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1. Rom. 950-1156 : Responsabilité des Juifs (950-1021); espoir de salut pour eux comme pour les Gentils (111-36).
3. Mais, s'ils le veulent, ils peuvent, même encore, remédier au mal en embrassant l'Évangile.
IL. — Du reste le rejet d'Israël n’est ni total ni définitif.
1. Il n’a pas été total, puisque l'Église compte par myriades les judéo-chrétiens.
2. Il ne sera pas définitif, puisqu’un jour la nation en masse se convertira.
Erreur coupable des Juifs. — Qu'ils aient eu « du zèle pour Dieu », on ne peut leur refuser ce témoignage; mais c’est un zèle-mal éclairé « qui n’est pas selon la science! ». Ils se sont aheurtés à la pierre d’achoppement, à Jésus-Christ, qui leur offrait le salut par la foi?. Ils comptent uniquement sur l’observation de la Loi, sans réfléchir qu'ils vont ainsi contre la Loi dont le Christ est le but et le termes. Ils veulent conquérir une justice qui leur soit propre, qui les dispense de l'humilité et de la reconnaissance, et ils méconnaissent ainsi la vraie justice dont le caractère essentiel est de confondre l'orgueil#. Enfin ils cherchent leur salut dans le particularisme judaïque, alors « qu’il n’y a plus de différence entre Juifs et Grecs® », comme l'Écriture elle-même l’insinue clairement. Aveugles et malheureux qui s’obstinent dans le sentier abrupt et rocailleux de la Loi, quand le chémin frayé par le Christ est si droit, si large, si aisé. Il ne s'agit pas de monter au ciel pour y trouver un Sauveur, puisque Jésus-Christ s’est fait homme; il n’est pas question de descendre aux abimes, puisque Dieu en a retiré le Christ; il suffit de croire de cœur que Jésus est le Seigneur et de confesser de bouche que Dieu l'a ressuscité des mortsé.
L’objection que cette explication provoque c’est que l'infidélité des Juifs semble ainsi se réduire à une erreur invincible et Partant excusable. S'ils ont fait fausse route pour avoir «ignoré la justice de Dieu” », c’est un malheur, non une faute. Paul ne leur laisse pas le bénéfice de cette ignorance. L'Évangile leur a été prêché; il est impossible qu'ils ne l'aient point entendu, puisqu'il a retenti jusqu'aux extrémités du monde$. Is n'ont pas « obéi à l'Évangile? » : telle est la vraie cause de
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1.102. — 2. 952, — 3, 104, — 4, 103; 9831-82, 9. Rom. 1132, — 6, 105-10, — 7, 108, — 8. 1018. — 9. 101,
leur incrédulité. Ce spectacle, tout affligeant qu'il est, n’a rien de nouveau pour qui connaît l'histoire d'Israël. La dureté de cœur est de tradition chez les Juifs. Isaïe s’en plaignait déjà de son temps : « Seigneur, disait-il, qui a prêté foi à notre message? Tout le jour, j'ai étendu les mains vers un peuple qui refuse de me croire et qui me contredit!. » Bien avant Isaïe, ils avaient mérité les mêmes reproches?. Leur infidélité présente, objet de tant d’étonnement et de scandale, n’est qu'un fait de plus à joindre aux annales de leurs apostasies.
Leur retour encore possible. — Mais la porte de l'Église ne lèur est pas fermée. Paul continue à prier pour eux* : il ne prierait pas s’il savait qu’ils sont rejetés sans retour. Il s'efforce au prix de mille peines d'en gagner quelques-uns au Christ et ses efforts sont souvent couronnés de succès{. C'est l’incrédulité qui les a retranchés de l'olivier franc; mais la foi peut les y greffer de nouveau. Nous avons ici l’exacte contre-partie du chapitre 1x et toute théorie qui néglige un de ces aspects de la question mutile la pensée de l'Apôtre.
La question est reculée sans être encore pleinement résolue. Les Juifs portent la peine de leur endurcissement et la responsabilité de leur réprobation retombe sur eux. La justice et la fidélité de Dieu se trouvent ainsi vengées; mais, puisqu'il tient dans ses mains les cœurs des hommes, n’était-il pas de sa sagesse et de sa bonté de faire de la race élue le noyau de l'Église et d'élargir l’ancienne théocratie au lieu de la transférer?
Tel est le problème que Paul aborde en terminant. Tout d'abord il remarque qu'il est mal posé. « Est-ce que Dieu a rejeté son peuple ? » Cette question appelle une négation énergique. En effet elle contredit une affirmation de l’Ecriture trois fois répétée et le simple rapprochement de « Dieu » et de « son peuple » montre assez l'impossibilité d'un rejet qui serait de la part de Dieu une inconstance, sinon une infidélité. « Non certes, Dieu n’a pas rejeté son peuple, qu'il a connu d’avancef. » L'homme