‹ La théologie de Saint PaulChapitre 128 sur 630 · Rom. 12. Cf. Sap. 15. Voir, p. 277, la note K · texte numérisé non relu

Rom. 12. Cf. Sap. 15. Voir, p. 277, la note K

pe”. 270 THÉOLOGIE DE SAINT PAUL.

>. que par un abus de langage, les païens plaçaient un supremum ; summumque Numen, appelé par les Grecs +ù Osiov ou 8 @ece, dont le caractère était l'élévation incomparable, la majesté inaccessible, en un mot la transcendance. Voilà, croyons-nous, : ce que Paul veut exprimer par ce troisième attribut. Il ne parle Lx ici ni de la sagesse, quoiqu'’elle soit si visible dans l’ordre du monde, ni de la bonté, quoiqu'elle éclate si radieuse dans la providence dont l’homme est l’objet; mais son énumération nest pas exclusive et il n’affirme nulle part que le miroir de

ce monde sensible ne réfléchisse aucun autre attribut divin. LS2A Par la loi naturelle. — Sans avoir besoin de sortir d'eux- | mêmes, les païens trouvaient Dieu au fond de leur cœur. La loi naturelle y est gravée en caractères indélébiles. « Ils connaissent le jugement de Dieu et savent que les pécheurs méritent ra la mort. » La connaissance de la sanction implique celle d’un suprême législateur : et ce législateur ne peut être que Dieu lui-même. Il est vrai que dans le passage classique où l'Apôtre enseigne l'existence de la loi naturelle il ne la met pas explicitement en relation avec Dieu : « Quand les Gentils qui n’ont pas de Loi font naturellement ce que la Loi commande, dépourvus qu'ils sont de Loi ils sont à eux-mêmes leur Loi: car ils montrent l’œuvre de la Loi écrite dans leur cœur, leur conscience leur rendant témoignage et leurs pensées les accusant ou même les excusant réciproquement, au jour où Dieu jugera les gr actions cachées des hommes !. » Aux Juifs fiers de leur Loi et jaloux de leur prérogative, Paul vient de dire que ce n'est pas la connaissance mais l'observation de la Loi qui sauve; il ajoute que, pour ignorer la Loi mosaïque, les Gentils n’en ont pas moins une loi intérieure qui dirige et règle leurs actions et il le prouve par leur manière d'agir, par le témoignage que leur rend leur conscience, par les blâmes et les éloges qu'ils

se décernent mutuellement.

C'est un fait que les Gentils se conforment quelquefois aux exigences de la Loi mosaïque en tant qu'elle est loi morale. Le cas n'est pas chimérique et l'Apôtre ne le donne pas

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