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IV. APPELER, APPELÉ, APPEL OU VOCATION

1. Appeler (vocare, xaïeïv) se dit de Dieu et des hommes; il signifie dans les deux cas « donner un nom » ou « appeler à une fonction ». — 2. Appelé (vocatus, xXntéc) dans le N. T. a toujours le sens théologique d’appelé par Dieu. Paul est appelé à l’apostolat (Rom. 11; 1 Cor. 11); tous les fidèles sont appelés saints ou appelés à la sainteté (vocati sancti, xinroi &yrot, Rom. 17; 1 Cor. 12), appelés de J.-C. (Rom. 16), ou simplement appelés (1 Cor. 124; Jud. 1; Apoc. 171 : vocati et electi et fideles). Ceux qui aiment Dieu sont secundum propositum vocati (Rom. 828 : le mot sancti ajouté par la Vulgate, quoiqu'il ne soit pas dans le texte, ne change rien au sens). Dans saint Matthieu (2026; 2214) seulement, le mot « appelés » comprend les invités qui ne se rendent pas à l’appel : Multi vocati pauci vero electi. — 3. La vocation (vocatio, xlñou) est aussi un terme réservé à Dieu. C’est l'appel efficace à la foi (1 Cor. 126; 720; Eph. 118; 41-4. Phil. 314; 2 Thess. l!1; Heb. 3!; 2 Petr. 110), par exception à la dignité de peuple élu (Rom. 112).

En résumé : Lorsque appeler a pour sujet Dieu et ne signifie pas simplement donner un nom, il désigne toujours dans saint Paul une vocation efficace. Appelé indique toujours (sauf Mat. 2026; 2214) celui qui a répondu à l'appel divin : le terme de l'appel est deux fois l’apostolat, partout ailleurs la grâce et la justification; pratiquement appelé signifie chrétien avec allusion à la prévenance de Dieu et à la gratuité du bienfait. Pareillement la vocation est toujours la vocation efficace : l'objet en est généralement la grâce sanctifiante; une fois, c’est la théocratie mosaïque.

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