que la morale fait corps avec le dogme : elle en est le corollaire immédiat. Paul termine donc par un ardent appel à la liberté du Christ 1, Mais cette liberté de l'Évangile ne doit pas dégénérer en licence et il ne faut pas secouer le joug de la Loi pour tomber sous celui de la chair?. Tel est le dernier mot de l’Apôtre et la conclusion de l'Épitre.

1. Gal. 5!. Les nombreuses variantes de ce texte n’en changent pas substantiellement le sens. On peut lire : « Qua libertate Christus nos liberavit, state et nolite iterum jugo servitutis contineri », ou, en coupant autrement : « Non sumus ancillæ filii sed liberæ : qua libertate Christus nos liberavit. State », etc. La leçon grecque la plus autorisée est : Tÿ ékevbepia Auûs Xproros hheutépwoev" orhxete OÙV ai A TÉMV LuyS Souhetxs èvéyeofs, au lieu de Tÿ éheubepig oùv % Xpiorôs xt. du texte reçu.

2. Gal. 513 : « Vos enim in libertatem (èx’ ékeubeplà — pour [jouir de] la liberté) vocati estis fratres : tantum ne libertatem in occasionem detis carnis (mieux carni : tÿ oxpui), sed per charitatem Spiritus servite invicem. » Suit l’'énumération des œuvres charnelles (opera carnis) et des fruits de l'Esprit (fructus Spiritus), Gal. 519.24,

“a fé

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