‹ La théologie de Saint PaulChapitre 164 sur 630 · II. PROPOS, BON PLAISIR, VOLONTÉ DE DIEU · texte numérisé non relu

II. PROPOS, BON PLAISIR, VOLONTÉ DE DIEU

Abstraction faite de la locution biblique « pains de proposition » (of &otor Tic mpobécews, Mat. 124; Marc. 226; Luc 64 : ñ mp6beotç tüv éptruv) et de deux passages des Actes (1123; 2713) où xp6deou désigne évidemment, d’après le contexte, la volonté de l’homme, xpéleow est exclusivement paulinien et qualifie d'ordinaire la volonté de Dieu. La chose est hors de doute pour ? Tim. 19 (Dieu nous a sauvés et appelés où xarà va Epya AUOv, WA ar idiav mpôBeoiv xal xépiv), ainsi que pour Eph. 1! (xpooptofévrec uard mpôeorv Tod Tà mévra évegyoüvroç xt.) et même pour Eph. 311 (aarà npébeouv Tv aiwvwv fv émoinoev év T& X. ’I.). Ce sens paraît plus clair encore dans Rom. 911 (iva xar éxloyñv mp60eotç toù Oeod uevy), puisqu'il y est expressément question du « propos de Dieu ». Ces exemples (en dehors desquels mp68eois n’est employé que dans ? Tim. 310) suffisent à déterminer d’une manière certaine le sens de Rom. 8?8 (roïs xurà mpéleouv xAntoïc oùouv) où l’on ne peut sans une extrême violence entendre le « propos » du propos de l’homme. En résumé, dans saint Paul (à part 2 Tim: 310 : assecutus es meam doctrinam, propositum, fidem), mpébeoic, propositum, signifie toujours le conseil rédempteur de Dieu. — Le verbe correspondant mpotifecüa est pris une fois au sens théologique marqué cidessus (Eph. 19 : xutà rhv ebdoxiav œûroÿ, ñv npoëlero ëv aùrg), une fois pour la résolution de l’homme (Rom. 115 : proposui venire ad vos), une fois dans un sens spécial imposé par le contexte et les passages parallèles (Rom. 325).

Un synonyme de npôlleau est la volonté de Dieu (8éknua), non pas la volonté qui commande mais la volonté qui dispose (Rom. 110; 1552; 1 Cor. 11549 Cor. lt; 85; Gal: L*; Eph:11-5%-11; Col. 1!; 2 Tim. l!); un autre synonyme encore plus voisin est le bon plaisir (eüôoxia, Eph. 15° et evôoxeiv, 1 Cor. 121; Gal. 115; Col. 11%); ces mots, s’appliquant indifféremment à Dieu et à l’homme, sont déterminés par le contexte.

Il faut bien remarquer que dans noéfeow la préposition composante rp6 n’éveille aucune idée d’antériorité mais à plutôt un sens local (l’action de se proposer, de se mettre devant l'esprit). L’antériorité, quand elle existe, doit être exprimée par un autre terme, par exemple Eph. 111, mpooptobévres xarà mpébest et Eph. 811, xaTrà mpébeouv Tüv aiwvwv (équivalant à xara mp6eotv aiviov).

De tout ce qui précède il résulte que zpéfeoux désigne dans saint Paul un acte éternel de la volonté divine conséquente et absolue se rapportant à un bienfait particulier, par exemple à la vocation efficace.

Page 1